23/05/2026
📜 Lettre à Theo et Jo, le samedi 24 mai 1890, Auvers-sur-Oise
Quelques jours après son arrivée à Auvers-sur-Oise, Vincent van Gogh exprime combien il est difficile de garder la maîtrise de son art : chaque tableau demande travail et constance, et s’arrêter, même quelques jours, pourrait lui faire perdre ce qu’il a gagné avec tant d’efforts. Entre la fatigue, les soucis pour son neveu et la gestion de ses toiles, il continue à peindre avec discipline, conscient que chaque jour compte.
Pour lui, la peinture est un exercice quotidien, un refuge et une manière de donner un sens à ses journées incertaines. Sur les conseils du docteur Gachet, qui lui recommande de se plonger dans un travail intense pour éviter de ruminer ses problèmes mentaux, Vincent suit cette prescription avec sérieux. Créer devient sa façon de tenir face aux difficultés, et chaque coup de pinceau est un petit acte de survie, à la fois discipline et thérapie pour son esprit troublé.
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🖊 Letter to Theo and Jo, Saturday May 24th 1890, Auvers-sur-Oise
A few days after arriving in Auvers-sur-Oise, Vincent van Gogh expressed how difficult it was to maintain control over his art: each painting required hard work and perseverance, and stopping—even for just a few days—could cause him to lose what he had gained through such great effort. Between exhaustion, worries about his nephew, and managing his canvases, he continued to paint with discipline, aware that every day counted.
For him, painting was a daily practice, a refuge, and a way to give meaning to his uncertain days. On the advice of doctor Gachet, who encourages him to immerse himself in intense work to avoid dwelling on his mental struggles, Vincent takes this advice seriously. Creating becomes his way of coping with difficulties, and every brushstroke is a small act of survival—both discipline and therapy for his troubled mind.