La voix de Jijel صوت جيجل

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Témoignage de Hadj Tahar Yousfi (1923-2003), Allah yerahmou, écrit en 2000, sur l’organisation et les préparatifs du déf...
07/05/2026

Témoignage de Hadj Tahar Yousfi (1923-2003), Allah yerahmou, écrit en 2000, sur l’organisation et les préparatifs du défilé du 8 mai 1945 à Jijel

Nous avons reçu des ordres d’Alger des dirigeants du PPA pour organiser un grand défilé le 8 mai 1945. Quelques jours auparavant, il fallait le réussir et assurer une bonne organisation.

Tous les responsables du bureau local ont pris l’initiative d’avertir les chefs de districts qui communiquaient avec les chefs de sections et les militants, afin de préparer minutieusement la manifestation, confectionner les drapeaux algériens ainsi que les drapeaux français et américains.
Tout le monde était prêt pour le rassemblement à Bab Essour. J’étais chef adjoint et Kouras Hocine chef de district.

La manifestation devait se dérouler dans le calme le plus absolu, tout en réclamant l’indépendance de l’Algérie. Le 8 mai marquait la victoire des Alliés sur le fascisme hitlérien et l’axe Berlin-Rome-Tokyo. Les présidents américain Franklin Roosevelt, britannique Winston Churchill et russe Joseph Staline avaient promis l’indépendance de l’Algérie, alors colonie française, parce que beaucoup de soldats algériens avaient combattu et étaient morts au champ d’honneur dans de grandes batailles comme celle de Cassino et d’autres.

Étant membre de l’association musicale communale, j’avais pris l’initiative de prendre la grosse caisse (gros tambour de 70 cm de diamètre). L’administration coloniale était au courant du défilé, parce que toute la population musulmane était invitée à participer massivement et pacifiquement à travers toutes les villes d’Algérie pour fêter l’écrasement du fascisme. Même l’AML de Ferhat Abbas s’était jointe à nous.

Les tissus rouges et verts des drapeaux avaient été teints chez l'épouse de Hadj Tahar Boumaza, née Meriche. Elle s’y connaissait très bien, car elle avait l’habitude de teindre la laine destinée au tissage des couvertures. Quand la confection des drapeaux fut terminée, dans les maisons des militants, plusieurs d’entre eux les portaient haut à la main durant le défilé.

Le jour J, il y avait une foule immense rassemblée au rendez-vous. Les militants avaient reçu l’ordre d’encadrer les manifestants bien alignés.
À l’heure du départ, la marche commença. Toutes les banderoles déployées réclamaient l’indépendance.

J’étais à la tête du cortège, à la première rangée, la grosse caisse sur ma poitrine. Nous descendions l’avenue Vivonne (actuelle avenue Émir Abdelkader) et, arrivés au rond-point de la mairie, les Européens attablés à la terrasse du Café Régnier (Zaâmoune) se demandaient ce qui se passait. Puis, prenant l’avenue Gadaigne, l’actuelle avenue du 1er Novembre, et arrivés juste devant la maison des Douanes, comme prévu, j’ai donné l’ordre de lever et de déployer le drapeau algérien.
Le jeune Mouloud Lehtihet enfourché sur les épaules du grand khali Amar Nafa déploya le drapeau Algérien. L'emblème flottant au-dessus de ma tête.
Je battais le rythme de la caisse en entonnant l’hymne : « Min Djibalina Talaâ Sawt El Ahrar », repris en chœur par tous les manifestants.Puis nous avons contourné la rue des Frères Khellafi (ex-rue Marsan) et celle de Dekhli Mokhtar (ex-rue de Navarre) avant de nous arrêter devant le monument aux morts. Les autorités locales accouraient de partout. Le conseiller général musulman Si Ahcène Benkhellaf (Allah yerahmou), averti, était venu nous demander de nous disperser dans le calme, ce que nous avons fait.

Les premières rangées du défilé étaient encadrées par des policiers musulmans de la police communale. À mes côtés se trouvait Aâmi Ahcène Bouseloua (Rahimahou Allah), qui me disait :« Tahar, mon pistolet est vide, ils nous ont enlevé les chargeurs de balles par manque de confiance. »

Deux jours après commencèrent les arrestations massives. Un policier m’a interpellé à mon travail chez Birouk Smaïn, à la fabrique de liège, en me disant :« Le chef vous demande. » Je le suivis au commissariat. Là, je me suis retrouvé en présence de nombreux militants, puis nous avons été conduits à la caserne, dans une grande salle, ancienne boulangerie, sous l’accusation de reconstitution de ligue dissoute et manifestation sans autorisation. Même Messaoud Djennas, étudiant de passage à Jijel, a été arrêté. Heureusement qu’à Jijel nous avons manifesté dans le calme, sans aucun incident jusqu’à la dispersion finale. Nous avions suivi les ordres donnés depuis Alger. Mais dans certaines villes, après les manifestations, ce fut la chasse aux musulmans par les milices européennes.

Les arrestations furent massives, surtout dans l’Est constantinois où des émeutes éclatèrent, provoquées par les colons qui n’attendaient que cela. L’état d’urgence fut décrété. Guelma et Sétif connurent un carnage sans précédent. Le sinistre Achiary, sous-préfet de Guelma, brûlait dans les fours à chaux les cadavres d’Algériens assassinés. L’aviation française bombardait les douars de Kherrata et les environs, tandis qu’un croiseur, le Dugay-Trouin, canonnait la région depuis la mer.

Voilà la récompense que le colonialisme français offrait aux valeureux tirailleurs algériens qui avaient combattu le nazisme hitlérien : à leur retour au pays, ils retrouvèrent la désolation, les destructions et la mort de leurs proches. Le bilan dépassait les 45 000 morts.

À la caserne, lors d’une corvée, nous avons constaté la présence de mercenaires marocains, les tabors (goumiers). L’un d’eux, pour nous narguer, sortit de sa musette la tête d’une femme algérienne décapitée, portant encore de lourdes boucles d’oreilles en or. Ce sont des individus sans foi ni loi que la France employait comme soldats.

Après environ un mois, nous avons été transférés par camions au camp de concentration de la Légion, à Constantine, à Stah Mansourah, escortés par des gendarmes.
Nous étions, je crois, au nombre de 89. Arrivés à Constantine, nous avons été conduits devant le général Duval qui nous assigna à un ancien camp occupé auparavant par des prisonniers de guerre allemands. Là, nous avons trouvé un vieux légionnaire français barbu, chef du camp, qui nous rassembla avec des paroles menaçantes :« Ici, pas de discussions, sinon une tranchée et des balles dans la peau, et c’est fini. » Il y avait déjà des détenus de Collo, le professeur Gatti de Skikda, des militants de Saint-Arnaud ainsi qu’un vieux commerçant de Constantine, Hadj Hamiche.

Nous avons pris place par groupes dans de grandes baraques sous la garde de soldats sénégalais. Quelque temps plus t**d, le légionnaire fut remplacé par un adjudant de l’armée, grand buveur mais plus humain, ce qui nous arrangea beaucoup. Le camp se transforma rapidement en une grande mosquée sous la surveillance de Hadj Hamiche. Il y avait un tronc d’arbre coupé à environ un mètre de hauteur qui me permettait de faire l’appel à la prière.
Chaque matin, à l’heure du Fedjr, Achour Ledoughi venait me réveiller. Il faisait très frais et ma voix s’enrouait après l’adhan avant de revenir à la normale. Dans l’ensemble, tous les détenus s’entendaient très bien et la majorité accomplissait la prière. Le mois de Ramadhan, nous l’avons passé dans le jeûne et les prières des Taraouih malgré une chaleur importante.

Nos familles venaient à Constantine pour engager des avocats et nous rendre visite. Elles nous apportaient des couffins de nourriture et de l’argent afin que nous puissions nous ravitailler. Pendant notre séjour au camp, une véritable ambiance fraternelle régnait entre les détenus. Chaque matin et chaque soir, nous nous présentions à l’appel par groupes bien organisés : ceux de Djidjelli, Malkrouk Messaoud et de Saint-Arnaud Saâd Kharradj.

Lorsque l’autorité militaire m’adressa une convocation pour effectuer mon service national à Sidi Abdallah, en Tunisie, j’étais en prison.
Elle finit par abandonner l’idée, ne voulant pas d’un militant du PPA.

Le mois du Ramadhan terminé, c’était la fête de l’Aïd El Fitr. Le général Duval était venu au camp pour inspection ; en même temps, il avait libéré Hadj Hamiche. Le lendemain matin, un grand chariot tiré par deux chevaux et rempli de caisses de dattes arriva au camp avec El Hadj qui venait nous souhaiter la bonne fête.
Les caisses furent entreposées dans la cabane des Djidjelliens puis réparties équitablement entre tous les détenus. Un mois après, ne me rappelant plus très bien des dates du procès, ce fut la comparution devant le tribunal militaire de Constantine, en présence de nos avocats, sous l’inculpation de reconstitution de ligue dissoute, incitation à la révolte contre l’autorité de l’État français, rassemblements et défilés sans autorisation, etc.

Le procès dura plusieurs jours. Nous passions la nuit à la prison militaire et le jour au tribunal. Après les interrogatoires, les réquisitoires du procureur général Le Gros et les plaidoiries de nos avocats, le verdict tomba comme un couperet avec de lourdes condamnations allant de un an et un jour jusqu’à vingt ans de prison ferme, notamment pour Birouk Abdelkader et d’autres responsables (Rabbi yerhamhoum).

Il y avait une pléiade de défenseurs dont les deux Val, Benba-Ahmed et un avocat juif nommé Toubiana, constitué par Boumaza Mohamed. Un jour, lorsqu’il était venu rendre visite à Boumaza au camp, nous avions discuté avec lui. Tout en plaisantant, il nous avait dit :« França aye temkhat feha echkoua dema, ouach ya Kharadj ; Erghaoui. » Cela voulait tout dire : ce n’est pas en battant l’eau qu’on obtient la crème. Plusieurs détenus ayant déjà obtenu la liberté provisoire furent libérés à l’audience, entre autres Ahcène Chelgham.

L’audience terminée, tous les condamnés furent transférés à la prison civile de Koudia. C’est là que j’avais connu Djamel Derdour à l’infirmerie, qui m’avait soigné une dent cariée avec un plombage qui dura plusieurs années. Khider et Lahouel Hocine, également détenus du PPA, étaient de passage avant leur transfert vers la grande prison de Lambèse. Il y avait aussi un vieux gardien malgache surnommé « Papa » qui nous rendait beaucoup de services, portant nos lettres à nos familles et nous achetant discrètement de la nourriture. Quelques jours après, l’administration nous répartit dans trois prisons :

À Lambèse : les trois frères Bencharif — Mohamed, Bachir et Messaoud — Birouk Abdelkader, Boumaza Mohamed, Mekideche Ahcène et d’autres.
À Skikda : Roula Rabia et d’autres.
À Béjaïa : Aâmi Saïd Haroud, moi-même, Belhoul Youcef et Boubezari Rabia. Aâmi Saïd était inculpé dans une affaire d’armes avec Boudjoudjou de Texenna.

Dès notre arrivée à Béjaïa, nous avons exigé le statut de détenus politiques, car le directeur voulait nous mélanger avec les détenus de droit commun. Ce ne fut qu’après une grève de la faim qui dura plusieurs jours que nous avons obtenu nos droits : chambre à part, cuisine, parloir, réception radio, visites des familles avec couffins de nourriture et correspondance. Nous lui avons fait voir des vertes et des pas mûres, comme on dit. Finalement, il était revenu à la raison. Je lui ai même réparé des horloges de contrôle des rondes des gardiens, mais contre rémunération.

Aâmi Salah Bel Abbès, gardien de la prison, s’était lié d’amitié avec nous. Il nous achetait en ville ce dont nous avions besoin ; c’était notre commissionnaire. Chaque vendredi était le jour de la do**he hebdomadaire et nous en profitions également pour laver nos vêtements.
Les procès se sont déroulés au mois de juin 1945, tandis que la libération des détenus eut lieu en mars 1946, à la suite de l’amnistie décrétée par le général de Gaulle. Au total, la détention aura duré près de dix mois.

Le jour de notre libération, le directeur Volant s’était bien saoulé, heureux de nous voir partir. Les détenus de Lambèse avaient été libérés avant nous. Enfin, après une longue absence, nous étions très heureux de retrouver nos familles. Mais le combat pour l’Algérie indépendante n’était pas terminé. Après la dissolution du PPA vint la création du PPA-MTLD.

Allah yerham Echouhada.

Témoignage écrit en 2000 par Hadj Tahar Yousfi (1923-2003), Allah yerahmou.

06/05/2026

في ذكرى وفاة المرحوم سعيد مشطر…
يقدّم أخوه الأستاذ هارون مشطر شهادةً في حقّه، مستحضرًا مسيرته التي تميّزت بالكفاءة وفصاحة اللسان.

رحم الله الفقيد وغفر له وأسكنه فسيح جناته، وجعل قبره روضة من رياض الجنة 🤲

05/05/2026

Lecture historico-architecturale de l’Hôtel de Ville de Jijel : entre recomposition urbaine post-sismique et modernité naissante

Par Hocine Tebbouche, enseignant-chercheur au département d’architecture de l’université de Jijel

Plongez au cœur de l’histoire singulière de l’Hôtel de Ville de Jijel (ex Djidjelli), véritable joyau architectural issu du vaste projet de recomposition urbaine engagé après le séisme du XIXe siècle.

Conçue dans un contexte de modernisation de la nouvelle ville coloniale, cette bâtisse emblématique incarne à la fois l’audace architecturale et les ambitions d’une époque tournée vers le renouveau.

Issu d’un concours prestigieux, ce projet reflète les visions novatrices d’architectes désireux d’inscrire Jijel dans une dynamique urbaine moderne. L’édifice s’affirme ainsi comme un repère majeur du paysage urbain.

Aujourd’hui fragilisé par les effets du temps, l’Hôtel de Ville demeure un témoignage précieux d’un patrimoine colonial riche, invitant à une redécouverte et à une réflexion sur sa préservation.

Source :
https://youtu.be/dq93tg57DbY?si=mfN_fFSsufghC4BN

#جيجل #بلدية #تاريخ

01/05/2026

عنوان الحصة:
توضيحات حول جيجل وبجاية… الحقيقة التي يجهلها الكثير!

Titre de l'émission
Jijel – Béjaïa : éclaircissements sur une relation méconnue !

#تاريخ #اللغة #جيجل #اللهجة #بجاية #صورة

23/04/2026

مع الاستاذ هارون مشطر حول بعض المفردات من اللهجة الجيجلية.

Avec l'enseignant Haroun Mechtar, sur quelques expressions du dialecte Jijelien.
#تاريخ #اللغة #جيجل

18/04/2026

Jijel : offert par la famille Fergani, un cimetière qui fait vivre la mémoire des martyrs

Face à la mer, entre Beaumarchais et le village Mustapha, le cimetière dit Fergani est toujours là, discret, presque en retrait du tumulte, mais profondément ancré dans la mémoire locale.

Le terrain, offert par la famille Fergani (Bel Feryani), témoigne d’une époque où les élans de solidarité laissaient une empreinte durable dans la ville.

À l’ombre de ses tombes, le temps semble suspendu. Une partie de ce lieu est dédiée aux martyrs de la Révolution, rappelant avec sobriété le prix de la liberté et le lien indéfectible entre Jijel et son histoire.

Pourtant, malgré ce geste historique et symbolique, aucune plaque ne porte aujourd’hui le nom de la famille Fergani, comme si ce don majeur s’était fondu silencieusement dans le paysage de la mémoire collective.

Entre mer et silence, ce cimetière demeure un repère, un fragment vivant du passé que les générations continuent de porter en mémoire.


#مقبرة #جبانة #فرڨاني #جيجل #البحر #بومارشي #شهداء

الجيجلي قديماً: بين التديّن والأناقة التقليديةفي زمنٍ مضى، كان الجيجلي يتميّز ليس فقط بتعلّقه العميق بالدين، بل أيضاً بأ...
13/04/2026

الجيجلي قديماً: بين التديّن والأناقة التقليدية

في زمنٍ مضى، كان الجيجلي يتميّز ليس فقط بتعلّقه العميق بالدين، بل أيضاً بأسلوبه اللباسي الرصين الذي يعكس قيمه وأخلاقه. فبزيّه التقليدي المكوّن من القندورة والبرنوس، وغالباً ما يُرفَق بالعمامة (الشاش) أو الشاشية أو الطربوش، كان يجسّد معاني الاحترام والوقار والهوية المحلية.

ومن بين هذه الشخصيات البارزة، نستحضر الشيخ علي فاطس، المعروف بـ"سيدي" (1900–1988)، الذي شغل منصب إمام المسجد الكبير بمدينة جيجل. لم يكن رجل دين فحسب، بل كان أيضاً طالب علم (طالب)، يعلّم الأطفال القرآن الكريم داخل منزله الكائن بحي هلالة حسين (المعروف سابقاً بالفوبور).

وفي تلك الفترة، كانت هناك عادة روحانية راسخة بالمسجد العتيق، حيث يجتمع المصلّون عقب كل صلاة العصر. وكان الشيخ علي، مرفوقاً بعدد من حفظة القرآن، يتلون جماعياً وبصوتٍ مرتفع جزءاً من كتاب الله يُعرف بـ"الحِزب". وقد شكّلت هذه اللحظات صورة حيّة لإيمانٍ جماعي متجذّر وروحٍ دينية متوارثة.
رحمه الله.
#تاريخ #صورةاليوم #امام

Z’rir : la douceur de Jijel qui raconte la vieÀ Jijel, certaines traditions ne s’écrivent pas dans les livres : elles se...
12/04/2026

Z’rir : la douceur de Jijel qui raconte la vie

À Jijel, certaines traditions ne s’écrivent pas dans les livres : elles se transmettent de main en main, de cuisine en cuisine, et surtout de cœur en cœur.

Le Z’rir en fait partie. Ce met emblématique, à la fois simple et généreux, accompagne les moments les plus précieux de la vie des Jijeliens, en particulier la naissance d’un enfant.

Dans les ruelles parfumées de la ville, il fut un temps où l’annonce d’une naissance ne passait ni par téléphone ni par réseaux sociaux. Elle arrivait dans une assiette. Une assiette de Z’rir, soigneusement préparée, décorée de noix, et envoyée aux proches comme une invitation silencieuse mais chaleureuse. Recevoir ce plat, c’était déjà partager la joie, avant même de franchir le seuil de la maison familiale.

Préparé à base de semoule dorée lentement dans le smen, puis enrichi de sucre glace, de raisins secs et de noix concassées, le Z’rir est bien plus qu’une recette. C’est un rituel. Le geste est précis, presque méditatif : remuer sans cesse, surveiller la couleur, ajuster la texture. Chaque famille a son secret, son dosage, son “tour de main” hérité des mères et des grands-mères.

Et parce que la tradition Jijelienne ne fait jamais les choses à moitié, le Z’rir se déguste souvent accompagné de Kesra préparée au four traditionnel El koucha. Ce pain rustique, légèrement croustillant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, vient équilibrer la richesse du Z’rir et transforme chaque bouchée en un véritable moment de partage, où le sucré et le terroir se rencontrent.

Mais le Z’rir ne se limite pas aux naissances. Il revient aussi illuminer les tables lors de Mawlid al-Nabawi, rappelant que la cuisine, ici, est intimement liée à la mémoire collective et à la spiritualité.

Aujourd’hui, malgré le rythme effréné de la vie moderne, cette tradition résiste. Certes, les plateaux ont parfois laissé place à des emballages plus pratiques, et les visites se font plus rapides. Mais le goût, lui, n’a pas changé. Il porte toujours cette chaleur du foyer, cette générosité discrète et cette fierté d’un patrimoine culinaire préservé.

Le Z’rir, en somme, n’est pas qu’un dessert. C’est une histoire que l’on mange. Une histoire faite de naissances, de fêtes, de partage… et surtout, de souvenirs qui ne demandent qu’à être ravivés à chaque cuillère.

Bon appétit 😅...

#تاريخ #جيجل #الزرير #صورة #صورةاليوم #الجزائر

11/04/2026

لقاء اليوم في صوت جيجل مع السيد محمد بن واطاح، محمد بن وطّاح، المهتمّ بتاريخ جيجل ولهجتها المحلية.
موضوع اليوم :
الجيجلية والقبائلية: جذور مشتركة.
#تاريخ #جيجل #اللهجة #تمازيغ

05/04/2026

مع الاستاذ هارون مشطر حول بعض المفردات من اللهجة الجيجلية.

Avec l'enseignant Haroun Mechtar, sur quelques expressions du dialecte Jijelien.

#تاريخ #جيجل #مشطر
#الحجرة #جامعة

05/04/2026

Retour sur l’histoire du Grand Hôtel Djidjelli-Plage : étude historique et architecturale d’un édifice centenaire à Jijel.

Par Hocine Tebbouche, enseignant-chercheur au département d'architecture de l'université de Jijel.

Dominant les hauteurs de la ville coloniale de Djidjelli et offrant une vue imprenable sur les golfes de Bougaroun et de Bougie, le Grand Hôtel Djidjelli-Plage, conçu par l’architecte Gaston Cier (Alger), fut édifié entre 1926 et 1929 sur un terrain de deux hectares. Les travaux de réalisation furent confiés à l’entreprise de Lucien Staletti, pour le compte de la société Djidjelli-Plage, avec un budget considérable dépassant le million de francs.
Transformé en hôpital civil en 1934, cet édifice centenaire abrite aujourd’hui un Institut national supérieur de formation paramédicale.

Source : https://youtu.be/ZHu6CZDOtYU
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