04/09/2026
Souvenons-nous, Charleroi, le 4 septembre 1944 …
Le débarquement ayant eu lieu le 6 juin 1944 en Normandie, les troupes américaines ne sont arrivées dans nos régions qu’au début septembre.
Mons a été libérée le 2 septembre en même temps que Tournai, tandis que Fontaine-l’Evêque, Charleroi et Namur ont étés libérés le 4 septembre.
Le 3 à la tombée du jour, Bruxelles était libérée par les Welsh Guards dans laquelle est incorporée la Brigade Piron et les autoblindées de la Household Cavalry tandis qu’Anvers sera libérée par la 11th Armoured Division le 4 septembre. Ces divisions quittèrent la ville d’Amiens le 31 août à 6h00 du matin et étaient commandées par le lieutenant général Brian Horrochs de l’armée britannique de Dempsey.
Dans la matinée du 4 septembre, la rumeur circulait à Fontaine-l’Evêque que les Américains arrivaient d’Anderlues, c’est alors que l’on arbora des drapeaux alliés aux fenêtres de l’Hôtel de ville.
Notre ville fut donc libérée le 4 septembre dans le début de l’après-midi par la 3e Division Blindées US commandée par le général Rose faisant partie du VII corps de la 1ère Armée US qui se composait des 2e et 3e Divisions Blindées ainsi que les 1ère, 4e, 9e et 30e Divisions d’infanterie.
Depuis le 3 septembre, le VIIe corps occupait un front de 35 km environ, allant de Mons au sud de Charleroi. Durant les premiers jours de septembre 1944, la route de Mons à Charleroi vit passer des milliers de soldats allemands en débandade, essayant de regagner l’Allemagne le plus vite possible et par tous les moyens. Le 4 septembre en début d’après-midi, une colonne de chars américains venant de Binche, descendit la côte du berger en se dirigeant vers Marchienne et Charleroi.
Toute la population se pressait le long de la route de Mons pour applaudir et embrasser les soldats américains qui lançaient dans la foule différents présents disparus ou inconnus tels que : chocolats, chewing-gum, ci******es Camel et Chesterfield … Des grappes humaines, juchées sur les blindés, accompagnaient les libérateurs sur des kilomètres, l’atmosphère de cette journée était indescriptible.