Histoire et Devoir de Mémoire

Histoire et Devoir de Mémoire Devoir de Mémoire : N'OUBLIONS JAMAIS ! Voici une définition bien académique de l'Histoire.
(2)

L'Histoire est l'ensemble des événements et faits passés relatifs à l'humanité, c'est la connaissance et le récit des événements du passé qui sont dignes de mémoire. Ceux qui administrent cette page souhaitent que l'Histoire, c'est-à-dire les événements vécus par nombre d'hommes et de femmes, d'enfants aussi, trop souvent, reste vivante. Car l'Histoire, c'est d'abord des histoires, des invidus au

coeur d'événements qu'ils ont subis, contre lesquels ils se sont battus, auxquels ils ont pris part. Des guerres napoléonniennes aux conflits actuels, la lutte contre l'oubli est fondamentale.

07/09/2026

Lucie Robin et sa fille, Abèle-France Ataroff, forment un duo de résistantes. Dès 1940, alors que la France est plongée dans la défaite, Lucie Robin fait le choix de la clandestinité. Elle met son foyer au service des réseaux provençaux, assurant la logistique de l’ombre et participant notamment au sauvetage d’une famille juive menacée de déportation.
Sa fille, Abèle-France Ataroff, 14 ans, seconde sa mère. Le quotidien du duo est rythmé par le danger permanent des arrestations, traversant aussi le traumatisme du bombardement allié de Marseille le 27 mai 1944.
Leur engagement atteint son paroxysme en août 1944, lors de l’insurrection pour la Libération de Marseille. Rattachée aux FFI, Lucie Robin accomplit des missions de reconnaissance au milieu des combats de rue. Entre le 21 et le 28 août 1944, en tentant de signaler la présence de soldats allemands encore retranchés, elle est mortellement touchée. Elle meurt au champ d’honneur à la veille de la victoire totale de la ville. Sa fille survivra.

Le 6 septembre 1944, La Flandre est enfin libérée, après quatre années d’occupationLes heures étaient longues. L’attente...
06/09/2026

Le 6 septembre 1944, La Flandre est enfin libérée, après quatre années d’occupation
Les heures étaient longues. L’attente des forces alliées, interminable. Après quatre années d’occupation, enfin une lueur d’espoir en ce début du mois de septembre 1944. Le débarquement en juin puis la libération de Paris le 25 août annoncent une nouvelle ère. Un mot résonne dans les têtes et les cœurs des habitants de Flandre : Libération.
Les troupes alliées débarquées en Normandie marchent vers le nord de la France en direction du littoral et de la Belgique.
Le 1er septembre, Arras est reprise par l’armée britannique. Valenciennes est à son tour libérée, le lendemain. Les nouvelles circulent partout dans la région. La BBC version française, seule radio à émettre encore, détaille ville par ville l’avancée des troupes occidentales et la déroute progressive des Allemands.
6 septembre 1944
Les habitants de Bailleul, Godewaersvelde, Hazebrouck, Merville, Morbecque scrutent l’horizon, espérant l’arrivée imminente des soldats britanniques.
C’est une unité tchèque, rattachée à l’armée anglaise, qui pénètre la première dans Hazebrouck. La ville de Bailleul est quant à elle libérée par une division canadienne. Ou encore celle de Steenvoorde, par la division blindée polonaise.
Mais ce sont bel et bien les drapeaux français, jusqu’alors dissimulés, qui flottent à nouveau dans les rues des communes. Comme pour affirmer un nouvel élan patriotique. La Flandre intérieure est délivrée du joug de l’occupant. Mais cette liesse n’efface pas les souvenirs de ces dernières années. Le décor ravagé des villes et la folie meurtrière opérée par les n***s durant les dernières semaines ont marqué les esprits.
Actes criminels
Se sachant vaincus, les soldats allemands ont fait régner la terreur en massacrant les civils, avant d’abandonner les lieux pour s’enfuir vers la Belgique. Le drame de la famille Verlyck à Hazebrouck en est le triste symbole. De 1940 à 1944, plus de 250 Nordistes ont péri rien qu’à Hazebrouck, dont un tiers la dernière année.
La période d’occupation a également eu son lot de déchirements familiaux. Plusieurs enfants ont subi l’absence de parents, partis au front. C’est le cas de Gisèle Dezitter-Roy. Son père, Maurice Roy, a été fait prisonnier le 23 juin 1940, jour de son anniversaire. Son périple l’a emmené loin dans les pays de l’Est. Il revient à Hazebrouck le 11 septembre 1945, plus d’un an après la libération de la ville. « J’avais 2 ans quand mon père m’a quittée et 7ans et trois mois à son retour », se souvient Gisèle. Des retrouvailles familiales dans une région enfin libérée de la crainte.
Malgré toutes les tragédies, une forme de nostalgie s’est installée. « Il fallait vivre à cette époque pour comprendre ce que c’était. Ce sont des moments extraordinaires dans une vie », conclut Georges Degroote (né en 1923), ancien adjoint à la mairie d’Hazebrouck, âgé de 20 ans lors de la libération.

La libération de Nieppe, le 6 septembre 1944, aura coûté la vie de trente-huit Français.Le samedi 2 septembre 1944, en d...
06/09/2026

La libération de Nieppe, le 6 septembre 1944, aura coûté la vie de trente-huit Français.
Le samedi 2 septembre 1944, en début d’après-midi, une douzaine d’hommes de la Résistance attaquent les sentinelles allemandes qui gardent le pont de chemin de fer de la ligne Lille-Dunkerque, avec l’intention de s’en emparer.
Leur mission était de s’opposer à une destruction de l’ouvrage afin de faciliter l’avance des Alliés. Ils avaient vu juste car ils y découvrent des explosifs destinés à le faire sauter.
Le lendemain dimanche, vers 10 h, un détachement allemand, armé d’un canon anti-char et venant d’Armentières, tente de se rendre maître du pont de Nieppe, mais devant la défense opiniâtre des résistants, il est forcé de reculer. Mais vers 21 h, un half-track allemand, armé d’un canon et d’une mitrailleuse, arrive de Nieppe et traverse le pont en force. Une nouvelle tentative allemande se produit encore au cours de la nuit pour s’emparer du pont, mais elle n’aboutit pas.
Un combat coriace
Le lundi 4, à l’aube, une nombreuse troupe ennemie, arrivant d’Armentières, s’avance sans méfiance apparente. Au moment où elle franchit le pont, des FFI (Forces françaises de l’intérieur) tirent quelques coups de mitraillette, tout en leur ordonnant de déposer leurs a***s. Surpris, et stupéfaits d’être tombés dans ce piège, les Allemands s’exécutent. Les résistants viennent de faire une soixantaine de prisonniers.
Vers 10 h, un nouveau détachement allemand, venant de Nieppe, arrive à hauteur de l’ancienne brasserie Chieus (aujourd’hui la cité Jean-Moulin). Cette fois-ci, le combat est plus coriace et fait quelques victimes. Cependant, les résistants sont victorieux et 30 hommes sont encore faits prisonniers. Dans l’après-midi, des Allemands, venant par la rue de la Lys et se dirigeant vers Armentières, tentent encore de déloger les FFI au moyen de canons anti-aériens, mais ce nouvel assaut est également repoussé.
Tandis que tout le monde attendait l’arrivée des Alliés, personne ne se doutait que d’importants renforts allemands s’approchaient de la ville, venant du bourg de Nieppe. Et cette fois-ci, il s’agissait d’une colonne de SS bien armée et bien organisée, la 304e compagnie. À leur façon de se déplacer, il était évident qu’ils avaient été alertés de ce qui se passait à Nieppe. Poussant devant eux deux civils : Maurice Fertein et Jean Houvenaghel, qui eurent l’imprudence de se montrer trop curieux et d’entrouvrir leurs portes.
La venue de De Gaulle
L’inquiétude s’empare alors des résistants qui se rendent compte qu’il est plus raisonnable de se replier, face à un combat inégal. La plupart s’enfuit par la Belgique, d’autres le long de la Lys, mais certains, pris en tenaille par les Allemands sont finalement pris et aussitôt fusillés. Les SS libèrent ensuite les soldats prisonniers et, par mesure de représailles, s’emparent de 18 hommes qui logeaient dans les baraquements de la rue des Écoles. Le lendemain, ils furent fusillés. Puis les Allemands font sauter les deux ponts.
Le mercredi 6 septembre, les premiers soldats britanniques arrivent et sont accueillis avec joie. Mais la libération de la ville avait fait 38 victimes : 20 FFI et 18 civils. Le mémorial, inauguré le 2 septembre 1951 par le général De Gaulle, rappelle cet événement tragique.
(Source la voix du Nord)

05/09/2026

Les 5 et 6 septembre 1944, à l'approche des armées alliées, les SS évacuent les derniers détenus politiques du Konzentrationslager Herzogenbusch, situé près de la ville de Vught aux Pays-Bas.

32 000 personnes ont été détenues dans ce camp entre janvier 1943 et septembre 1944, principalement des opposants politiques, des résistants, des otages et des Juifs hollandais.
Au moins 232 hommes et 3 femmes sont déportés de France vers Vught. Il s'agit essentiellement d'otages communistes, de mineurs arrêtés lors des grèves d'octobre 1943 et de résistants. Tous sont arrêtés dans le Nord-Pas-de-Calais, zone rattachée au Commandement militaire allemand de Bruxelles.

Au moment de l'évacuation les derniers détenus sont transférés vers Sachsenhausen (pour les hommes) et Ravensbrück (pour les femmes).

Septembre 1944,Quand les Polonais libéraient le Pas-de-CalaisChacun sait que les Polonais ont donné au département, leur...
04/09/2026

Septembre 1944,
Quand les Polonais libéraient le Pas-de-Calais
Chacun sait que les Polonais ont donné au département, leur courage pour extraire le charbon, leur capacité à s’intégrer, leur goût pour l’art et les traditions. Mais imagine-t-on qu’ils ont offert aussi leur vie pour la libération du centre du Pas-de-Calais ? Le 5 septembre 1944, la première division blindée polonaise du général Maczek, débarquée d’Angleterre, libérait Ruisseauville, Hesdin, Saint-Omer, Aire-sur-la Lys… et laissait sur le sol français, le sang de jeunes héros
Pour participer à la reconstruction du bassin minier, au lendemain de la Première Guerre mondiale, la France a fait appel à une importante immigration polonaise. Avec leur famille, les mineurs étaient près de 100 000 entre les deux guerres. Mais quand est arrivée la crise économique de 1930, beaucoup ont été expulsés… L’arrivée de la Seconde Guerre mondiale a complétement modifié le cours de l’histoire des Polonais dans le Pas-de-Calais. Quand leur pays a disparu, en 1939, nombre de jeunes Polonais se sont engagés dans l’armée française… jusqu’à ce que survienne la défaite de la France et son invasion. De nombreux Polonais se sont alors engagés dans la Résistance tandis que d’autres ont gagné la Grande-Bretagne. Ils y ont formé une immense armée sous le commandement du général Anders…
La 1re DB
Avec l’accord du gouvernement britannique, le général Sikorski, chef du gouvernement polonais en exil à Londres, a créé la 1re DB polonaise. Le 29 juillet 1944, la division a embarqué dans les ports du sud de l'Angleterre et est arrivée sur les plages de Normandie. Elle a alors intégré la 1re armée canadienne, sous les ordres du maréchal Montgomery. La Libération était en marche…
Après leur victoire en Normandie, les Alliés se sont dirigés vers le Nord et la frontière belge. Le 4 septembre 1944, la division blindée polonaise, commandée par le général Maczek, a décidé de poursuivre son avance au nord d’Abbeville. C’est alors que dans la soirée, certains de ses éléments se sont heurtés à un point de résistance allemande à Ruisseauville. Ils l’ont percé mais au prix du sacrifice de deux jeunes soldats, Ludwik Dekowski et Gustaw Goldstauw. Le lendemain, la 1re DB polonaise libérait Hesdin, Saint-Omer et Aire-sur-la-Lys, et prenait la direction d'Ypres…
En mémoire des ces deux jeunes héros, une stèle a été érigée à Ruisseauville . Ici et là, dans le centre du Pas-de-Calais, d’autres monuments se sont élevés pour que jamais personne n’oublie le sacrifice des Polonais pour le Pas-de-Calais

04/09/2026

4 September 1940 | A French Jewish girl, Jeannine Ojalvo, was born in Paris.

She arrived at on 2 June 1944 in a transport of 1,000 Jews deported from Drancy. She was among 627 of them murdered in gas chambers after the selection.

04/09/2026

La fortune est parfois cruelle pour ceux ayant voulu servir la France. Robert Audonnet (1922-1945) fuit, à 21 ans, la France occupée (juillet 1943). Il arrive en Afrique du Nord via l’Espagne six mois plus t**d. Ensuite direction les USA (juin 1944) pour une formation de mitrailleur aérien. Il est breveté en juin 1945. Son B-26 Maraudeur, dans lequel il effectuait un vol de routine dans le Michigan, explosa en octobre 1945.

03/09/2026

| 🍁 Présentation : La libération de la région de Dieppe (septembre 1944)
Venez en apprendre davantage sur la libération de la région dieppoise à travers le regard d’Hervé Fihue et Adrien Daufresne. À partir de leur collection d’artefacts historiques, ils reviendront sur le retour des forces canadiennes à Dieppe, deux ans après le tragique Raid de Dieppe, qui avait profondément marqué les mémoires des deux côtés de la Manche.
ℹ Salle polyvalente du Centre Juno Beach – Gratuit et libre d’accès

Event conduted in French only.

03/09/2026

📚 Mercredi 9 septembre, un témoignage essentiel rejoint nos étagères.

La Fondation pour la Mémoire de la Déportation est heureuse d’annoncer la parution du récit d’Henri Krasucki, Nous voulions vivre mais pas à n’importe quel prix, aux éditions Flammarion.

Ce livre rassemble 20 heures de témoignage enregistrées en 1998 par la Fondation, avec les moyens de l'IFOREP, dans le cadre de la vidéothèque Mémoire vivante de la déportation — un travail unique qui préserve la parole de 100 anciens déportés.

L’ouvrage est enrichi par :
✨ une préface de Denis Peschanski,
✨ une postface et un appareil critique de Jean Vigreux, président du Conseil scientifique de la Fondation.

Ces enregistrements sont consultables aux Archives nationales de France et dans les locaux de la Fondation.

Un récit puissant, une histoire et une mémoire indispensables.

03/09/2026

Adresse

Le Havre

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Histoire et Devoir de Mémoire publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Raccourcis

Partager