Musée d'Horlogerie de Longueville

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Musée d'Horlogerie de Longueville ASBL "Les Amis du Musée d'Horlogerie de Longueville (Chaumont-Gistoux)"
Membre de l'ASBL "Musées et Société en Wallonie"

📌 Quand l'horlogerie fait voguer les navires.▪ Au XIXe siècle, comme nous l’avons évoqué dans une publication précédente...
19/09/2026

📌 Quand l'horlogerie fait voguer les navires.

▪ Au XIXe siècle, comme nous l’avons évoqué dans une publication précédente, l’horlogerie voit se développer des pendules d’un genre particulier, dans lesquelles la maîtrise du mouvement se conjugue à une véritable recherche de curiosité mécanique.

▪ C’est notamment le cas de cette pendule réalisée en 1838, sous le règne de Louis-Philippe, que le Musée d’Horlogerie de Longueville vous invite à découvrir. Elle constitue sans doute un témoignage particulièrement éloquent de l’ingéniosité déployée par les horlogers pour reproduire, avec un réalisme remarquable, le mouvement d’un bateau voguant sur une mer agitée.

▪ Selon les inscriptions relevées sous son socle en bois plaqué, cette pendule en bronze doré et patiné aurait appartenu à Armand Lebrun de La Houssaye, général de division de cavalerie et d’infanterie, qui servit d’abord sous la Révolution française, puis sous le Premier Empire. Commandeur de la Légion d’honneur en 1804, son nom figure parmi ceux gravés sous l’Arc de triomphe de Paris.

▪ Il est également intéressant de relever la présence du nom de la ville française de Rochefort sur le cadran en laiton guilloché et argenté. Cette inscription laisse penser que la pendule aurait été acquise dans cette ville, alors réputée pour son arsenal maritime.

▪ Fondé en 1666 sous le règne de Louis XIV, à l’initiative du roi et de son ministre Jean-Baptiste Colbert, l’Arsenal de Rochefort constituait un vaste complexe militaro-industriel destiné à la construction, à la réparation et à l’armement des navires de guerre de la Marine royale. Véritable cité dédiée à la puissance navale française, il fut parfois surnommé le « Versailles de la mer ».

▪ À travers cette pendule, c’est donc tout un pan de l’histoire militaire, maritime et horlogère de la France du XIXe siècle qui se trouve réuni dans un même objet, où la précision mécanique devient aussi un spectacle miniature.

📌 L’Âge d’or du bronze doré en France sous le Directoire▪ Plus qu’en aucun autre pays, c’est en France, à partir du règn...
13/09/2026

📌 L’Âge d’or du bronze doré en France sous le Directoire

▪ Plus qu’en aucun autre pays, c’est en France, à partir du règne de Louis XIV et tout au long du XVIIIe siècle, que le bronze doré d’ameublement fut porté à son plus haut degré de perfection. La sculpture, la fonte, la ciselure et la dorure y furent poussées à un niveau d’excellence extrême, qui demeurera longtemps inégalé, jusque vers la fin du XIXe siècle.

▪ Certes, le rôle prépondérant des arbitres du goût et de la mode que furent les marchands-merciers contribua largement à la diffusion des arts décoratifs français et, naturellement, du bronze doré d’ameublement auprès d’une société française comme étrangère, enthousiasmée par le goût du luxe et du beau.

▪ D’innombrables corps de métier — sculpteurs, fondeurs, ciseleurs, doreurs, mais aussi bronziers et autres artisans spécialisés — contribuèrent à cet incontestable essor du bronze d’ameublement.

▪ C’est sans conteste dans la création des caisses et boîtes de pendules que l’art du bronze doré se révéla le plus fécond, tant la variété des modèles et des thèmes semblait vaste, voire inépuisable.

▪ Parmi ces artistes de génie qui surent maîtriser le bronze avec une virtuosité extraordinaire figure le célèbre bronzier Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), auquel l’on doit cette pendule en marbre blanc et bronze doré d'or jaune et rose réalisée, sous le Directoire et conservée au Musée d’Horlogerie de Longueville.

▪ Considéré comme l’un des plus grands bronziers de son temps, Thomire reçut notamment des commandes de la part de Louis XVI et de Marie-Antoinette, avant de connaître, sous le Directoire puis sous l’Empire, une carrière exceptionnelle qui consacra définitivement sa réputation.

Avec Le Grand Curtius – Je viens d’être reconnu(e) comme l’un(e) de ses meilleurs fans ! 🎉
10/09/2026

Avec Le Grand Curtius – Je viens d’être reconnu(e) comme l’un(e) de ses meilleurs fans ! 🎉

📌 Une pendule à la gloire d’une naissance dynastique▪ Afin de séduire une clientèle toujours plus vaste, les bronziers f...
08/09/2026

📌 Une pendule à la gloire d’une naissance dynastique

▪ Afin de séduire une clientèle toujours plus vaste, les bronziers français des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles puisèrent volontiers leur inspiration dans les événements de l’actualité politique, dynastique et mondaine. La représentation de faits contemporains permettait ainsi de transformer l’objet d’art en véritable témoignage de son temps.

▪ La naissance du duc de Bordeaux, le 29 septembre 1820, constitua à cet égard un événement d’une portée considérable. Fils posthume du duc de Berry, assassiné quelques mois auparavant, le jeune prince venait assurer la continuité de la branche aînée des Bourbons. Sa venue au monde, perçue comme providentielle, fut accueillie par les royalistes comme une véritable délivrance et donna lieu à de nombreuses manifestations artistiques et commémoratives.

▪ C’est précisément cet événement dynastique que célèbre la remarquable pendule en bronze doré et ciselé présentée au Musée d’Horlogerie de Longueville. Exécutée à Paris par le bronzier Auguste Marchand, vraisemblablement à la fin du règne de Louis XVIII ou dans les premières années de celui de Charles X, elle associe la fonction horlogère à une véritable composition allégorique.

▪ Sur la terrasse du socle, le duc de Bordeaux apparaît dans les bras de sa mère, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse de Berry. À ses côtés, sa sœur Louise d’Artois est représentée agenouillée, les mains jointes dans une attitude de prière et d’action de grâce. La scène évoque avec une grande éloquence le caractère providentiel attribué à la naissance du jeune prince : après la disparition tragique de son père, celui-ci incarnait désormais les espoirs de pérennité de la branche aînée de la Maison de Bourbon.

▪ Au-delà de sa fonction décorative et horlogère, cette pendule constitue ainsi un précieux témoignage de la culture politique et de la sensibilité monarchique de la Restauration. Par le choix de son sujet comme par la richesse de son exécution, elle illustre parfaitement la manière dont les arts décoratifs pouvaient se faire les interprètes de l’histoire immédiate, transformant un événement dynastique en objet de mémoire et de célébration.

📌 Quand l’horlogerie devient un spectacle▪ L’histoire des automates, qui remonte à l’Antiquité, connaît son âge d’or au ...
06/09/2026

📌 Quand l’horlogerie devient un spectacle

▪ L’histoire des automates, qui remonte à l’Antiquité, connaît son âge d’or au XVIIIe siècle en Europe, avec la création d’automates extraordinaires, réalisés le plus souvent par d’éminents horlogers ou des mécaniciens de génie. À travers leurs chefs-d’œuvre mécaniques, ces artisans parviennent à susciter l’émerveillement du grand public comme celui de la haute société de l’époque.

▪ À côté d’automates toujours aussi remarquables, le XIXe siècle voit apparaître de véritables pendules à curiosités mécaniques, telles que ce très bel exemple conservé au Musée d’Horlogerie de Longueville.

▪ Cette pendule, réalisée en France en 1828, sous le règne du roi Charles X, durant la période de la Restauration, présente, en surplomb de sa boîte en bronze patiné et doré, un chasseur au repos. À ses côtés, son fidèle chien profite de cette pause pour se désaltérer à une source.

▪ L’illusion de l’eau qui coule, particulièrement ingénieuse, est animée grâce à un mécanisme dissimulé à l’intérieur du corps de la pendule. Cette prouesse mécanique témoigne du savoir-faire des horlogers du XIXe siècle, capables d’associer la fonction traditionnelle de mesure du temps à un véritable spectacle miniature, destiné autant à étonner qu’à mesurer les heures.

📌 Le jour où j’ai décidé de donner vie au temps▪ À seulement 18 ans, ma passion dévorante pour l’horlogerie m’a poussé à...
03/09/2026

📌 Le jour où j’ai décidé de donner vie au temps

▪ À seulement 18 ans, ma passion dévorante pour l’horlogerie m’a poussé à me lancer dans un projet qui allait bien au-delà d’une simple horloge. J’ai voulu tout réaliser moi-même, de la conception des plans à la fabrication du moindre élément du mécanisme, jusqu’aux gravures en taille-douce et aux peintures sur émail.

▪ Des centaines d’heures de travail, de patience, de recherches et parfois de doutes ont donné naissance à cette pièce, dans laquelle j’ai voulu mettre un peu de moi-même et surtout transmettre l’émotion que me procure l’horlogerie.

▪ Au-delà de donner l’heure, cette horloge rythme le temps en indiquant également les jours, les quantièmes, les mois et les phases lunaires.

▪ Aujourd’hui encore, la regarder fonctionner me rappelle cette passion qui, à 18 ans, m’a donné l’envie de tenter de le faire vivre de mes propres mains.

📌Jean-Guillaume Aerts (1786-1864): le génie de la précision horlogère belge sous Léopold Ier👉2ᵉ partie▪ La publication p...
01/09/2026

📌Jean-Guillaume Aerts (1786-1864): le génie de la précision horlogère belge sous Léopold Ier

👉2ᵉ partie

▪ La publication précédente nous avait permis de mesurer à quel point l’horlogerie belge, sous le règne de Léopold Ier, fut portée à un très haut degré de perfection, d’ingéniosité et de raffinement, grâce notamment à un horloger-mécanicien aussi virtuose que Jean-Guillaume Aerts, de Tongres.

▪ C’est également sous le règne de Léopold Ier que l’astronomie en Belgique connut un essor remarquable, notamment avec le développement de l’Observatoire royal de Bruxelles, alors dirigé par l’astronome, mathématicien et statisticien Adolphe Quetelet. Celui-ci contribua de manière décisive à structurer la recherche scientifique ainsi que l’enseignement des sciences d’observation dans le jeune État belge.

▪ Pour répondre aux besoins toujours croissants de la recherche scientifique au sein de l’Observatoire royal de Bruxelles, Jean-Guillaume Aerts s’adressa à Quetelet, dans une lettre datée du 23 mars 1840, afin de lui proposer à l’essai, durant dix mois, deux horloges de haute précision de son invention.
Il s’agissait de deux régulateurs à balancier à compensation thermique, pour lesquels Aerts déposa un brevet d’invention le 9 juin 1840.

▪ Deux régulateurs analogues à ceux proposés à Quetelet, réalisés par Aerts à Tongres, furent présentés à l’Exposition de l’Industrie belge de 1841, puis, quelques années plus t**d, aux expositions de 1847 et 1848.

▪ Ayant acquis une très grande notoriété auprès de l’élite du pays, Aerts aurait également fourni au comte de Flandre un régulateur astronomique destiné à son palais, aujourd’hui occupé par la Cour des comptes à Bruxelles.

🔹 Le Musée d’horlogerie de Longueville vous invite aujourd’hui à découvrir l’un des plus fameux régulateurs à balancier à compensation thermique, doté d’un pyromètre, inventé et exécuté par Aerts à Tongres.

▪ Portant le numéro 5, ce chef-d’œuvre de précision fut présenté à l’Exposition de l’Industrie belge en 1841, témoignant du niveau exceptionnel atteint par l’horlogerie belge au début du XIXᵉ siècle.

▪ Aerts le qualifia de « régulateur de salon », en raison de sa très riche ornementation de bronzes dorés et ciselés, harmonieusement intégrée dans une caisse en bois de palissandre massif.

▪ Mais au-delà de son exceptionnelle qualité esthétique, ce régulateur possède des caractéristiques tout à fait remarquables : il peut fonctionner durant deux années sans nécessiter de remontage. Son balancier pèse 12,5 kilos et sa roue d’échappement est d’un diamètre de 11 millimètres.

Publication : Philippe Pater

📌 L’horlogerie belge à son apogée : chef-d’œuvre de Jean-Guillaume Aerts (1786-1864)👉1 ère PARTIE▪ Après la révolution d...
29/08/2026

📌 L’horlogerie belge à son apogée : chef-d’œuvre de Jean-Guillaume Aerts (1786-1864)

👉1 ère PARTIE

▪ Après la révolution de 1830, qui aboutit à la déclaration d’indépendance de la Belgique, puis à l’avènement de Léopold Ier, premier roi des Belges, dont la prestation de serment eut lieu le 21 juillet 1831, le jeune royaume connut un essor économique et industriel remarquable. La Belgique devint rapidement l’une des nations les plus florissantes et les plus industrialisées de l’Europe continentale.

▪ Dans ce contexte particulièrement favorable, l’horlogerie belge bénéficia, elle aussi, d’un essor notable. Plusieurs horlogers et mécaniciens de talent contribuèrent au rayonnement de la production nationale, notamment à travers les différentes expositions consacrées aux arts et à l’industrie, où leurs créations témoignaient d’un remarquable savoir-faire technique et artistique.

▪ Parmi ces figures, Jean-Guillaume Aerts, horloger-mécanicien établi à Tongres, occupe une place toute particulière. Il fut sans doute l’un des plus brillants horlogers belges de la première moitié du XIXe siècle. Ses réalisations, à la fois innovantes sur le plan mécanique et remarquables par leur finesse d’exécution, illustrent parfaitement le haut niveau atteint par l’horlogerie belge durant cette période.

▪ Lors de l’exposition de Bruxelles de 1830, Aerts présenta notamment une pendule en forme de lyre. Quelques années plus t**d, à l’exposition de 1836, il exposa trois pendules du même modèle, ce qui lui valut une médaille d’argent.

🔹C’est au Musée d’Horlogerie de Longueville que vous aurez le plaisir d’admirer l’un des chefs-d’œuvre de l’horlogerie belge : une extraordinaire pendule de type squelette, inventée et exécutée par Jean-Guillaume Aerts à Tongres vers 1835.

▪ Adoptant la forme élégante d’une lyre, cette pendule est somptueusement enrichie de bronzes dorés et finement ciselés. Parmi les ornements figurent notamment un masque de lion ainsi que deux griffons semblant soutenir l’édifice, conférant à l’ensemble une présence monumentale malgré l’extrême légèreté de sa construction.

▪ Sur le plan mécanique, cette œuvre est tout aussi remarquable. Elle est équipée d’un échappement libre inventé par Aerts ainsi que d’un remontoir d’égalité à poids, dispositif destiné à régulariser la force motrice délivrée au mécanisme. La pendule ne se contente pas d’indiquer l’heure : elle possède également deux cadrans supplémentaires, l’un indiquant les mois et l’autre les quantièmes.

▪ Par la finesse exceptionnelle de sa construction, la sophistication de son mécanisme et la richesse de son décor, cette pendule constitue un témoignage exceptionnel de l’horlogerie belge de la première moitié du XIXe siècle. Elle incarne avec éclat cette alliance subtile entre l’art et la science, où la recherche de la précision mécanique se conjugue à un raffinement esthétique poussé à son plus haut degré.

▪ À travers cette œuvre, Jean-Guillaume Aerts apparaît ainsi comme l’un des représentants les plus talentueux de cette génération d’horlogers belges qui, dans les premières décennies de l’indépendance du royaume, participèrent pleinement à l’essor industriel et artistique du pays.

📌Charles de Lorraine, prince éclairé et passionné d’horlogerie▪ Durant toute son existence, Charles de Lorraine, gouvern...
24/08/2026

📌Charles de Lorraine, prince éclairé et passionné d’horlogerie

▪ Durant toute son existence, Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens, éprouva une véritable fascination pour les techniques et les sciences appliquées, mais aussi pour les arts mécaniques, tels que l'horlogerie. Alors qu'il aimait se livrer à la pratique du tour lors de ses moments de dilettante, il lui arrivait de procéder lui-même au réglage de ses pendules, et se plaisait à s'ingénier à dessiner des projets d'horloges hydrauliques, dont celui d'un automate.

▪ Fervent amateur de belle horlogerie, aucun de ses contemporains, même les plus fortunés, n'était parvenu à se doter d'une collection de montres et de pendules aussi importante que celle qu'il possédait au palais de Bruxelles, y compris à Tervuren et Mariemont.

▪ Dans sa collection, le bronze doré d'ameublement tenait une place prépondérante, avec les pendules et les cartels, dont les boîtes étaient quasi toutes de facture française. Elles étaient l'œuvre de célèbres bronziers établis à Paris, comme cette remarquable pendule en bronze doré, conservée au Musée d'Horlogerie de Longueville, exécutée en 1763 par Jean-Joseph de Saint-Germain, qui a gardé sa dorure d'origine et dont le cadran porte la signature de l'horloger Adrien Demeure à Bruxelles, l'un des maîtres horlogers de Charles de Lorraine.

🔹Source : « Charles de Lorraine et la mesure du temps. L'horlogerie, sciences et techniques », par Philippe Pater. Éditions Safran, 2020. https://www.safran.be/proddetail.php?prod=HIST10

📌Les Vestales, gardiennes du temps.🔹Les Vestales étaient des prêtresses de la Rome antique vouées au culte de Vesta, dée...
21/08/2026

📌Les Vestales, gardiennes du temps.

🔹Les Vestales étaient des prêtresses de la Rome antique vouées au culte de Vesta, déesse du feu et du foyer. Elles avaient pour mission de veiller sans interruption sur le feu sacré de la cité et prononçaient un vœu de chasteté pour une durée de trente ans. En contrepartie de ces obligations, elles jouissaient de grands honneurs ainsi que de droits et de privilèges uniques dans la société romaine.

▪ Dans les arts décoratifs, la figure des Vestales, prêtresses romaines gardiennes du feu sacré, devient un thème majeur au XVIIIe siècle et connaît un véritable essor sous le néoclassicisme. Symboles de pureté, de vertu civique et de piété, elles inspirent les créateurs d’objets d’art, de mobilier et de décors intérieurs.

▪ Le Musée d’Horlogerie de Longueville vous invite à découvrir l’un des chefs-d’œuvre de l’art décoratif français : une pendule « aux Vestales », datée de 1787 et attribuée au célèbre bronzier Pierre-Philippe Thomire. Ce dernier comptait parmi sa clientèle des personnalités illustres, notamment la reine Marie-Antoinette et le roi Louis XVI.

▪ Au centre de la pendule se trouve un autel du feu sacré, d’où se dévoilent deux petits cadrans annulaires en argent, l’un indiquant les heures et l’autre les minutes. L’autel, réalisé en marbre blanc statuaire de Carrare et orné de bronzes dorés et ciselés, est encadré par deux Vestales en bronze patiné.

▪ L’ensemble repose sur un élégant socle ovale associant marbre blanc et portor d’Italie. Celui-ci est richement décoré d’une frise de jeux d’enfants en bronze doré et de deux figures ailées incarnant « l’Étude » et « l’Astronomie », qui se détachent sur une ceinture en marbre noir de Belgique.

🔹Deux pendules de modèles similaires, présentant toutefois certaines variantes, sont conservées dans des institutions prestigieuses : l’une au musée du Louvre, à Paris, et l’autre au Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds, en Suisse.

▪ Par son raffinement, la richesse de ses matériaux et la puissance symbolique de son décor, cette pendule témoigne de l’excellence des arts décoratifs français à la veille de la Révolution et de l’engouement pour l’Antiquité qui caractérise le goût néoclassique.

Adresse

5, Chemin De La Coquière
Longueville
1325

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