19/03/2026
🚂 𝐓𝐑𝐀𝐈𝐍𝐒 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐋𝐎𝐈𝐑𝐄 #𝟑
𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝟏𝟔𝟎 𝐚𝐧𝐬, 𝐢𝐥 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐢𝐬
Le 19 mars 1866, à L'Aigle, dans l'Orne, disparaissait Pierre-Louis Gillet. Ancien élève de l'École des Mines de Saint-Étienne, il avait consacré l'essentiel de sa vie à un seul et même objet : la première ligne de chemin de fer de France et d'Europe continentale.
Gillet rejoint la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire dès 1825, deux ans avant l'ouverture commerciale du 30 juin 1827. Il y apprend le métier sous la direction de Beaunier, l'ingénieur fondateur. À son départ, il prend la tête technique de la ligne. Il ne la quittera plus.
⏳ 𝐕𝐈𝐍𝐆𝐓-𝐍𝐄𝐔𝐅 𝐀𝐍𝐒 𝐒𝐔𝐑 𝐋𝐀 𝐌𝐄̂𝐌𝐄 𝐋𝐈𝐆𝐍𝐄
Il traverse toutes les mutations :
→ Les débuts de la traction hippomobile
→ L'arrivée des premiers voyageurs payants en 1832
→ Le passage aux locomotives à vapeur en 1844
→ Jusqu'à la fusion dans le Grand-Central en 1854
Un journal de l'époque le salue quelques jours après sa mort : "𝑖𝑙 𝑎 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒́ 𝑞𝑢𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑎𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑐ℎ𝑒𝑚𝑖𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑓𝑒𝑟."
📍 𝐀𝐍𝐃𝐑𝐄́𝐙𝐈𝐄𝐔𝐗, 𝐒𝐀 𝐃𝐄𝐑𝐍𝐈𝐄̀𝐑𝐄 𝐃𝐄𝐌𝐄𝐔𝐑𝐄
Son corps, parti de l'Orne où il s'était établi en fin de carrière, est rapatrié à Andrézieux. C'est ici que ses enfants étaient nés, pendant les années où il dirigeait la ligne. C'est ici qu'il repose.
Une stèle perpétue sa mémoire au cimetière de la commune. Une rue d'Andrézieux porte son nom : celle que vous empruntez en petit train lors de votre balade vers le terminus historique de la ligne.
Pierre-Louis Gillet est également présent dans notre spectacle immersif. Parce que cette ligne n'a pas seulement été inventée. Elle a été tenue, défendue, vécue par des hommes comme lui.
📷 𝑁𝑒́𝑐𝑟𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑒 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑒́𝑒 𝑙𝑒 25 𝑚𝑎𝑟𝑠 1866 ~ 𝑠𝑡𝑒̀𝑙𝑒, 𝑐𝑖𝑚𝑒𝑡𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑑'𝐴𝑛𝑑𝑟𝑒́𝑧𝑖𝑒𝑢𝑥.