18/05/2026
VENICE NOTES #1
what stayed with me
Au Pavillon belge de la Biennale de Venise, Miet Warlop transforme les mots en matière physique : portés, criés, déplacés, brisés. Des centaines de plaques de plâtre circulent dans une performance intense, chaotique et hypnotique.
Guy Duplat écrit très justement que ces performeurs deviennent le miroir de nos vies aujourd’hui : des cerveaux saturés, bousculés, à la recherche de sens, d’espoir et d’une véritable connexion humaine dans un monde qui ne s’arrête jamais.
J’ai été profondément touchée par cette œuvre parce qu’elle parle de notre époque où les mots semblent parfois perdre leur poids, leur vérité, leur humanité. Des mots vidés de leur sens, manipulés, récupérés jusqu’à devenir presque mécaniques.
Et pourtant, malgré le chaos, quelque chose résiste encore : le besoin humain de lien, de présence, de consolation et de beauté.
Peut-être que l’art sert aussi à cela aujourd’hui : redonner une âme et du sens aux mots, aux choses et aux êtres humains, dans un monde toujours plus uniforme, mécanique et virtuel.
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At the Belgian Pavilion of the Venice Biennale, Miet Warlop turns words into physical matter: carried, shouted, dragged and broken. Hundreds of plaster plaques circulate through an intense, chaotic and hypnotic performance.
As Guy Duplat beautifully wrote, the performers become a mirror of our lives today: overwhelmed minds searching for meaning, hope and genuine human connection in a world that never stops moving.
I was deeply moved by this work because it speaks about our time in which words themselves sometimes seem to lose their weight, their truth and their humanity. Words emptied of meaning until they become almost mechanical.
And yet, despite the chaos, something still resists: our human need for connection, presence, consolation and beauty.
Maybe this is also what art can do today: give soul and meaning back to words, things and human beings in a world becoming increasingly uniform, mechanical and virtual.