Cours de peinture et de dessin François Desharnais
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FRANÇOIS DESHARNAIS François Desharnais est né à Arthabaska dans la région des Bois-Francs le 16 août 1966. En 1978, son père, qui n’a aucune connaissance des arts, l’amène chez un vieux peintre de Victoriaville pour avoir son avis sur les quelques toiles peintes par le jeune homme. Encouragés, ses parents s’entendent qu’une formation académique serait adéquate. François accompagne sa mère à St-Petersburg pour y suivre des cours de peinture pendant les deux étés suivants. L’enseignement de l’école est classique et il se familiarise avec les Renoir, Van Gogh et Monet en copiant leurs œuvres. À 17 ans, il expose des tableaux surréalistes grandement influencés par ses visites répétées au Musée Dali. Il poursuit ses études à l’université. Au début des années 90, ses autoportraits et ses personnages se fractionnent en plusieurs masses de couleurs fortes influencées par les fauves. En 2000, il s’attaque à la participation des canadiens-français à Dieppe. La figure et le fond se confondent tandis que la trace de pinceau voyage d’un personnage à un autre sans distinction du sujet traité. Ses figures sont parfois disproportionnées, incomplètes, exprimant l’émotion d’une scène plutôt que l’événement en soi (Acte de capitulation I, La trappe des alliés à Dieppe). Depuis 2012, sa peinture décrit les événements de 1837-39 du Bas-Canada. Il se détache de la tendance actuelle québécoise en se rapprochant plutôt de la palette des Henry Richard S. Bunnett et James Pattison Cockburn. C’est à Giovanni Fattori que le peintre doit ses scènes de groupes (La ronde des prisonniers VI, La ronde des prisonniers VII) tandis que ses tableaux montrent des hommes et de femmes populaires, sans titres, qui deviennent de simples taches, des silhouettes ombragées, des fantômes. Ses dessins comme ses peintures sont construites de la même manière, soit à l’aquarelle, à l’huile, au fusain ou tout à la fois. Comme Toulouse-Lautrec, François Desharnais accorde alors la priorité au dessin dans ses grands formats (Saint-Charles, Réflexion contemporaine). Il exploite par ailleurs certains clairs-obscurs afin d’attirer l’attention sur la misère et l’hypocrisie humaine (Le quêteur, La grande noirceur) dans un halo verdâtre où l’arrière-plan se marie au personnage. En 2016, l’exposition PLUIE NOIRE est d’abord peinte dans l’intention d’en incarner les quatre saisons, mais c’est l’humeur de l’automne qui ponctue la série; pluie noire et pigment dense s’imposent. La tonalité principale de l’œuvre, une tonalité souvent associée à l’ambiance des scènes de la peinture romantique, se révèle un vaste portrait mélancolique d’une portion de l’histoire du Bas-Canada. Dans ce décor d’arbres, les silhouettes se diluent dans la noirceur de la forêt, la lumière parfois métaphysique s’immisce dans la nuit comme pour espérer de meilleurs jours ; l’intention du peintre est de dévoiler le conflit intérieur aux porte de la cinquantaine. La composition n’est pas idyllique ; elle se veut inclinée, fiévreuse. Tout son être le porte à voir globalement le tableau avec un regard atmosphérique, imaginaire. Depuis 2017, François Desharnais s'attaque à une nouvelle série de seize tableaux (40''X60'') intitulé Franchir mon Rubicon; un testament pictural qui célèbre les étapes créatrices de la vie du métier de peintre.
📷📷FRANÇOIS DESHARNAIS
François Desharnais est né à Arthabaska dans la région des Bois-Francs le 16 août 1966. En 1978, son père, qui n’a aucune connaissance des arts, l’amène chez un vieux peintre de Victoriaville pour avoir son avis sur les quelques toiles peintes par le jeune homme. Encouragés, ses parents s’entendent qu’une formation académique serait adéquate. François accompagne sa mère à St-Petersburg pour y suivre des cours de peinture pendant les deux étés suivants. L’enseignement de l’école est classique et il se familiarise avec les Renoir, Van Gogh et Monet en copiant leurs œuvres.
À 17 ans, il expose des tableaux surréalistes grandement influencés par ses visites répétées au Musée Dali. Il poursuit ses études à l’université.
Au début des années 90, ses autoportraits et ses personnages se fractionnent en plusieurs masses de couleurs fortes influencées par les fauves. En 2000, il s’attaque à la participation des canadiens-français à Dieppe. La figure et le fond se confondent tandis que la trace de pinceau voyage d’un personnage à un autre sans distinction du sujet traité. Ses figures sont parfois disproportionnées, incomplètes, exprimant l’émotion d’une scène plutôt que l’événement en soi (Acte de capitulation I, La trappe des alliés à Dieppe).