22/09/2026
« Clin d’œil nature »
L’onagre à grandes fleurs – Oenothera glazioviana
Dernier petit coup de projecteur sur une beauté florale qui tire bientôt sa révérence. Dame Onagre nous a éclairé tout l’été de sa corolle jaune irisée. Cette belle des friches, des fossés et des bords de route, égaye également les berges de Garonne durant tout l’été. Deux ans de vie commune pour cette bisannuelle sachant se faire discrète à nos yeux la première année, ne laissant entrevoir qu’une rosace de feuilles rase-mottes. Et pourtant que d’éclats et d’exubérance, un printemps plus t**d, avec ses fleurs multiples à quatre pétales échancrés jaune vif, dominant sur sa tige dressée le reste de la flore herbacée.
L’onagre sait se faire belle et parfumée, surtout à la nuit tombée, pour emballer, les butineurs de sortie, sphinx et noctuelles (papillons de nuit) en particulier. C’est à cette heure t**dive qu’elle expose le plus ses atours, ses fleurs s’ouvrant alors aux plus offrants. Il est bien question ici de conter fleurette, au crépuscule de sa vie, pour assurer sa pollinisation et ainsi sa survie.
Des graines issues de ces amourettes renaîtra le printemps suivant notre belle onagre de Glazio, autre nom de cette charmante fleur, qui au-delà de son esthétique soigné, cache d’autres qualités. Tout comme sa proche cousine l’Onagre bisannuelle (Oenothera biennis), on la surnomme de façon disgracieuse le « Jambon du jardinier » du fait de sa généreuse racine, charnue à souhait, pour qui veut y goûter. La coloration rosée de cette dernière, à la cuisson, lui vaut cette appellation empruntée.
Esthétique, comestible et pour finir en beauté, flatteuse pour la peau grâce à son huile bien-nommée issue de ses graines bienfaitrices.