Bordèu anno 1475

Bordèu anno 1475 projet de restitution 3D de Bordeaux et ses monuments a la fin du moyen âge

01/02/2026

Sainte Croix

31/01/2026
31/01/2026

rue st James et Grosse Cloche

25/01/2026

une courte transition aujourd'hui et hier pour comprendre pourquoi pendant longtemps le cours Victor Hugo etait appelé les fossés.

porte et église s Eloi, hôtel de villeAu cœur de la topographie médiévale bordelaise, l'ensemble monumental constitué pa...
18/01/2026

porte et église s Eloi, hôtel de ville
Au cœur de la topographie médiévale bordelaise, l'ensemble monumental constitué par la porte Saint-Éloi, son église et la maison de la Jurade, forme un isolat institutionnel unique qui matérialise l'exceptionnelle autonomie de la cité sous l'administration anglo-gasconne. Entre les XIIIe et XVe siècles, ce quartier n'est pas qu'un simple point de passage dans la seconde enceinte fortifiée, mais le véritable centre de gravité où se concentrent les fonctions régaliennes déléguées à la bourgeoisie locale. La Grosse Cloche, alors désignée comme le beffroi de la ville, transcende sa fonction défensive originelle pour devenir l'organe de communication majeur de la municipalité ; elle ne se contente pas de rythmer la vie liturgique, elle régit le temps civil, annonçant l'ouverture solennelle des vendanges — moteur vital de l'économie d'exportation vers l'Angleterre — ou sonnant le ban pour convoquer la population face aux périls imminents.

Cette autorité civile trouve son prolongement sacré dans l'église Saint-Éloi, édifice gothique dont la structure même fait corps avec le rempart. Loin d'être un simple sanctuaire de quartier, elle est le théâtre du contrat social liant les élites dirigeantes à leur cité : c'est sur son autel que les Jurats, magistrats dotés de pouvoirs de police et de justice, prêtent chaque année le serment de défendre les « Fors et Coutumes », ces privilèges durement négociés avec le Roi-Duc. À l'ombre de ce beffroi, qui sert également de prison d'État pour les opposants à l'ordre communal, se dresse la Maison Commune. Ce siège de la Jurade, bien distinct du Palais Rohan actuel, centralise les archives et le trésor, symbolisant la puissance d'une ville qui se perçoit presque comme une république urbaine. Le léopard d'or qui surmonte l'édifice rappelle alors la fidélité de Bordeaux à la couronne d'Angleterre, une alliance stratégique qui garantit la prospérité du commerce du vin jusqu'à la rupture définitive de 1453. Ainsi, cet ensemble architectural compact exprime une fusion totale entre défense militaire, régulation économique et légitimité divine, constituant le témoignage le plus éloquent de la souveraineté municipale bordelaise avant son intégration sous l'autorité centralisatrice française

rue st James et porte st Eloi
11/01/2026

rue st James et porte st Eloi

castet de l umbreyraVue sur la tour de « l’Arbalesteyre » mentionnée pour la première fois dans un document daté de 1080...
22/12/2025

castet de l umbreyra
Vue sur la tour de « l’Arbalesteyre » mentionnée pour la première fois dans un document daté de 1080 et le châtelet plus tardif. Ce donjon devait son nom aux arbaletriers qui logeaient à côté.
Ceci est un travail en progrès

Le château du Hâ vue depuis la porte de Caguemule. La petite tour carrée au premier plan apparaît sur le dessin de Herma...
13/11/2025

Le château du Hâ
vue depuis la porte de Caguemule. La petite tour carrée au premier plan apparaît sur le dessin de Herman van der Hem et surveillait probablement une vanne qui alimentait les douves. Le Peugue qui baignait le pied des tours des anglais et des minimes entrait dans la ville par une grille protégée par une des tours de la porte caguemule. Il semblerait que cette grille et les vestiges de cette tour existent toujours dans les voûtes souterraines qui ont recouvert le Peugue au XIX siècle.
Dessin schématique Philippe Dangles qui montre comment le château du Hâ s'est greffé sur l'enceinte du XIV siècle (en noir).
Voir les citadelles des rois de France par Nicolas Faucherre.

Abbatiale Sainte-Croix de BordeauxÉdifiée à la charnière des XIe et XIIe siècles, l’église abbatiale se distingue par sa...
22/10/2025

Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux
Édifiée à la charnière des XIe et XIIe siècles, l’église abbatiale se distingue par sa façade romane saintongeaise, marquée par des voûtes en berceau, des arcs en plein cintre et des chapiteaux historiés. Bâtie en croix latine, elle déploie une nef de 39 mètres à cinq travées, un transept orné de vastes absidioles et une abside polygonale. En 1302, un troisième rempart vient envelopper l’abbaye, désormais intégrée au tissu urbain. Mais les siècles suivants s’assombrissent : les XVe et XVIe siècles sont le théâtre de divisions, de conflits d’intérêts et de négligences qui laissent l’église à l’abandon.

Il faut attendre le XVIIe siècle pour qu’un renouveau s’amorce, porté par les bénédictins érudits de la congrégation de Saint-Maur. Ceux-ci restaurent le sanctuaire, l’enrichissent de chapelles, retables, boiseries, et redonnent vie au tombeau de Saint-Mommolin.

Le XIXe siècle, lui, apporte de nouveaux bouleversements : l’urbanisation croissante contraint à la destruction d’une grande partie des bâtiments conventuels, dont le cloître et les jardins. Sous l’impulsion des architectes Charles Burguet et Paul Abadie, de vastes campagnes de restauration sont entreprises dès les années 1840. Si elles sauvent l’édifice, elles en modifient aussi profondément l’aspect : un second clocher est érigé, les façades se parent d’arcades, de niches et de statues, conférant à cette « ruine » une grandeur recomposée.

LA TOUR DES MINIMES DU CHATEAU DU HAhypothèse de restitution dans son état a la fin du XV siècle basée sur les travaux d...
19/10/2025

LA TOUR DES MINIMES DU CHATEAU DU HA
hypothèse de restitution dans son état a la fin du XV siècle basée sur les travaux de Nicolas Fauchere qui souligne ses similitudes avec la tour d artillerie du château neuf de Bayonne bâtie probablement par le même architecte royal et un dessin de Bayonne en 1624 ou celle ci apparait coiffée d un toit en poivrière surmontant un chemin de ronde crénelé sur machicoulis
La tour des Minimes, aujourd’hui isolée par la disparition des courtines voisines et défigurée par les constructions annexes et les réaffectations successives (poudrière, prison, salle de conférences), a perdu une partie de sa monumentalité originelle. De plan cylindrique, elle mesure 17 mètres de diamètre pour 15 mètres de hauteur, dont 4 mètres enfouis, dissimulant ainsi les ouvertures de tir du niveau inférieur. Construite en moyen appareil calcaire, elle présente un parement marqué par des trous de boulins rebouchés et des boutisses carrées. L’intérieur se compose de deux niveaux voûtés surmontés d’une plateforme couverte reposant sur des piliers. L’accès s’effectue par un escalier en vis situé à l’ouest, débouchant sur un couloir d’entrée qui mène également à une latrine placée sur la fausse-braie occidentale. Deux conduits de latrines superposés desservent chacun des étages.

Le niveau inférieur, de plan hexagonal, servait à l’artillerie : sa voûte à six berceaux croisés repose sur une colonne centrale dont la base est enfouie. Quatre embrasures de tir permettaient de couvrir les courtines attenantes, la courtine urbaine et le chemin de Mérignac, ainsi que la fausse-braie sud. Ces ouvertures, destinées à des armes de petit calibre, ne comportent ni encoches de calage ni évents. Le rez-de-chaussée, à vocation résidentielle, abrite une vaste salle voûtée d’ogives sexpartite renforcée par un pilier carré. On y trouve une cheminée, une fenêtre, trois casemates utilisées comme pièces d’habitation, deux archères-canonnières encore visibles et peut-être un porte-voix reliant les deux étages.

Bien que les deux niveaux soient de dimensions identiques, ils sont décalés d’environ 15°, ce qui laisse penser que la voûte inférieure a été érigée avant les murs du niveau supérieur. Par ses proportions et son organisation combinant fonctions défensives et résidentielles, la tour des Minimes présente de fortes analogies avec la tour du Roi du château Trompette .

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