David Saint-Pierre, historien

David Saint-Pierre, historien Historien, auteur, conférencier, chercheur, évaluateur d'artefacts et de documents d'histoire.

Samedi prochain, le 30 mai, je participerai aux activités de commémoration du 112e anniversaire du naufrage de l'Empress...
05/24/2026

Samedi prochain, le 30 mai, je participerai aux activités de commémoration du 112e anniversaire du naufrage de l'Empress of Ireland au Site historique maritime de la Pointe-au-Père.

Parmi les activités, j'offre la visite guidée en autocar à Pointe-au-Père et Rimouski pour montrer les sites reliés à l'histoire de cette tragédie et raconter comment et où les événements se sont passés à Rimouski dans les heures qui ont suivi le naufrage!

Je vous promets que vous ne verrez plus cette histoire de la même manière par la suite!

Il reste quelques places. Pour les billets, c'est ici:

https://quoivivrerimouski.ca/rimouski-et-lempress-ireland-circuit-guide-en-autocar?fbclid=IwY2xjawR_2mtleHRuA2FlbQIxMABicmlkETFyZk9mVzRIbkJLTnZSR0t0c3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHoDzRfSIWBigFSZ3aXOUC0kVhPdeWBgBz7HAy6k-uUn1peDI5BxnmpAJi4pd_aem_-okm6-jozw2IXLyLSLm-aA

"Rimouski et l'Empress of Ireland" est un circuit guidé en autocar des lieux significatifs de Rimouski reliés à la tragédie, animé par l'historien David Saint-Pierre. Cette activité exceptionnelle est offerte dans le cadre de la commémoration des 112 ans du naufrage de l'Empress of Ireland au...

Il y a 111 ans aujourd'hui même, le paquebot de la Cunard Line RMS Lusitania faisait naufrage près des côtes d'Irlande, ...
05/08/2026

Il y a 111 ans aujourd'hui même, le paquebot de la Cunard Line RMS Lusitania faisait naufrage près des côtes d'Irlande, entraînant dans la mort 1193 personnes. Ce paquebot, transportant des centaines de passagers civils, avait été torpillé par le sous-marin allemand U-20.
La tragédie a été largement utilisée par la suite pour susciter l'adhésion du public pour l'effort de guerre en Grande-Bretagne et aux États-Unis à partir de 1917.
Parmi les œuvres de propagande produites sur le sujet, le documentaire animé du grand Winsor McCay demeure un cas à part.
Sorti en 1918, ce court film d'animation est exceptionnel à bien des égards par sa technique et sa qualité picturale résolument modernes.

À voir!

The Sinking of the Lusitania (1918) is a silent animated short film by American cartoonist Winsor McCay. It is a work of propaganda re-creating the never-pho...

Il y a 114 ans jour pour jour, le 13 avril 1912, le RMS Titanic est en pleine mer, en route vers New York en voyage inau...
04/13/2026

Il y a 114 ans jour pour jour, le 13 avril 1912, le RMS Titanic est en pleine mer, en route vers New York en voyage inaugural. Parti de Southampton le 10 avril, l’équipage et les passagers sont maintenant plus à l’aise dans ce navire tout neuf qui performe, jusqu’à maintenant, au-delà des attentes.

À bord, voyageant en 2e classe, William H. Harbeck originaire de Toledo, en Ohio aux États-Unis, retourne à la maison après un voyage d’affaires en Europe. Harbeck a un métier rare et hautement spécialisé, en 1912 : il est « movie man ».. cinéaste. Établi à Seattle, Washington, il commence à obtenir certains contrats pour faire des films dans cette région, dont un film exceptionnel tourné à Vancouver, en mai 1907. Cette même année, Harbeck décroche son plus gros contrat et devient le cinéaste officiel de la Canadian Pacific Railway. Pendant les prochaines années, il parcours le Canada pour filmer diverses scènes et voyage sur les trains et les navires de la compagnie en filmant les opérations.

Au printemps de 1911, Harbeck organise, à titre d’expérience, une projection cinématographique au milieu de l’océan à bord de l’Empress of Ireland. Pour la première fois de l’histoire, le 24 avril 1911, un film est projeté sur un paquebot transatlantique. Un article de juin 1911 du magazine Railway and Travel Monthly souligne d’ailleurs qu’il s’agit d’une première mondiale.

Des films promotionnels du Canadien Pacifique montrant des scènes de la vie au Canada, sont projetés à bord aux passagers de première, de deuxième et même de troisième classe. Les projectionnistes ont utilisé les salles à dîner, transformées en théâtre pour l’occasion, pour projeter ces films et William Harbeck racontera au Railway and Travel Monthly que la projection s’est déroulée aussi bien que si elle avait été faite à terre.

Un peu moins d’un an plus t**d, Harbeck allait retraverser l’Atlantique à bord d’un tout nouveau paquebot de la White Star Line, le RMS Titanic. Il ne survécut pas au terrible naufrage du 15 avril 1912, et son corps fut plus t**d repêché par le navire câblier Mackay Bennett, puis ramené à Halifax, au Canada.

Les films qu’il aurait, selon toute vraisemblance, tournés à bord du Titanic sont perdus à jamais.

J’avais tout vendu mes exemplaires, mais je viens de refaire mon stock et de recevoir des copies de mes livres. Si vous ...
04/03/2026

J’avais tout vendu mes exemplaires, mais je viens de refaire mon stock et de recevoir des copies de mes livres.

Si vous en voulez un, dédicacé, écrivez-moi en privé!

L’ami André Martineau publie ces jours-ci le 2e recueil de ses fabuleux balados de L’histoire ne s’arrête pas là, dispon...
03/23/2026

L’ami André Martineau publie ces jours-ci le 2e recueil de ses fabuleux balados de L’histoire ne s’arrête pas là, disponibles sur OhDio.

J’ai contribué à l’un de ces épisodes au sujet de l’arrestation spectaculaire du criminel en cavale Hawley Crippen le 31 juillet 1910, à Pointe-au-Père. Crippen a été épinglé par un enquêteur de Scotland Yard déguisé en pilote du Saint-Laurent après une course f***e entre paquebots à vapeur sur l’Atlantique, course décrite par la télégraphie sans fil à des reporters des deux côtés de l’océan.

Les autres épisodes sont tout aussi intéressants et fournissent une incursion dans des zones oubliées de l’histoire du Québec.

Il y a quelques jours, je suis allé visiter à nouveau l'exposition "Titanic. Récits et destin" au Musée de la civilisati...
02/21/2026

Il y a quelques jours, je suis allé visiter à nouveau l'exposition "Titanic. Récits et destin" au Musée de la civilisation de Québec. C'est une exposition qui met au coeur du récit du célèbre naufrage les trajectoires humaines qui se sont croisées cette nuit fatidique du 14 au 15 avril 1912.

L'exposition se termine le 8 mars, alors si vous ne l'avez pas encore vue, dépêchez-vous!

Pour moi c'était aussi l'occasion d'aller voir un artefact important de ma collection qui restera intégré pour quelques années à cette exposition. En effet, j'ai accepté un prêt temporaire pendant quelques années de la bouée du CGS Montmagny pour qu'elle reste dans l'exposition, alors qu'elle fera d'autres arrêts ailleurs dans le monde.

C'est une manière de faire connaître l'histoire du CGS Montmagny ailleurs dans le monde et de montrer à un nouveau public un lien entre le Titanic et l'histoire maritime du Québec.

Après ces quelques années à voyager dans le monde, la bouée fera retour au Québec, car il était hors de question pour moi qu'un artefact aussi important quitte le Québec de façon permanente.

Il y a exactement 120 ans aujourd’hui, le samedi 27 janvier 1906, la cérémonie pour baptiser et lancer l’Empress of Irel...
01/27/2026

Il y a exactement 120 ans aujourd’hui, le samedi 27 janvier 1906, la cérémonie pour baptiser et lancer l’Empress of Ireland a eu lieu au chantier Fairfield Shipbuilding and Engineering, de Govan, à Glasgow, en Écosse. La tradition maritime attribue une importance particulière au lancement d’un navire. Ce moment où la coque est mise à l’eau et flotte pour la première fois, est toujours l’objet d’une cérémonie festive pendant laquelle le navire est baptisé, sous le patronage d’une marraine ou d’un parrain. L’honneur de baptiser et de lancer le navire a été confié à madame Katherine Gracie, l’épouse du directeur général du chantier Fairfield, M. Alexander Gracie.

Malgré la grisaille froide de janvier, une foule nombreuse formée de dignitaires, d’invités et d’employés du chantier maritime s’est réunie autour de la coque No. 443 pour assister à son baptême et sa mise à l’eau dans le fleuve Clyde. Vers 15h00, la marraine de cérémonie, Katherine Gracie, utilise un maillet cérémoniel en ivoire pur afin d’actionner un mécanisme qui déclenche simultanément une bouteille de champagne qui se fracasse sur la proue de l’Empress of Ireland, et des machines hydrauliques qui donnent une poussée à l’immense coque d’acier de 8500 tonnes. Cette poussée lance la coque à reculons, vers la Clyde, et l’immense coque d'acier riveté se met à glisser sur une longue rampe de bois pour s’arrêter, flottante, au milieu du fleuve, sous les hourras et les cris des spectateurs.

L’Empress of Ireland maintenant lancé et dirigé par des remorqueurs vers le bassin de finition du chantier, les dignitaires sont appelés à l’intérieur de la grande salle de dessin du chantier, aménagée pour la fête, afin de procéder aux discours et aux toasts d’honneur. En ce jour de janvier, c’est à la chaleur de l’intérieur que la cérémonie se poursuit. Parmi les dignitaires, une dizaine de représentants de la compagnie du Canadien Pacifique sont présents, plusieurs ayant fait le voyage, même depuis l’ouest canadien pour assister au lancement. Des représentants des ports de Glasgow et de Liverpool, des journalistes et évidemment toute la haute direction du chantier Fairfield sont également présents.

C’est l’un des directeurs du chantier maritime, Sir Digby Morant, qui ouvre la cérémonie par un toast « Au succès de l’Empress of Ireland et à la prospérité du Canadien Pacifique! » Morant continue en rappelant que 19 ans auparavant, le Canadien Pacifique avait ouvert la voie vers l’ouest et l’Asie et en émettant le souhait que les Empresses de l’Atlantique, les plus grands navires entre l’Europe et le Canada, soient aussi prometteurs pour l’avenir.

Après une salve spontanée d’applaudissements, la parole passe à Archer Baker, le plus haut représentant du Canadien Pacifique en Europe. Il salue lui-même les succès de la compagnie, mais salue surtout la qualité du travail de la Fairfield dans la construction de l’Empress of Britain et de l’Empress of Ireland, dont tout le monde est si fier. Après avoir regretté l’absence du Président de la compagnie, Sir Thomas Shaughnessy, qui n’avait pu faire le voyage, Baker affirme qu’il s’assurera que Shaughnessy soit informé de la grande qualité des efforts déployés par la Fairfield pour le déroulement du lancement et de la cérémonie. Après une autre salve d’applaudissements nourris de la foule, vient le point culminant de la cérémonie, alors que la marraine du navire doit recevoir les remerciements de tous.

C’est le Colonel Paget Peploe Mosley, membre de la direction de la compagnie Fairfield, qui prend la parole. « Levons notre verre pour madame Katherine Gracie, qui a si gracieusement accepté, à la demande de Sir Thomas Shaugnessy, de baptiser l’Empress of Ireland. En l’honneur de cette occasion, j’aimerais lui remettre ce coffret d’argent contenant le maillet cérémoniel et je lui souhaite une longue vie pour lui permettre de l’admirer longtemps! »

Après des applaudissements nourris et un autre toast au succès de l’Empress, les dignitaires se déplacent vers la salle des maquettes, où une maquette de grande dimension de l’Empress of Ireland, permet à tous d’admirer le navire tel qu’il sera complété.

Il reste peu de choses de cette journée du 27 janvier 1906. Tout le lancement avait été filmé par des caméras afin de figurer dans un film sur l’Écosse, malheureusement perdu de nos jours. Seules quelques photographies nous sont parvenues.

Un objet exceptionnel a cependant survécu et a été exposé au public au Site historique maritime de la Pointe-au-Père en 2024 pour le 110e anniversaire du naufrage, prêté par la Société d'histoire du Bas-Canada : le maillet cérémoniel en ivoire et son coffret d’argent, témoins uniques du lancement de l’Empress of Ireland, il y a 120 ans aujourd'hui.

Le coffret en argent massif est gravé avec l’inscription suivante :

Presented to Mrs Alexander Gracie by the Chairman and Directors of the Fairfield and Engineering Company Ltd. on the occasion of the Launch of the T.S.S. Empress of Ireland
27th JanY. 1906.

Crédits:

Empress of Ireland, le matin du lancement, avec l'estrade d'honneur à sa proue, ma collection.

Billet pour assister au lancement, le 27 janvier 1906 conservé à la Mitchell Library, Glasgow, publié dans D. Zeni, 1998.

Maillet et coffret de lancement, Guy D'Astous, Société d'histoire du Bas Canada. Photos McTear's Auctioneers.

Il y a quelques jours, ma publication sur l’effondrement d’un quai dans le port de Québec a suscité beaucoup d’intérêt e...
01/25/2026

Il y a quelques jours, ma publication sur l’effondrement d’un quai dans le port de Québec a suscité beaucoup d’intérêt et de commentaires. L’histoire de nos ports et de nos quais est plutôt méconnue et les changements de vocation et l’usage continu des installations portuaires ont durablement transformé ces espaces au point d’effacer presque toutes les traces de leur passé. Jadis très étroitement intégrés dans le tissu social et évidemment économique de nos villes, les ports et les quais sont maintenant souvent perçus comme une nuisance industrielle greffée comme un corps étranger près du milieu urbain. Historiquement, c’est pourtant l’inverse. Au bord du Saint-Laurent, les établissements urbains sont nés par et pour leur accès à la grève, à un quai, à un port.

Le fleuve Saint-Laurent a été pendant des siècles l'une des principales portes d’entrée de l’Amérique du Nord. Des centaines de milliers d’immigrants posaient le pied en Amérique pour la première fois sur les quais de Québec ou de Montréal. L’année record avant la première Guerre mondiale a été 1913, avec un peu plus de 400 000 immigrants débarqués par des paquebots transatlantiques, la majorité d’entre eux à Québec, où avaient été construites les principales installations pour accueillir les immigrants. Entre 1911 et 1914, on a procédé à la réfection et la construction de multiples bâtiments sur la Jetée Louise et le quai des Empress (celui qui s’est en partie effondré il y a deux semaines), pour inspecter, soigner, loger et nourrir les milliers de personnes migrantes débarquées des paquebots pendant les quelques heures de leur transit par Québec.

Les Archives nationales du Canada conservent de superbes photos de ces installations, qui permettent de se faire une idée de l’étendue des opérations qui avaient cours sur ces quais, aujourd’hui occupés par des silos à grains géants (les fameux silos "Bunge").

Sur place, plus aucune trace de tous ces bâtiments et rien ne rappelle à la mémoire les centaines de grands navires à vapeur qui ont déversé des centaines de milliers de personnes remplies d’espoir, arrivées en quête d’une vie meilleure, en posant leurs valises sur ces quais.

En fait, oui, il reste une toute petite trace, presque cachée, laissée par une compagnie de transport de passagers, au milieu de ce qui est aujourd'hui un stationnement. Un monument conçu par Henri Hébert et érigé par le Canadien Pacifique en hommage à Abraham Martin, réputé avoir été le premier pilote maritime du Roi, en Nouvelle-France. À l’époque de l’inauguration de ce monument, le 12 mai 1923 par des dignitaires de haut-rang, il se tenait au milieu des installations pour les passagers, des trains transcontinentaux et des grands paquebots transatlantiques, amarrés tout près.

Localisation du monument sur Google Maps: https://www.google.com/maps/place/Port+de+Qu%C3%A9bec/@46.8208646,-71.2034722,3a,70.4y,310.7h,98.5t/data=!3m7!1e1!3m5!1sHOZS9-9GVTP8lOjMxiPNzA!2e0!6shttps:%2F%2Fstreetviewpixels-pa.googleapis.com%2Fv1%2Fthumbnail%3Fcb_client%3Dmaps_sv.tactile%26w%3D900%26h%3D600%26pitch%3D-8.496439416703694%26panoid%3DHOZS9-9GVTP8lOjMxiPNzA%26yaw%3D310.69659228316954!7i16384!8i8192!4m6!3m5!1s0x4cb895ffd01bc951:0x327250d68fa1c9f6!8m2!3d46.8210729!4d-71.2066107!16s%2Fm%2F0h7q1r3?entry=ttu&g_ep=EgoyMDI2MDEyMS4wIKXMDSoKLDEwMDc5MjA3M0gBUAM%3D

Crédits:
Bibliothèque et archives Canada, série de photographies des bâtiments de l'immigration, Québec, 1911. FA-001

Images de l'inauguration du monument en 1923, le Peuple de Montmagny, 25 mai 1923, page 5.

Ma propre photo du monument date du 18 mai 1923, pratiquement jour pour jour, un siècle après son inauguration.

Pendant la journée d’hier, une section de 60 mètres du quai 25 dans le port de Québec s’est effondrée et est tombée dans...
01/06/2026

Pendant la journée d’hier, une section de 60 mètres du quai 25 dans le port de Québec s’est effondrée et est tombée dans le fleuve Saint-Laurent. Les articles dans les médias parlent d’un quai construit en 1909, à l’est de la Pointe-à-Carcy.

En fait, ce quai en angle, au bout de la longue jetée Louise, c’est l’extension du « brise-lame ». Lors de son inauguration en 1909, cette section du quai avait un surnom : le "quai des Empress"! On retrouve cette référence sur certaines cartes du port de Québec de cette époque et même en 1929 dans un roman du terroir (Madame Dubois McCabe, "La f***e de la Pointe du Mort"). Extrait:

p. 72: Un homme âgé se promène de long en large.
– La voiture est à la porte, "sa mère". Vite, ils vont être débarqués avant qu’on arrive. Ah, bon ! enfin, vite, sors. Je vais fermer la porte à clef, Margot et Jeannette sont installées.
Enfin, tout le monde en route. "Au quai des “Empress” Jerry, fouette ton cendré."
– Yes, Sir, répond celui-ci.
La voiture file, sur les quais, la même agitation d’usage à l’arrivée des paquebots. Le gros vapeur a accosté, mais personne n’a encore débarqué, ce sont des cris de joie de toutes parts, on s’appelle, on s’est reconnu, les mouchoirs, les chapeaux s’agitent, on se salue, une éternité semble s’écouler avant que les passerelles se baissent.

________________________________

Lorsque le Canadien Pacifique a mis en service l’Empress of Britain et l’Empress of Ireland à l’été 1906, comme ils étaient trop gros pour remonter jusqu’à Montréal, il a été décidé de faire de Québec leur port d’attache en Amérique du Nord. Or, les installations portuaires de Québec devaient être améliorées pour des navires de cette importance et pour mieux gérer le flot de passagers, notamment les milliers d’immigrants, qu’ils allaient apporter à Québec.

Un vaste programme d’amélioration du port a été alors mis en branle, programme qui s’est échelonné jusqu’au début de la Première Guerre mondiale. On a construit le quai des Empress, des passerelles pour les passagers, des hangars à bagage et on a même reconstruit entièrement le bâtiment de l’immigration sur la jetée Louise.

Sur presque toutes les photos qui montrent l’Empress of Ireland amarré à Québec, c’est à ce quai qu’il est attaché. C’est aussi de ce quai, quoi qu’un peu plus à l’ouest que la section effondrée hier, que l’Empress est parti pour son voyage fatal, le 28 mai 1914.
..le 4 janvier 2026, le quai des Empress, comme l'un des navires qui lui a donné son nom, a lui aussi sombré dans le fleuve Saint-Laurent.

Références : Page du port de Québec sur l’incident d’hier:

https://www.portquebec.ca/communique-de-presse/effondrement-du-quai-25-au-port-de-quebec/?fbclid=IwY2xjawPJKP5leHRuA2FlbQIxMABicmlkETF5Q21qTWRsMDB6TFRUSjNJc3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHsVNEHWTvdyIPD8t0ayICaN1BkRF5b4QSlaf9xuB8Y6QT78PQseHQO9Y55-N_aem_AXLJkOb3bpwUdXuVcZES9A

Carte du port montrant l’actuel quai 25 et carte ancienne du même secteur, encerclés en rouge.
Quelques photos de l’Empress amarré à son quai.
Merci à Myriam Paquet-Gauthier pour la référence au roman de 1929.

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