07/11/2025
[SAVEURS D’AUTOMNE] Ce week-end, Bouillon renoue avec un événement festif parmi les plus conviviaux de l’année, la Fête de la chasse. Au musée, on la célèbre avec une oeuvre d’Angélina Drumaux, qui peut étonner. Elle qui s’est hissée parmi les plus talentueuse portraitiste de fleurs de son époque, elle s’est aussi intéressée à ce genre, tout en restant mineur. A ce jour, il semblerait que quelques natures mortes seulement soient répertoriées. D’ambition modeste, ce tableau rappelle néanmoins les mises en scène si caractéristiques de sa production florale. La grande nappe bleue à carreaux que Drumaux utilise à l’avant-plan, le plat en étain sur lequel repose le gibier à plumes suggérées par une touche rapide dans une gamme chromatique des plus réalistes, les éléments sculptés esquissés du mobilier en fond dressent le décor intime et simple d’un retour de chasse, ôtant tout goût pour le pittoresque, se rapprochant au contraire de l’essentiel.
Illustration
Angélina Drumaux (1881-1959)| Nature morte au faisan | Huile sur toile | Première moitié XXe siècle | Collection particulière