05/08/2026
Ce 31 juillet, le Studio 84 Art et Culture[s] a définitivement fermé ses portes. Ce fut avant tout un rêve, puis un projet et enfin une réalité où j’ai glané expo après expo un plaisir incommensurable.
5 années, 28 expositions, plus de 50 plasticiens, auteurs, graphistes, artistes des arts de la parole créateurs de la matière et designers ont habité nos cimaises et illuminé nos vitrines.
Cet ensemble représente des pans de vie rares et singuliers qui nourriront encore longtemps ma curiosité et ma soif de beauté.
Bien entendu, seul je n’aurais jamais pu réaliser ce chantier sans cesse en mouvance… Je tiens à remercier particulièrement mon cher Éric pour son aide graphique, logistique, visuelle et pointue, sans oublier mon ami Yves qui m’a permis de prolonger cette expérience fabuleuse.
Ensuite, derrière cette magie sans cesse renouvelée, il y avait surtout des femmes et des hommes sans lesquels rien n'aurait été possible : nos Didier(s), Salva, Miguel, Béa, Jean-Louis, Béatrice, Simon, Dominique, Stephen, Fabian, Gaby (celleux que j’oublie) et nos Artistes.
Je vous remercie toutes et tous autant que vous êtes pour votre aide, votre investissement, votre soutien ou vos choix d’œuvres. J’ai tenté d’être inclusif, ouvert à la diversité, empathique, on l’a souvent souligné (sauf par ceux qui eut été habilités à le faire) … Ce fut grâce à vous tous et je vous adresse toute ma gratitude.
Plusieurs motifs nous ont amenés à opérer cette fermeture : le contexte, la mobilité urbaine, la politique culturelle qui s’effiloche pour ne devenir dans bien des cas qu’une peau de chagrin, une gestion du quartier devenue parfois partisane et peu favorable aux initiatives liées à la différence.
Comme dans toute aventure humaine, il y eut aussi des déceptions. Des collaborations malheureuses, une associée perverse, des promesses non tenues, des jalousies, des artistes sans scrupule, quelques égos démesurés et certains responsables locaux dont les engagements se sont envolés sitôt les portes refermées, parfois même des persiflages, des mensonges et de la haine. Ces blessures existent. Elles font partie de l'histoire. Pourtant, elles ne terniront jamais les souvenirs lumineux que je garderai de cette aventure.
À tous ces visages peu reluisants, je ne tire pas mon chapeau. Je préfère le fleurir des souvenirs lumineux que je conserverai intacts de ces cinq années de bonheur, de rencontres et de création.
Le Studio 84 ferme ses portes.
Les souvenirs, eux, resteront grands ouverts.
Merci à toutes et à tous.
Stéphane.
P.S. : Pour les lecteurs du Prix International du Roman Gay, la sélection 2026 a été accueillie par la bibliothèque des Riches Claires où j’assure désormais une permanence.