Musée départemental d'art ancien et contemporain

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Musée départemental d'art ancien et contemporain Situé en plein cœur d’Épinal, le MUDAAC est l’un des plus importants musées de Lorraine…
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Entièrement reconstruit en 1992, il offre aux visiteurs un voyage dans le temps sur ses 4 000 m² d’exposition, avec des collections variées et de qualité : plus de 30 000 objets et œuvres d’art, de la préhistoire à l’art du 21ème siècle, y sont conservés. Autour de chefs-d’œuvre de Georges de La Tour, Rembrandt et Claude le Lorrain, la collection de peinture brille par sa qualité et sa cohérence ; elle présente un large panorama de la production picturale européenne des 17ème et 18ème siècles. Son noyau originel est constitué par la collection des princes de Salm, saisie à la Révolution française dans leur château de Senones. Cette galerie rassemblée principalement au milieu du 18ème siècle vaut au musée départemental la chance de posséder des œuvres importantes de Stella, La Hyre, A. Coypel, Lemoine, Rosa, Ricci, l’Albane, Brueghel de Velours et bien sûr Rembrandt. La collection d’art contemporain est également d’un niveau exceptionnel, avec un des fonds les plus précoces et les plus importants en province pour la qualité des signatures et la pertinence du regard qui a présidé leur choix, constitué dans les années 1970 quand la présence des avant-gardes était encore rare dans les musées en région. Les grands mouvements européens et américains depuis 1960 sont représentés avec des œuvres caractéristiques et importantes. A travers l’Art conceptuel, l’Art minimal, le Pop Art, le Nouveau Réalisme ou l’Arte Povera, ce sont les grandes remises en question de la production de l’art et de sa réception qui sont convoquées dans les salles du musée départemental. Des œuvres phares de Mario Merz, Gilberto Zorio, Christian Boltanski, Jacques Villeglé, Dan Flavin, Joseph Kosuth, François Morellet, Gilbert and Georges, Andy Warhol dialoguent et interrogent le visiteur, faisant appel autant à sa sensibilité qu’à son jugement critique. Les collections archéologiques rassemblées depuis les origines du musée couvrent de larges périodes au sein desquelles l’époque gallo-romaine est particulièrement bien représentée. Les salles d’exposition permanente présentent une importante série de stèles funéraires ou votives provenant en particulier de Soulosse-sous-Saint-Elophe, Monthureux-sur-Saulx. Les tablettes astrologiques en ivoire d’inspiration égyptienne découvertes à Grand, le Jupiter cavalier à l’anguipède surmontant une colonne de Portieux ainsi que l’hermaphrodite de Sion figurent parmi les pièces les plus importantes. Des a***s et bijoux mérovingiens de la région de Vittel complètent la collection.

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE] Aujourd’hui : Une huile sur toile, du 2ème quart du XVIIIe siècle, de Jacob de Wit (1695-1754), inti...
12/10/2026

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE]
Aujourd’hui : Une huile sur toile, du 2ème quart du XVIIIe siècle, de Jacob de Wit (1695-1754), intitulée « Angelots jouant » :

La technique de la grisaille, peinture en camaïeu de gris, permet au peintre de démontrer sa virtuosité. Il s'inscrit dans le débat du Paragone*, voulant établir qui, de la peinture ou de la sculpture est supérieure. Ce style d’œuvres, qui brouille volontairement les repères, est très apprécié dès le XVe siècle. Jacob de Wit excelle dans cette technique.

Le « putto »** charnu et joueur est un motif privilégié de ce type d’œuvres : la mode est alors au rococo***, porté en France par des peintres comme François Boucher ou Jean-Honoré Fragonard.

Établi à Amsterdam, Jacob de Wit réalise des décors intérieurs aussi bien pour les riches particuliers des Pays-Bas que pour l’Église catholique. Ses fresques et plafonds sont souvent inspirés de thèmes mythologiques, bibliques ou allégoriques. On apprécie la beauté de ses compositions ainsi que son utilisation des couleurs vives et des jeux de lumière pour créer des effets spectaculaires.
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*Paragone : mot italien signifiant « comparaison ». Débat de la Renaissance italienne dans lequel la peinture et la sculpture (et dans une certaine mesure, l'architecture) étaient chacune défendues comme supérieures et donc distinctes.
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**Putto (putti au pluriel) : mot italien désignant un angelot nu et ailé. Ils symbolisent le plus souvent l'amour.
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***Le style rococo (ou style rocaille) se développe en France sous le règne de Louis XV (1715-1774). Il s'agit d'un nouveau répertoire iconographique qui s'inspire de la nature.
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+ d’infos sur les collections :
https://mudaac.vosges.fr/
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© MUDAAC Épinal, cliché Claude Philippot

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE] Aujourd’hui : Une huile sur toile d’Eugène Médard (1848-1887), intitulée « Une Retraite », de 1878 :...
05/10/2026

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE]
Aujourd’hui : Une huile sur toile d’Eugène Médard (1848-1887), intitulée « Une Retraite », de 1878 :

Une armée bat en retraite dans un chemin creux bordé d’arbres. Des soldats tombés au combat ou blessés sont au sol et un groupe s’est formé pour défendre l’arrière du convoi en difficulté. Les tirs de fu**ls des deux armées forment des éclats de fumées blanches dans le froid paysage d’hiver.

Cette toile s’inscrit dans la peinture de batailles de la Guerre de 1870 : après la défaite de Sedan, des peintres tels qu’Édouard Detaille, Alphonse de Neuville ou Henri Dupray mettent en avant l’âpreté des combats et la grandeur dans l’échec.
Élève de Jean-Louis Gérôme, de Léon Cogniet et de Sébastien Cornu, Eugène Médard participe aux combats de 1870. Marqué par la guerre, il se spécialise dans les scènes de vie militaire.

Ici, la défaite revêt un caractère implacable, et la résistance des personnages, pris à revers par l’ennemi, apparaît illusoire. Le peintre insiste ainsi sur la bravoure héroïque mais malheureusement inutile des soldats. Cette toile a été achetée par l’État au Salon de 1879 pour être déposée au Musée départemental, à Épinal.

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© MUDAAC Épinal, cliché Claude Philippot

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE] Aujourd’hui : Saint Hubert ou saint Gengoult Sculpture en pierre calcaire provenant de l'église de G...
28/09/2026

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE]
Aujourd’hui : Saint Hubert ou saint Gengoult
Sculpture en pierre calcaire provenant de l'église de Girmont (Vosges)
Fin du XVe siècle - début du XVIe siècle

Vêtu comme un noble, ce jeune cavalier représente probablement Hubert, ou peut-être Gengoult, deux saints chasseurs importants en Lorraine à la fin du Moyen Âge.
À la fin du XIXe siècle, plusieurs érudits se sont opposés sur l’identification du saint. Félix Voulot, conservateur du musée, estimait qu’il pouvait s’agir d’une représentation de saint Hubert sous les traits du duc de Lorraine René II. L'hypothèse a été réfutée par Léon Germain qui affirmait ne pas connaître de statue d’Hubert seul à cheval dans une scène dépourvue de cerf. C’est ainsi que la sculpture a longtemps été considérée comme une représentation de saint Gengoult.

Mais l’affirmation de Germain n’est pas fondée, et la comparaison avec d’autres statues équestres figurant Hubert atteste que la torsion du bras est due à la manipulation du cor de chasse, attribut de ce dernier.

Cette sculpture a été a été attribuée au « Maître de Domjulien », élève de Mansuy Gauvain actif au début du XVIe siècle. Mais l’attitude des personnages, la représentation du harnachement et la maîtrise de l’anatomie du cheval témoignent aussi d’une influence des modèles italiens arrivés en Lorraine dans le dernier quart du XVe siècle.

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© MUDAAC Épinal, cliché Claude Philippot

🔎 [1 JOUR, 1 ARTISTE]Aujourd’hui : Odilon Redon (1840-1916)Issu d’une famille bourgeoise bordelaise, Odilon Redon côtoie...
21/09/2026

🔎 [1 JOUR, 1 ARTISTE]
Aujourd’hui : Odilon Redon (1840-1916)

Issu d’une famille bourgeoise bordelaise, Odilon Redon côtoie très tôt le milieu artistique. Après avoir commencé des études d’architecture à Paris, il se passionne pour la sculpture, la gravure, le dessin au fusain et le pastel.

Doté d’une grande liberté créatrice, Redon puise dans son imaginaire et ses rêves pour faire surgir un univers peuplé de créatures fantastiques, de chimères et de monstres. Cette première période de son œuvre est marquée par ses célèbres « Noirs », dessins et lithographies aux tonalités profondes.

À partir des années 1890, la couleur prend une place majeure dans son travail. L’artiste privilégie aussi de plus en plus la peinture à l’huile et le pastel, tout en continuant à explorer d'autres supports et techniques.

Initialement intitulé « Au ciel », le thème des « Yeux clos » devient pour Redon une véritable source d’inspiration, qu’il décline dans une dizaine de versions.
En 1890, il réalise une première version peinte : si le modèle reste identique, Redon joue subtilement avec les variations.

Première œuvre de Redon acquise par l’État pour les collections nationales, elle entre en 1904 au musée du Luxembourg, alors consacré aux artistes vivants. Cette version peinte à l’huile sur carton est aujourd’hui conservée au musée d’Orsay.

La version au pastel conservée au MUDAAC est probablement postérieure à cette peinture.

La composition évoque immédiatement les portraits en buste de la Renaissance italienne. Redon avait également sans doute gardé en mémoire, de ses séances de copie au musée du Louvre, l’« Esclave mourant » de Michel-Ange, dont on retrouve l’écho dans l’inclinaison de la tête et l’expression méditative du modèle.

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Odilon Redon, « Mon portrait » © Musée d’Orsay
Odilon Redon, « Les yeux clos » © MUDAAC - Épinal

🔎 [REGARD SUR NOS COLLECTIONS]Avez-vous vu passer une girafe ?Il y a deux siècles, en France, certains auraient pu répon...
14/09/2026

🔎 [REGARD SUR NOS COLLECTIONS]
Avez-vous vu passer une girafe ?

Il y a deux siècles, en France, certains auraient pu répondre « oui » !
En 1826, Zarafa est la première girafe à fouler le sol français. Offerte au roi Charles X par le pacha d’Égypte Méhémet Ali, elle arrive par bateau à Marseille avant de rejoindre Paris… à pied, au printemps 1827.

Impossible de manquer ce cortège extraordinaire. En tête et sur les côtés, des genda***s à pied et à cheval. Au centre, la girafe, vêtue d’un manteau pour affronter les températures plus fraîches. L’accompagnent aussi plusieurs vaches destinées à lui fournir ses vingt litres de lait quotidiens, ses deux gardiens et le célèbre naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, chargé par le Jardin du Roi de veiller au bon déroulement de cette incroyable expédition.

Installée au Jardin du Roi (le futur Jardin des Plantes), elle attire près de 600 000 visiteurs dès la première année. Une véritable célébrité !

Son image se diffuse rapidement à travers des dessins, des gravures et des sculptures, mais également par le biais d’une multitude d’objets du quotidien : éventails, ombrelles, vêtements, poteries… L’engouement est tel qu’un mot est même inventé pour désigner cette fascination qui gagne tout le royaume : la « girafomania ».

Les collections du MUDAAC témoignent elles aussi de cet engouement. Au XIXe siècle, les faïenceries d’Épinal et de Rambervillers reprennent le motif de la girafe sur plusieurs plats et assiettes.

Avec sa silhouette insolite et le jaune vif de sa robe, la girafe apporte alors un véritable renouveau aux décors traditionnels de la faïence (personnages, motifs floraux ou architecturaux, animaux communs : coqs, aigles et oiseaux stylisés…).

Mais rares sont les dessinateurs ayant réellement vu la girafe. Faute de modèle, chacun la réinvente à sa manière. D’une assiette à l’autre, oreilles, museau, crinière, taches et sabots changent de forme selon l’inspiration de l’artiste. Le décor participe également à l’évasion, avec une végétation luxuriante et de pseudo-palmiers destinés à évoquer des contrées lointaines.

Cette histoire rappelle aussi combien notre rapport aux animaux a évolué : difficile d’imaginer désormais imposer à une girafe un tel voyage pour satisfaire la curiosité du public.


🦒 En attendant de pouvoir admirer ces assiettes au musée, retrouvez les collections du MUDAAC sur son site internet.
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👉 https://mudaac.vosges.fr/
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"Assiettes à la girafe"
Faïence à décor peint
Inv. 77-4-5, 77-7-25, C.1371.19
© MUDAAC Épinal, clichés L’Œil Créatif

[DANS LES COULISSES DES RESTAURATIONS]Vous reconnaissez cette œuvre ?« Mercure et Hersé », tableau du peintre et graveur...
07/09/2026

[DANS LES COULISSES DES RESTAURATIONS]
Vous reconnaissez cette œuvre ?

« Mercure et Hersé », tableau du peintre et graveur Laurent de La Hyre conservé dans les collections du MUDAAC, est actuellement pris en charge par le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) dans le cadre d’une campagne d’étude et de restauration.

L’œuvre est confiée à Nelly Cochet, restauratrice de peintures, qui procède actuellement à un minutieux nettoyage. Ces photographies prises au cours de son intervention permettent d’en découvrir certains détails au plus près et d’observer certaines étapes du travail en cours.

Le Figaro vient de consacrer un reportage à Nelly Cochet, et à son travail au sein des ateliers du C2RMF.
L’occasion de découvrir les gestes et les savoir-faire qui accompagnent la restauration des œuvres.
UN joli coup de projecteur aussi sur les collections du MUDAAC 🫶

▶️ Le reportage est à découvrir ici : https://video.lefigaro.fr/figaro/actualite-france/on-touche-a-des-oeuvres-incroyables-nelly-restaure-les-plus-beaux-tableaux-du-patrimoine-20260710

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https://mudaac.vosges.fr/

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© clichés Nelly Cochet

🔎 [1 JOUR, 1 ARTISTE]Aujourd’hui : Grandville (1803-1847), dessinateur, caricaturiste et illustrateur Né à Nancy, Jean I...
31/08/2026

🔎 [1 JOUR, 1 ARTISTE]
Aujourd’hui : Grandville (1803-1847), dessinateur, caricaturiste et illustrateur

Né à Nancy, Jean Ignace Isidore Gérard, dit Grandville, est l’une des figures majeures de l’illustration du XIXᵉ siècle. Il grandit dans un environnement artistique : son père est peintre miniaturiste et ses grands-parents comédiens. Très tôt, il développe un goût marqué pour le dessin et la caricature.

Installé à Paris en 1825, il trouve dans l’effervescence de la capitale une source d’inspiration inépuisable. Collaborateur de journaux tels que La Silhouette et La Caricature, il porte sur la société de son époque un regard acéré. Ses caricatures, parfois jugées trop audacieuses, lui attirent les foudres de la censure.
Grandville se tourne ensuite progressivement vers l’illustration, sans jamais renoncer à son esprit caustique.

Tout au long de sa carrière, il s’attachera à faire reconnaître l’illustration comme un art à part entière. Son goût pour l’étrange, le merveilleux et les métamorphoses a conduit certains critiques à voir en lui l’un des précurseurs du surréalisme.

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+ d’infos sur les collections :
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Jean Ignace Isidore Gérard, dit Grandville, « L’Été » © MUDAAC – Épinal, cliché L’Œil Créatif

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE]Aujourd’hui, entrons dans l’atelier d’Édouard Vuillard (1868-1940) avec cette huile sur carton réalis...
24/08/2026

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE]
Aujourd’hui, entrons dans l’atelier d’Édouard Vuillard (1868-1940) avec cette huile sur carton réalisée vers 1905 :

Formé à Paris, à l’école des Beaux-Arts et à l’Académie Julian, Vuillard rejoint dans sa jeunesse le groupe des Nabis, autour de Paul Sérusier. Héritiers notamment des estampes japonaises alors très en vogue, ces artistes défendent une conception nouvelle de la peinture : une vision synthétique, qui simplifie les formes, privilégie les grands aplats de couleurs franches et affirme la surface du tableau plutôt que l’illusion de la profondeur. Nourri aussi par les modernités de Manet et les rêveries symbolistes, ce langage pictural annonce certaines recherches du fauvisme, de l’expressionnisme et de l’abstraction.

Surnommé le « zouave » par ses camarades en raison de sa barbe taillée à la manière militaire, le jeune Vuillard se déclare un artiste moderne. Il développe très tôt un goût particulier pour les scènes d’intérieur intimistes. Chambres, salons et ateliers deviennent sous son pinceau des espaces sensibles, où personnages, décors et lumière semblent presque se confondre.

Ici, « Dans l’atelier », le peintre saisit un instant furtif : la pose d’un modèle. L’œuvre conserve le caractère spontané d’une étude. Certaines parties du carton restent visibles, tandis que la touche, légère et rapide, suggère les formes plus qu’elle ne les décrit.

Le MUDAAC conserve deux huiles sur carton de Vuillard, toutes deux issues de la collection de Paul et Ève Delacroix, léguée au musée en 2000.
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« Autoportrait » vers 1889-1890 • Coll.particulière • © Bridgeman Images / Lefevre Fine Art Ltd
« Dans l’atelier » © MUDAAC - Épinal, cliché Bernard Prud’homme

[DANS LES COULISSES DES RESTAURATIONS]🔬 Le Rembrandt du MUDAAC confié au C2RMFŒuvre majeure des collections du Musée dép...
17/08/2026

[DANS LES COULISSES DES RESTAURATIONS]
🔬 Le Rembrandt du MUDAAC confié au C2RMF

Œuvre majeure des collections du Musée départemental d’art ancien et contemporain, à Épinal, la « Mater Dolorosa » de Rembrandt a été confiée au Centre de recherche et de restauration des musées de France — C2RMF, dans ses ateliers de Versailles.

Actuellement fermé pour travaux, le MUDAAC prépare son futur parcours permanent. À sa réouverture, à l’été 2027, ce tableau signé et daté de 1661 y retrouvera toute sa place.

Avant sa restauration, l’œuvre a bénéficié d’un important dossier d’imagerie et d’analyses scientifiques. Ces investigations permettent de mieux comprendre son état de conservation : elles ont notamment mis en évidence l’altération d’un ancien pigment bleu, utilisé dans le fond et le manteau de la Vierge, ainsi que plusieurs repeints et zones d’usure.

Ce travail préalable guidera la restauration du tableau, prévue de septembre 2026 à mars 2027.

👉 À découvrir : l’article du C2RMF consacré à la Mater Dolorosa de Rembrandt :
https://c2rmf.fr/actualite/le-rembrandt-du-musee-depinal-des-analyses-scientifiques-la-restauration
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+ d’infos sur les coulisses :
https://mudaac.vosges.fr/

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Rembrandt Harmensz van Rijn, dit Rembrandt, Mater Dolorosa
Photographie en lumière directe © C2RMF / Philippe Salinson
Photographie sous fluorescence d’ultraviolets © C2RMF / Philippe Salinson

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE]Aujourd’hui dans les collections : « Harmonie du soir », d’Henri RovelNé en 1849 à Saint-Dié, dans le...
10/08/2026

🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE]
Aujourd’hui dans les collections : « Harmonie du soir », d’Henri Rovel

Né en 1849 à Saint-Dié, dans les Vosges, Henri Rovel mène d’abord une carrière d’officier d’artillerie après son passage à l’École polytechnique, qu’il intègre en 1868.

Après la défaite de 1870, il quitte l’armée pour se consacrer notamment à la peinture. Il fréquente alors l’atelier de Fernand Cormon, à Paris, avant d’exposer régulièrement au Salon des Champs-Élysées ainsi qu’aux Salons de Saint-Dié, Remiremont et Nancy.

Peintre de scènes de genre et de paysages, Henri Rovel s’inspire autant de sa région natale que de ses voyages en Espagne, en Algérie et en Tunisie.

Dans "Harmonie du soir", huile et pastel sur toile, réalisée en 1895, l’artiste restitue l’atmosphère douce et colorée d’un soir près de Tunis. Les dernières lueurs roses du couchant s’étirent vers la mer, éclairant encore une partie de la ville et le haut d’un minaret. À l’arrière-plan, la mer et les montagnes dominent la baie.

À noter : créé par Fernand Cormon en 1883, au 104 boulevard de Clichy à Paris, l’atelier Cormon voit passer de futurs artistes de renom, parmi lesquels Paul Gauguin ou encore Henri de Toulouse-Lautrec.

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+ d’infos sur les collections :
👉 https://mudaac.vosges.fr/
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© MUDAAC Épinal, cliché Claude Philippot

Adresse

1 Place Lagarde
Épinal
88000

Heures d'ouverture

Lundi 09:30 - 12:30
14:00 - 17:30
Jeudi 09:30 - 12:30
14:00 - 17:00
Vendredi 09:30 - 12:30
14:00 - 17:30
Samedi 10:30 - 12:30
14:00 - 18:00
Dimanche 14:00 - 18:00

Téléphone

+33329822033

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