04/01/2025
HYPERBORÉE
Hyperboréens
Peuple mythique de l'Antiquité vivant au-delà des souffles froids de Borée.
Pour les auteurs de l'Antiquité, l'Hyperborée était loin d'être un pays imaginaire. Depuis les temps anciens, le mythe d'une île paradisiaque du nord et sa capitale, Thulé, ne cessa d'inspirer les poètes et, plusieurs siècles avant notre ère, d'intrépides explorateurs partirent à la conquête des territoires glacés du nord dans l'espoir d'accoster sur les rives du royaume mythique.
Pourtant, à en croire le poète grec Pindare, on ne peut se rendre "ni par terre, ni par mer" au pays des Hyperboréens, à propos duquel le moine Honoré d'Autun écrivait qu'il "se cache à la vue des homme, et est parfois découvert par hasard, mais devient introuvable dès qu'on le cherche"... Et la tradition prétend que nul n'est jamais revenu de l'île Blanche trônant aux confins du monde.
Le pays des Hyperboréens représentait pour les Grecs une sorte de paradis lointain et mal défini, le séjour des Bienheureux.
Les premières mentions des Hyperboréens se trouvent au 8e siècle avant notre ère dans Les Épigones et chez Hésiode. Alcée mentionne les cygnes sacrés qui transportèrent Apollon, après sa naissance, de Délos jusqu’au pays des Hyperboréens.
Hérodote a décrit les Hyperboréens comme étant de grands hommes blonds aux yeux et à la peau tellement claire qu'ils en seraient devenus transparents, ne connaissant ni la maladie, ni la vieillesse, possédant des pouvoirs aussi surhumains que leur dieu, Apollon.
Ils vouaient à ce dieu un culte fervent, et la mythologie nous apprend qu'Apollon venaient régulièrement en Hyperborée. Tous les hivers selon certaines versions, tous les 19 ans pour d'autres. Sa mère, Léto, fille du Titan Céos et de la titanide Phébée, serait née en Hyperborée, selon Diodore de Sicile.
"Ceux qui ont écrit sur les anciens mythes racontent que dans les régions situées au-delà des Celtes, il y a dans l'Océan une île au moins aussi grande que la Sicile. Cette île est située au nord et habitée par les Hyperboréens, ainsi nommés parce qu'ils vivent au-delà de l'endroit d'où souffle le vent du nord ; l'île est à la fois fertile et productrice de toute sorte de cultures, et, comme elle jouit d'un climat exceptionnellement tempéré, elle produit deux récoltes par an"
- Diodore de Sicile, Bibliotheca historica, Livre II, chapitre 47