12/10/2026
🔎 [1 JOUR, 1 ŒUVRE]
Aujourd’hui : Une huile sur toile, du 2ème quart du XVIIIe siècle, de Jacob de Wit (1695-1754), intitulée « Angelots jouant » :
La technique de la grisaille, peinture en camaïeu de gris, permet au peintre de démontrer sa virtuosité. Il s'inscrit dans le débat du Paragone*, voulant établir qui, de la peinture ou de la sculpture est supérieure. Ce style d’œuvres, qui brouille volontairement les repères, est très apprécié dès le XVe siècle. Jacob de Wit excelle dans cette technique.
Le « putto »** charnu et joueur est un motif privilégié de ce type d’œuvres : la mode est alors au rococo***, porté en France par des peintres comme François Boucher ou Jean-Honoré Fragonard.
Établi à Amsterdam, Jacob de Wit réalise des décors intérieurs aussi bien pour les riches particuliers des Pays-Bas que pour l’Église catholique. Ses fresques et plafonds sont souvent inspirés de thèmes mythologiques, bibliques ou allégoriques. On apprécie la beauté de ses compositions ainsi que son utilisation des couleurs vives et des jeux de lumière pour créer des effets spectaculaires.
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*Paragone : mot italien signifiant « comparaison ». Débat de la Renaissance italienne dans lequel la peinture et la sculpture (et dans une certaine mesure, l'architecture) étaient chacune défendues comme supérieures et donc distinctes.
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**Putto (putti au pluriel) : mot italien désignant un angelot nu et ailé. Ils symbolisent le plus souvent l'amour.
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***Le style rococo (ou style rocaille) se développe en France sous le règne de Louis XV (1715-1774). Il s'agit d'un nouveau répertoire iconographique qui s'inspire de la nature.
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+ d’infos sur les collections :
https://mudaac.vosges.fr/
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© MUDAAC Épinal, cliché Claude Philippot