Louviérois morts pour la Patrie.

Louviérois morts pour la Patrie. Cette page est dédiée aux personnes de l'actuelle entité louvièroise tombées pour la Liberté.

Coucou 👋,Hier, j'ai reçu un petit message privé. Il s'agissait d'une personne faisant son arbre généalogique, m'annonçan...
09/08/2026

Coucou 👋,

Hier, j'ai reçu un petit message privé. Il s'agissait d'une personne faisant son arbre généalogique, m'annonçant que l'un de ses grands-oncles est ÉMILE REGHEM.

Toujours prêt à aider, je lui ai transmis mes sources reprises ci-dessous et signalé qu'elle avait fait une erreur avec la photo d'illustration. Il ne s'agissait pas d'Émile.en contre partie, j'avais fait une partie de la généalogie de Jules, mais je ne connaissais pas certains éléments. Par exemple, qu'il était issu d'une fratrie de 11 enfants ; je ne connaissais pas non plus sa date de mariage ni le prénom de son enfant. Je me permets donc d'utiliser ces données, dont la source est citée plus bas. Je remercie Carine pour son partage.

C'est la preuve que le partage de connaissances est important pour avancer en histoire ou en généalogie.

➡️🚩et là, j'insiste sur le fait qu'il est important de citer vos sources. Non seulement pour prouver ce que vous avancez, mais aussi et surtout pour remercier la personne qui, derrière, a peut-être fait un boulot énorme.

Je prends mon exemple : rien que pour rédiger la biographie d'Émile, je me suis rendu au dépôt d'archives de La Défense ( Evere) , dans lequel j'ai passé plusieurs journées. J'ai été jusqu'à Westvleteren (Flandre-Occidentale) pour retrouver sa tombe, j'ai parcouru les archives en ligne de l'État et de la Croix-Rouge, mis à jour mes fichiers, je me suis rendu sur les monuments d'Houdeng et de Trivières, et j'ai consulté deux fois les archives de la Ville et du CPAS de La Louvière.

Cela représente beaucoup de recherches et d'échanges de mails. Ce n'est pas mon métier, je suis un simple passionné. C'est la même chose pour cette dame. Elle a probablement beaucoup travailler pour rechercher ce qu'elle publie ! Bravo !

Bref, derrière quelques lignes rédigées sur Facebook, il y a bien souvent un travail profond et sérieux, une propriété intellectuelle que nous devons toujours respecter, .

✅️ Revenons-en au sujet : Émile.

Le 21 août 1890, à 16 heures, Victor Duby, un homme de 32 ans, marchand-colporteur domicilié à Trivières, déclare qu’il est le père d’un enfant de sexe masculin qu’il prénomme Émile Auguste, et dont la mère est Joséphine Bodson, une demoiselle de 19 ans native de Nimy. Mais onze mois plus t**d, le 20 juillet 1891, l’enfant est légitimé par Camille Réghem qui, ce jour-là, épouse la mère de l’enfant en la commune d’Houdeng-Aimeries.

Qui est réellement le père de cet enfant ? Le déclarant ou l’époux de sa mère ? Difficile de se prononcer plus de 130 ans plus t**d !

Officiellement, le père est Camille, un houilleur né à Masnuy-Saint-Jean le 29 janvier 1861 et habitant Houdeng-Aimeries. Cet homme, en plus de reconnaître Émile, reconnaît sa sœur, née le 1ᵉʳ décembre 1888 sous le nom d'Élise-Philippine Bodson. Finalement, on compte onze enfants dans la fraterie.

Émile est appelé au service de la milice avec la classe 1910. Il est affecté comme soldat de 2ᵉ classe au 3ᵉ régiment de ligne, sous le matricule 103/55344.

Rendu à la vie civile après 18 mois de service, il épouse, le 6 decembre 1913, Mélanie Requière dite « Jeanne », avec qui il va vivre au n°27 de la rue du Marais à Houdeng-Aimeries. De leur union naît un garçon Stephen Jules Émile.

Il revient sous les armes le 1ᵉʳ août 1914, au sein de la 1ᵉʳᵉ compagnie du 1ᵉʳ bataillon. On ne connaît pas exactement le parcours d'Émile, mais il survit aux terribles combats sur l'Yser auxquels il prend part.

Le 1ᵉʳ mars 1915, Émile est muté vers la 1ᵉʳᵉ compagnie du 5ᵉ bataillon.Le 28 octobre 1915, Émile se trouve sur le front dans le secteur de Steenstraete/Zuidschote quand les Allemands commencent à bombarder les lignes belges.

Il est 00 h 30 quand Émile est touché par des éclats d'obus ou de shrapnel dans la région du cœur et dans la partie supérieure du dos. Il expire à son poste de combat.Le jour même, sa dépouille est inhumée au lieu-dit Molenhoek de Reninghe. Bien des années plus t**d, il est transféré dans le cimetière militaire de Westvleteren, où il repose toujours.

Aujourd'hui, on retrouve le nom d'Émile Réghem sur le monument aux morts de Houdeng-Aimeries, mais également à Trivières. Émile n'a jamais habité Trivières, mais sa v***e s'est installée rue de l'Atelier en 1921.

Décorations ;

Chevalier de l'ordre de Léopold II et Croix de guerre ( A.R. 4586 du 20 avril 1917).
Croix de l'Yser ( A.R. 6511 du 3 janvier 1920)
Médaille de la Victoire et Commémorative de la guerre 1914-1918 ( 11 juin 1930)
1 chevron de front.

Sources ; Archives de l'État en Belgique.
Dossier militaire personnel 3278732 consulté aux Archives de La Défense, Evere le 20 août 2020.
Échanges avec Madame Carine K et son arbre généalogique geneanet " Kestelootcarin"

Bonjour, 👋Ce matin, je me rendais pour la énième fois au cimetière de La Louvière. Mon but était de prendre les mesures ...
08/08/2026

Bonjour, 👋

Ce matin, je me rendais pour la énième fois au cimetière de La Louvière. Mon but était de prendre les mesures des tombes anonymes pour créer des plaquettes nominatives.

J'ai remarqué que la plaque ornant la tombe d'un Déporté était fortement endommagée... J'ai tenté une restauration. 🦺Ce n'est pas parfait, mais c'est mieux que rien.

Je suis également passé sur la tombe de LOUIS GUNST, résistant de 1940-1945 tombé à la « Rengaine » le 4 septembre 1944.

Il y a quatre ans, j'ai identifié son lieu d'inhumation alors en désuétude, ceci grâce à la collaboration de Monsieur A. L.-X. du service de l'État Civil (merci à lui !). J'ai créé une plaque en aluminium qui tient toujours et l'identifie clairement !

Ensuite, un petit passage par les tués des bombardements Alliés d'août 1944, où j'ai recollé 2 plaquettes.

🔜 Restez connecté ! 📣 Prochainement je vous explique une anecdote sur notre cimetière. La presence de "9 soldats russes". En réalité, ce n'est pas tout à fait vrai. Il y a un mystère derrière ces 9 sépultures ! J'ai mené l'enquête et vous raconte cela (partiellement) prochainement. 🧐

Nicolas

Bonjour,Aujourd'hui, je suis assez fier de mes recherches que je compte bien partager avec vous tous. Elles concernent n...
06/08/2026

Bonjour,

Aujourd'hui, je suis assez fier de mes recherches que je compte bien partager avec vous tous. Elles concernent nos "Déportés morts en exil" pour la commune de LA Ville de La Louvière. J'ai rédigé cet article grâce à la consultation d'archives aux Les Archives de la Ville et du CPAS de La Louvière en date du 22 novembre 2022 fonds : "La Louvière exhumations et rapatriement des déportés". mes analyses de terrain m'ont également aidé dans l'écriture de cet article.

Bonne longue lecture :)

Le 2 avril 1923, au cimetière de La Louvière, dans les fosses n° 124, 125, 126 et 127 de l’année, sont portés en terre les corps de trois déportés pour le travail obligatoire en Allemagne et d’un militaire.
Il s’agit respectivement de Victor Druine (34 ans), Thomas Degraeve (43 ans), Hubert Breysens (36 ans) et du soldat volontaire de guerre Henri Sprunck, recensé comme le plus jeune militaire des 263 Louviérois morts pour la Patrie. À l’heure de sa mort, il avait 18 ans, 8 mois et 12 jours.

Pour une fois, je ne parlerai pas de militaires, mais de ces déportés « morts en exil ». Ces hommes ont tous été déportés le 17 novembre 1916. Envoyés en Allemagne pour combler le manque de main-d’œuvre dans les industries allemandes, beaucoup refusèrent de travailler mais y furent alors forcés. Subissant de mauvais traitements, tels que des privations de nourriture et de soins, les déportés devaient également endurer des conditions de détention difficiles. Bien souvent, les camps n’étaient pas prêts à accueillir autant d’hommes. Sans surprise, il s’ensuivit des épidémies qui firent des ravages parmi eux.

Aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire du rapatriement et de l’inhumation des corps de nos déportés.

Le mercredi 18 août 1926, à 8 heures du matin, 19 dépouilles mortelles arrivent en gare de La Louvière.

Il s'agit de : Victor Barbier, Henri Hendrickx, Léon Mahieu, Fernand Procureur, Hector Denis, Jules Lebacq, Jean-Baptiste Dubois, Augustin Breynaert, Léopold Lançon, Georges Delmotte, Adolphe Rousseau, Marius Dupaix, Liévin Drugmand, Adrien Mortlet, Louis Ramu, Arthur Liard, Louis Moreau, Gustave Druart et Octave Benoit.
À son entrée en gare, le train est accueilli par les policiers louviérois. Les cercueils sont placés dans le hall de la gare, décoré pour l’occasion.

Le samedi 21 août, les drapeaux en berne garnissent les maisons et les rues qu’empruntera le cortège. Les trams s’arrêtent sur le parcours qui démarre de la gare à 15 heures 30.
Ce cortège se compose de 21 parties qui défilent dans l’ordre suivant : l'en-tête, les couronnes et les gerbes, suivis de la gendarmerie à cheval, des corps de police, des enfants des écoles, des sociétés de jeunesse et de l’association des commerçants. Viennent ensuite l’Harmonie libérale, la fanfare « Le Héveil », les délégations politiques, l’association des invalides, l’association des combattants français, l’association des combattants belges, une délégation des fanfares de Bouvy, l’association des ex-sous-officiers de l’Armée, l’association patriotique des anciens militaires du Centre et l’association des décorés. Ils sont suivis par l’Harmonie ouvrière, l’Harmonie du Hocquet, les délégations étrangères des sociétés de déportés, l’association des déportés louviérois et le conseil communal. Enfin, les chars funèbres transportant nos héros ferment la marche, suivis par les familles des victimes et le public.
En fin d’après-midi, nos héros sont inhumés dans le cimetière de la rue de la Flache.

Le 7 janvier 1927, un télégramme parvient à l’administration communale de La Louvière. Il est envoyé par le Service des sépultures militaires : « Vendredi 7 janvier 9 h 50 arrivera gare de La Louvière dépouilles mortelles déportés Mairesse Joseph, Stavaux Édouard, Van Den Eycken Léon, Gobier Louis, Bogaert Théophile morts en Allemagne. Prière prévenir familles ». Le wagon n° 202996 entre en gare de La Louvière à l’heure précise.

À son bord se trouvent les cinq corps en provenance de Bourg-Léopold.

Les dépouilles arrivent enfermées dans un cercueil en zinc, lui-même doublé d’un cercueil en chêne.

Parmi elles, figure celle de Joseph Mairesse, décédé à Hanau à l'âge de 49 ans. D'abord inhumé dans la tombe numéro 23 de la rangée 15 du cimetière allemand, son corps en a été exhumé le 27 novembre 1926 pour être placé dans le cercueil F.308.
S'y trouve également Louis Gobier, décédé à Remagen à l’âge de 42 ans. Enterré à l'origine dans la tombe n° 459 de ce même cimetière, il a été exhumé le 2 décembre 1926 et placé dans le cercueil F.313.

La dépouille d’Édouard Stavaux est exhumée de la tombe numéro 8 (section 36) du cimetière de Melaten à Cologne, le 2 décembre 1926. Âgé de tout juste 18 ans, il est l’un des plus jeunes hommes inhumés dans le carré d’honneur du cimetière de La Louvière. Il repose dans le cercueil F.314.

Le même jour, le 2 décembre 1926, Théophile Bogaert est exhumé du cimetière de Horchheim/Ehrenbreitstein. Il était âgé de 41 ans et a été placé dans le cercueil F.312.

Enfin, le corps de Léon Van Den Eycken occupe le cercueil F.311. Contrairement à Édouard Stavaux, Léon est le doyen de ce groupe, mort à l’âge de 52 ans. Décédé à Remagen, il a été exhumé de la tombe 124 le 2 décembre 1926.

Le dimanche 9 janvier 1927, les funérailles de ces cinq déportés sont célébrées en grande pompe. L’association des déportés a convié les écoles de la commune à participer à l’événement, à l'instar de ce qui avait été fait le 21 août précédent.

Le cortège se forme vers 9 heures et demie, rue de la Station. L’ordre du cortège est bien déterminé. La gendarmerie ouvre la marche, suivie de la police locale, des écoles, puis des groupes de jeunesse, des mutualités et des syndicats. Suivent ensuite les associations de décorés (ex-sous-officiers et anciens militaires), elles-mêmes suivies des groupes de combattants et invalides de guerre, puis des déportés étrangers. En huitième position arrivent les groupes de déportés louviérois. Puis vient le clergé, précédant le char funèbre. Ce char est suivi du conseil communal. Viennent en queue de cet impressionnant cortège les familles des victimes.
À 10 heures et demie, rue de la Station, on procède à la levée des corps. Le cortège remonte vers la rue Sylvain-Guyaux, tourne à gauche dans la rue du Commerce (aujourd’hui rue Albert-Ier). Il se dirige vers l’église Saint-Joseph, au centre de la ville. Le règlement diocésain veut que l’on ne procède pas aux funérailles religieuses le dimanche, mais le diocèse fait une exception et autorise les funérailles « en faveur des militaires et déportés rapatriés ». Ainsi, vers 11 h 15, le cortège arrive en face de l’église où, sur le parvis, attendent un prêtre et des enfants de chœur. S'ensuit une courte cérémonie. Le pieux cortège reprend la route du cimetière, accompagné par la délégation religieuse. Il passe rue Neuve, rue du Moulin, et arrive enfin rue de la Flache. Là, se forme une haie d’honneur par l’ensemble des participants.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Sur les 26 déportés inhumés dans les années 1920, seuls 23 reposent toujours dans ce carré. Octave Benoit (26 ans), Georges Delmotte (18 ans) et Arthur Liard n’ont trouvé leur repos éternel respectivement que le 9 octobre 1926, le 28 février 1928 et le 10 février 1928 (date à confirmer), lorsqu’ils ont été exhumés pour être placés dans leur caveau familial.

D’après mes analyses d’archives et de terrain, je peux conclure aussi que la tombe LL10C0037, où a été enterré Georges Delmotte, existe toujours mais est aujourd’hui vide. De plus, la tombe LL10C0026, qui accueille aujourd’hui le célèbre résistant Paul Brancard, était à l’origine la fosse d’Arthur Liard. Enfin, la fosse LL10C0029 qui contient le corps de Théophile Bogaert était à l’origine la fosse d’Octave Benoit.

prochaine mission : Vu que sur l'ensemble des tombes 16 sont "inconnues", il me restera à officiellement sortir ces "inconnus" de l'anonymat... je promets que cela sera chose faite avant octobre 2026.

Merci de m'avoir lu : Nicolas Messori

En illustration photos personnelles, les portraits du jeune LOUIS MOREAU et du doyen de notre corpus VAN DEN EYCKEN LEON.

Aussi que 2 tombes "anonymes" qui sont en realité celles de GUSTAVE DRUART et de Théophile Bogaert.

En ce jour anniversaire de l'invasion allemande de 1914, j'ai consacré quelques heures à nos Louviérois  mais une fois n...
04/08/2026

En ce jour anniversaire de l'invasion allemande de 1914, j'ai consacré quelques heures à nos Louviérois mais une fois n'est pas coutumes, aux civils morts en déportation.

Plus particulièrement à ceux qui reposent presque anonymement dans le cimetière de notre ville.

Afin de commencer à faire des plaquettes nominatives, que j'apposerai sur les tombes, j'ai créé de nouveaux fichiers reprenant leurs informations personnelles.

J'ai recoupé les données de différents dépôts d'archives et données disponibles en ligne: je me suis basé sur :

▶️Mes archives personnelles provenant principalement du MRA et des archives de la Ville et du CPAS de La Louviere.

➡️ mes archives photographique de terrain : cimetiere et monuments.

➡️de la base de données des dossiers militaires personnels du MRA.

➡️ Archives de l'État en Belgique SPF Sécurité sociale : Direction générale Victimes de la Guerre (Dossiers des Victimes civiles 14-18) Code de l'inventaire : F 1920. Cote pour laquelle j irai peut-être en salle de lecture.

➡️Consulté les archives du CICR.

Ce sont déjà des heures de travail sérieux. Il n'est pas évident d'avoir une basée de données à 100% fiables. Les archives manquent, se contredisent, sont illisibles... Je veux bétonner un maximum mes informations pour ne pas commettre d'erreur le "Jour-J".

Je veux rendre la dignité à ces martyrs qui le méritent vraiment.

À très vite,

Nicolas

01/08/2026

Terminé ✅️
🔜 explication de mon nouveau projet.

Ce Projet est à l'arrêt depuis 2022. Je suis parvenu à remettre un nom sur chaque tombe grâce aux archives de la ville de la Louvière et en consultant un registre d'inhumation des années 30.

✅️La première étape de mon travail est remplie.

✅️La deuxième également. Elle consistait mà transmettre le résultat de mes travaux à l'Etat Civil dont les données étaient manquantes. C'est chose faites depuis longtemps. Grâce à cela peut-être qu'un historien/ généalogiste/famillier retrouvera la trace de quelqu'-un.

🚫À l'époque, j'ai demandé pour des plaquettes nominatives mais cela m'a été refusé. Car oui, théoriquement, je n'ai pas le droit de toucher à ces tombes qui appartiennent à la Ville... Je comprends, sinon nous pourrions voir n'importe quoi fleurir sur ces monuments.

Je vais relancer le projet, à mon aise, et voir où cela nous mène.

Bon week-end.

Nicolas

01/08/2026

Réhabilitation de la tombe de Jules Lourette. Ce brave tombé à Wavre-Sainte-Catherine en septembre/octobre 1914.

01/08/2026

Bonjour à tous,

Ce matin, levé de bonne heure et direction le cimetière de la Louvière. Où, il y a quelques semaines, j'ai constaté que la tombe de Jules Lourette avait été endommagée par le temps.

Aujourd'hui, j'ai pris un peu de mon précieux temps libre pour lui redonner quelques couleurs.

J'ai consacré un article à Jules que vous retrouverez via ce lien :
https://www.facebook.com/share/p/19FcQkNjRm/

Nico

Bonjour chers lecteurs,Aujourd'hui, je reçois un message de mon camarade Achille V. très actif dans notre histoire local...
30/07/2026

Bonjour chers lecteurs,

Aujourd'hui, je reçois un message de mon camarade Achille V. très actif dans notre histoire locale via le Cercle d'Histoire Henri Guillemin - Haine-Saint-Pierre dont il est le Président. Cerle qui m'a beaucoup aidé dans mes recherches.

Il me signale qu'il a un projet (que je garde secret). Dans ce projet, il va probablement retrouver la trace d'un de nos Héros il s'agit de GASTON HECTOR AUVERLAU.

Achille m'a donné l'envie de publier et voici l'histoire de notre sujet.

Gaston Hector Auverlau, fils de Désiré Joseph, un houiller, et de Flore Isabelle Dainville, naît à Strépy-Bracquegnies le 26 juin 1896. Venant d’une famille modeste, Gaston se destine à une carrière militaire. Censé entrer sous les drapeaux à l’âge de 20 ans, il devance son service en s’engageant à Charleroi, le 9 septembre 1912, comme volontaire de carrière, et ce, pour une durée de deux ans. Notre volontaire est étudiant, mesure 1,675 mètre et vit rue de Mons dans sa commune de naissance. Gaston est affecté au 1er Régiment de chasseurs à pied, 1er bataillon, 1re compagnie, sous le numéro de matricule 125/26726.

Au cours de son service, il est promu caporal le 24 janvier 1913 et, enfin, sergent le 25 juin 1914.

Lors de la déclaration de guerre, Gaston est dans son affectation d’origine. Parti de sa caserne de Charleroi, le régiment, faisant partie de la 3e D.A., a pris position autour de Liège.

La nuit du 6 au 7 août 1914, Gaston mène sa section dans un bois du Sart-Tilman, où il s'engage dans un corps à corps avec une compagnie allemande. Légèrement blessé, le sergent parvient à ramener une partie de ses hommes dans les tranchées belges. Il refuse d’être évacué. Le lendemain, il fait face à un assaut allemand de la 43e brigade. L’assaillant est repoussé, mais Gaston est grièvement blessé. Emmené à l’ambulance-hôpital militaire des Rivageois, la nature de sa blessure est notée ainsi : « Plaie tête et bras » par des « projectiles ». En réalité, il est touché à la tête par une b***e de fusil sous la région temporale droite et par une autre dans l’humérus droit. Son pronostic vital est engagé ; les médecins prennent la décision de le trépaner. Le chasseur à pied survit à ses blessures, mais n’est plus apte au service et est réformé le 27 septembre de la même année.

Bien qu’il ne soit plus une menace pour l’envahisseur, Gaston est arrêté par les Allemands et envoyé en camp de prisonniers. Les archives concernant sa capture ne sont pas claires. Les sources se contredisent : certaines affirment qu’il fut démobilisé et retourna à son domicile de Strépy-Bracquegnies, où les Allemands l'arrêtèrent en décembre 1914. D’autres affirment qu’il fut capturé à Liège durant sa convalescence.

Quoi qu’il en soit, on retrouve sa trace au lazaret de Soltau le 11 novembre 1914. Inutile pour l’occupant et inapte à reprendre les armes, Gaston est finalement remis aux Alliés par les autorités allemandes. Le soldat est évacué vers la Suisse le 26 mai 1916. Son état est préoccupant : « grand blessé de catégorie A. 1° B***e de fusil sous la région temporale droite, hémiplégie gauche, céphalalgie. Trépanation à Lucerne en octobre 1916 – améliorations. 2° Fracture compliquée de l’humérus droit par b***e de fusil – guéri ». Il souffre également de pertes de mémoire ; par exemple, il ne se souvient plus des noms de ses chefs directs.

Pris en charge par l'armée belge le 25 septembre 1917, Gaston est dirigé le 27 du même mois vers le IVe arrondissement de Paris, rue d’Arcole, où il poursuit sa convalescence à l’hôpital militaire du Roi Albert.

Le 6 février 1918, il est décoré sur son lit d’hôpital de la croix de chevalier de l’ordre de Léopold II et de la croix de guerre.

Gaston n’est malheureusement pas sorti d’affaire. Ce jeune héros, gravement blessé à la tête, en garde de lourdes séquelles et doit passer plusieurs fois sur la table d’opération. Le 17 février 1918, il subit une nouvelle trépanation, mais l’opération se passe mal : à 21 h 00, il s’éteint des suites de ses blessures de guerre, son dossier indique :" fracture du crâne – épilepsie jacksonienne"). Quatre jours plus t**d, son corps est inhumé à l'emplacement suivant : 15e division, 19e ligne, n° 5 du cimetière de Vaugirard. Sa dépouille ne trouve le repos éternel que le 30 septembre 1923 (ou 1927), lorsqu'il est définitivement inhumé dans la crypte des soldats belges du cimetière du Père-Lachaise.

Décorations :

Croix de chevalier de l’ordre de Léopold II et croix de guerre (A.R. n° 4884 du 1er février 1918).
________________________________________

Source :
Dossier militaire personnel n° 385402, Auverlau Gaston Hector ; la Défense octobre 2021.

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