13/04/2026
Un parallèle entre la mode à Arles et Aix au XVIIIe siècle dans les collections des Hôtels d’Agar.
Dès 1715, le droulet est mentionné dans les archives provençales. Vêtement très particulier, dérivé de la robe de dessus à la mode de la Cour, il est conservé et transformé par les femmes du pays d’Arles, jusqu’à devenir une singularité du costume local. Au fil du XVIIIe siècle, la surface du vêtement se réduit pour aboutir à une petite veste largement échancrée sur la poitrine, le plus souvent doublée de toiles imprimées (indiennes ou chafarcanis) sans empiècement de devant, aux manches courtes et retroussées et aux longues basques flottant dans le dos. Avec la jupe, il forme l’habit singulier des Provençales du Tiers Etat remarqué par les voyageurs et les peintres et se maintient avec quelques adaptations jusqu’aux années 1820. Les doublures des droulets sont souvent très intéressantes. Le plus souvent réalisées en cotonnades décorées et colorées lorsque le vêtement est uni ou sombre, elles sont parfois composées de plusieurs pièces d’étoffe.
Cartels :
1/ Robe à la Française aux plis Watteau et sa jupe de soie à la Française, dite de cour, vers 1760, dentelles, falbalas, broderies aux motifs de bouquets ; provenant d’une ancienne famille aristocratique du pays d’Aix-en-Provence.
~ ndlr : nous prononçons Watteau à la Française (/va.to/ en phonétique) et non à la flamande.
2/ Ensemble de droulets du pays d’Arles à deux, trois, quatre et six bandes, du XVIIIe siècle.
3/ La Grande Promenade aux Alyscamps, Antoine Raspal (cadre en noyer de Claude Infroit), Arles, 1781, huile sur toile, anciennes collections :
• Famille Raspal-Réattu ; de 1781 à 1910-1914.
• Cabinet de Marie Laure de Noailles.
• Charles de Langlade, Paris ; vente Christie’s, 24/06/2010, lot 117, « Ecole provençale du début du XIXe siècle, Le départ des conscrits ».
• Collection Hôtels d’Agar, Cavaillon ; famille Morand-Valton.
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