20/05/2026
REMEMBER : 20 mai 1940, le combat de BEAUQUESNE, en FRANCE
Depuis leur départ le 10 mai de la caserne TRESIGNIES à Charleroi, la compagnie mixte CRI (de Renfort et d'Instruction des Cyclistes-frontière), a eu pour missions principales la défense de certains secteurs et la couverture d'unités amies. Les ordres se succédant suite à la progression rapide de l'ennemi, ils se retrouvent en France, à l'entrée du village de BEAUQUESNE en ce 20 mai. Il faut savoir que cette unité, qui recrute et forme les jeunes CyFr avant leur envoi en unité active, est composée de recrues à peine formées, dont les plus anciens ont sept mois de service !
Ces recrues, bien qu'inexpérimentées, sauront faire honneur à leur unité, à leur pays, à leur devise. Après avoir été informés de l'arrivée d'une colonne Allemande dans leur secteur, ces jeunes hommes se placèrent en défensive dans le village. Fusils modèle 36 et 2 ou 3 FM tout au plus, sans aucune arme antichar, sans soutien d'artillerie, seuls et avec de faibles moyens, ils font face. Au passage des side-cars de reconnaissance, ils ouvrent le feu sur ceux-ci, ainsi que sur les premiers blindés de la colonne, tuant ainsi les motocyclistes, et les servants de tourelle. L'effet de surprise passé, les Allemands se ressaisissent, s'en suivra un carnage pour nos jeunes CyFr, qui n'auront d'autre option que de se rendre au bout de quelques minutes (ils se sont rendus sur ordre du gradé, non pas d'initiative !), après s'être faits encerclés par les blindés lourdement armés, qui tiraient à obus explosifs et à la mitrailleuse. Pour les survivants, ce sera l'exil pour cinq ans.
Pour leur bravoure, cette compagnie recevra la croix de guerre Française avec palme !
Depuis 1983 jusqu’en 2003, un pèlerinage à BEAUQUESNE (Somme, France) était organisé pour commémorer le combat anti char d’un peloton de recrues de la Cie d’Instruction et de Renfort afin de se souvenir des 14 Cyclistes-frontière tués au combat le 20 mai. Avec l'attribution de la Croix de Guerre française avec palmes, cinq unités belges seulement ont mérités cette citation du gouvernement français, entre autre les Commandos et les Chasseurs Ardennais…