07/05/2026
🌸 Laure Mutschler est née le 10 janvier 1915 à Erstein. 🇫🇷
Après des études secondaires à Sainte-Marie-aux-Mines, Laure devient secrétaire sténodactylo bilingue français-allemand dans une entreprise locale.
De 1935 à 1939, elle travaille aux usines Elastic à Saint-Louis. Ensuite elle devient secrétaire d'un industriel à Saint-Dié dans les Vosges.
Après l'armistice, elle déménage en Alsace et rejoint une organisation de passeurs pour les prisonniers évadés.
A la veille de Noël 1941, elle quitte l'Alsace pour Lyon pour cause que les Allemands ont repéré la jeune Laure. Elle retrouve son fiancé, Eugène Diebold, prisonnier évadé, qui la fait embaucher comme secrétaire au service des réfugiés d'Alsace-Lorraine.
En mai 1942, elle entre dans le réseau de renseignements "Mithridate", Laure recueille des informations qu'elle code et fait passer sous forme de courrier vers Londres.
Le 18 juillet 1942, Laure est arrêtée une première fois par la police judiciaire, deux jours avant son mari. Ils sont relâchés le 24 juillet faute de preuves. Elle se réfugie à Aix-les-Bains, passe dans la clandestinité la plus totale et se fait appelé "Mona".
Mi-août 1942, elle est engagée aux Forces françaises libres, immatriculée au Bureau central de renseignements et d'action sous le nom de "Mado", elle est affectée aux services de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle et délégué du Comité national français avec le grade de lieutenant.
Laure travaille jour et nuit à son domicile de la banlieue de Lyon. Pendant plusieurs semaines, le secrétariat de la Délégation générale fonctionne uniquement avec Daniel Cordier, Laure et Hugues Limonti.
En janvier 1943, elle s'installe dans un bureau près de la place des Terreaux, ce qui facilite le travail du secrétariat de la Délégation.
Fin mars 1943, sur décision de Jean Moulin qui souhaite installer ses services dans la Capitale, elle s'installe à Paris avec Cordier et Limonti.
En juin 1943, Jean Moulin est arrêté. Laure reste à Paris où s'est installée la Délégation générale et continue le travail. Elle doit travailler dans sa chambre, chez son beau-frère, faute de trouver un local durant quelques semaines.
Le 24 septembre 1943, Laure et son mari sont une nouvelle fois arrêtés et sont emmenés à Fresnes; Laure réussit à convaincre la Gestapo qu'elle n'a fait que servir de boîte aux lettres et échappe ainsi à la torture.
Le 17 janvier 1944, Laure est emmené vers Sarrebruck puis internée à Strasbourg (28 janvier au 13 juin 1944). Déportée ensuite au camp de sûreté de Schirmeck, elle est internée successivement à Mulhouse, Berlin puis au camp de Ravensbrück. Transférée près d'Altenburg, au kommando de Meuselwitz qui dépend de Buchenwald, elle est affectée à partir du 6 octobre 1944, au kommando de Taucha (près de Leipzig) dépendant aussi de Buchenwald.
Laure tombe gravement malade, elle doit être conduite au four crématoire mais elle est sauvée par un médecin tchèque du laboratoire du camp qui effacé son nom de la fiche à deux reprises.
En 1945, elle est libre grâce aux Américains. Très affaiblie, elle arrive à Paris un mois plus t**d et est conduite à l'Hôtel Lutetia où elle retrouve son mari de retour de déportation.
Après la guerre, elle recommence à travailler dans les services de la Direction générale des Etudes et Recherches.
Vers 1957, Laure travaille dans une entreprise de Lyon où elle est successivement secrétaire puis bibliothécaire.
🥀Laure Diebold est décédée le 17 octobre 1965, à l'âge de 50 ans. ⭐️
🎖Chevalier de la Légion d'Honneur
🎖 Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
🎖Croix de Guerre 39/45
🎖 Médaille des Services Volontaires dans la France Libre