01/06/2026
FLORINE MAITRE
La courbe du martin-pêcheur, Sirops à l’eau, 2024
Initié en 2024, le projet La courbe du martin-pêcheur s’est construit en trois temps. Il a pris forme au sein d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes en France où j’ai occupé pendant quatre ans un poste temporaire d’agent de service hospitalier. Au cours des dernières années, j’ai ressenti la nécessité d’investir d’une autre manière mon lieu de travail, afin d’y déjouer les gestes et les actions qui m’étaient devenus trop automatiques. En introduisant une mécanique ludique au sein de cet établissement de soins, j’ai tenté de court-circuiter temporairement les consignes et protocoles qui y ont cours habituellement.
Cela a commencé par un atelier de création de talkies-walkies à partir de boîtes de conserve avec la participation des résident·e·s. Puis je me suis mise à détourner l’usage des objets que je manipulais quotidiennement pour composer des sculptures éphémères que je photographiais ensuite in situ. Enfin, j’ai proposé à mes collègues de s’amuser à des jeux de contorsion et d’équilibre avec le matériel paramédical, prenant ainsi à contre-pied les bonnes postures recommandées en milieu hospitalier.
Hâtez-vous lentement !
Photography graduates from the Royal Academy of Fine Arts Brussels
04.06 – 28.06.26
With Éloïse Brunet, Lorraine Chassain, Francesca Comune, Aleksandra Czepinska, Mona Jennepin, Florine Maitre, Virgilio Martini, and Quentin Massot.