Histoire et Devoir de Mémoire

Histoire et Devoir de Mémoire Devoir de Mémoire : N'OUBLIONS JAMAIS ! Voici une définition bien académique de l'Histoire.
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L'Histoire est l'ensemble des événements et faits passés relatifs à l'humanité, c'est la connaissance et le récit des événements du passé qui sont dignes de mémoire. Ceux qui administrent cette page souhaitent que l'Histoire, c'est-à-dire les événements vécus par nombre d'hommes et de femmes, d'enfants aussi, trop souvent, reste vivante. Car l'Histoire, c'est d'abord des histoires, des invidus au

coeur d'événements qu'ils ont subis, contre lesquels ils se sont battus, auxquels ils ont pris part. Des guerres napoléonniennes aux conflits actuels, la lutte contre l'oubli est fondamentale.

31/05/2026

Joseph de Ferrières de Sauvebœuf (1918-1944), issu d’une famille aristocratique, il s’engagea dès 1936 chez les Chasseurs Alpins, il combat en Norvège (Narvik, 1940), puis rejoint les Forces françaises libres dès juin 1940. Il s’illustre particulièrement à Bir Hakeim en mai 1942 comme chef de section antichar, où il contribue à détruire 32 chars ennemis, avant de combattre à El Alamein, en Tunisie et en Italie.
Il Mortellement blessé le 21 mai 1944 devant Pontecorvo, en Italie.

31/05/2026

🇫🇷 🇫🇷 C'était un 30 mai... 🇫🇷 🇫🇷

Le 30 mai 1915, naissance de Pierre Briout....

Pierre Briout est né le 30 mai 1915 à Is-sur-Tille en Côte d'Or. Son père, employé des chemins de Fer, est mort pour la France pendant la Grande Guerre. Elève à Vesoul, il passe le certificat d'études primaires en 1928 et devient ajusteur à Vesoul. En 1934, il s’engage au titre du corps des équipages de la flotte, et y sert jusqu’en février 1937 ; il est placé dans la réserve en juillet 1939. La même année, on le retrouve aux Établissements Dolle à Vesoul, toujours comme ajusteur.

Rappelé le 2 septembre 1939 dans la Marine au 5e Dépôt, comme quartier-maître mécanicien, il sert sur un pétrolier avant d'être démobilisé le 15 avril 1941. De retour à Vesoul, il reprend son métier d'ajusteur. Après un essai infructueux pour rejoindre Londres puis le décès de sa femme en mai 1942, il passe en zone sud. Il se met ensuite en rapport avec la Résistance de Lons-le-Saunier et fait des liaisons entre Ambérieux, où il a trouvé du travail à l'usine d'aviation, et la zone interdite du Jura pour repérer des terrains d'atterrissage.

Par l'intermédiaire de la Résistance de Lons-le-Saunier, il découvre une filière d'évasion par l'Espagne. Il franchit la frontière espagnole le 16 février 1943 et arrive en Angleterre le 5 juin 1943 après être passé par le Portugal puis l'Afrique du Nord. Engagé dans les Forces françaises libres le 5 juillet 1943, il se porte volontaire pour des missions spéciales du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA). Il suit alors un entraînement spécifique de trois mois et devient instructeur de sabotage et d'armement.

Pierre Briout, alias « Pelle », est parachuté dans l'Ain le 25 novembre 1943 comme chargé de mission de 3e classe, avec Marcel Suarès alias « Fléau » dans le cadre de la mission "Patchouli". Ils sont rejoints un mois plus t**d par François Fouquat alias « Cisailles ». Leur mission consiste à neutraliser par des actions de sabotage les principales usines de roulements à billes et d'armement de la région parisienne afin d'éviter aux alliés de devoir recourir à des bombardements mettant en péril la vie de la population civile française.

Fin janvier 1944, « Pelle » est blessé au cours de l'attaque de l'usine SKF à Ivry. Entre les mois de février et mai 1944, il participe avec succès au sabotage des roulements à bille Timken, Malicet et Blin et des Ets Rossi (S.P.R.), des usines Bronzavia, Renault-Billancourt (pont de roulement de montage et 8 chars de 32 tonnes détruits) et de la Sté Hotchkiss à Clichy (fabrique d'armement et plaques de blindage).

Sur ordre de son chef, André Rondenay, le sous-lieutenant Briout rejoint avec « Fléau » et « Cisailles » le maquis de Lormes dans le Morvan en juin 1944 où il participe à la destruction de 8 écluses sur le canal du Nivernais. Le 15 juin 1944, au retour d'un parachutage, alors qu'il assurait personnellement le transport de l'armement au maquis, il est arrêté par une colonne allemande avec plusieurs camarades, parmi lesquels François Fouquat. Blessés, ils sont brutalement achevés par les Allemands, à Crux la Ville près de Saint-Saulge dans la Nièvre. Inhumé sur place, le corps de Pierre Briout sera ré-inhumé à Vesoul après la guerre.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille d ela Résistance française
• Mention in a Despatch (GB)

31/05/2026

⚫️⚫️ C'était un 31 mai... ⚫️⚫️

Le 31 mai 1943, la résistante Berty Albrecht (Alias : Victoria) se donne la mort à la prison de Fresnes...

Berty Albrecht - Wild de son nom de jeune fille - est née le 15 février 1893 à Marseille, dans une famille bourgeoise et protestante d'origine suisse. Après des études classiques à Marseille puis à Lausanne, elle passe un diplôme d'infirmière en 1912.

Jeune diplômée, elle part pour Londres à la veille de la grande Guerre comme surveillante dans une pension de jeunes filles. Après le déclenchement des hostilités, Berty rentre à Marseille où elle exerce dans les hôpitaux militaires. Après l'armistice, elle épouse un banquier hollandais, Frédéric Albrecht, et habite la Hollande, puis Londres à partir de 1924. Là, elle commence à s'intéresser à la condition féminine.

Revenue à Paris en 1931, elle devient membre de la Ligue des Droits de l'Homme, et crée, en 1933, une r***e, le Problème sexuel, dans laquelle elle défend notamment le droit des femmes à l'avortement libre. Elle s'occupe également des réfugiés allemands fuyant le n***sme (juifs et opposants politiques), puis des Espagnols républicains exilés en France. En octobre 1936, elle devient surintendante d'usine. En 1938, elle est affectée aux usines Barbier-Bernard et Turenne, fabrique d'instruments d'optique pour la Marine.

Après l'armistice de juin 1940, Berty Albrecht entre aux Usines Fulmen à Vierzon et profite de cette situation, dès l'été 1940, pour faire passer la ligne de démarcation à des prisonniers évadés. Début 1941, elle commence à dactylographier les premiers bulletins de propagande du Mouvement de Libération nationale (MLN) créé par Henri Frenay qu'elle connaît depuis 1934 et dont elle a été la compagne. Elle recrute pour le mouvement les premiers adhérents et collecte les premiers fonds.

En mai 1941 elle emménage à Lyon étant chargé de mission par le Ministère de la Production Industrielle et du Travail pour l'ensemble des problèmes du chômage féminin dans le Lyonnais. Berty fait ouvrir des ateliers de couture pour les chômeuses.

Parallèlement elle découvre à Villeurbanne, où se trouvent les locaux du Commissariat au Chômage, le premier imprimeur qui tire le journal Les Petites Ailes à 2 000 ou 3 000 exemplaires puis le journal Vérités, à partir de septembre 1941.

En décembre 1941, de la fusion du MLN et du mouvement Liberté de François de Menthon, naît "Combat", qui se développe sous la direction d'Henri Frenay avec la participation active de Berty Albrecht. Poursuivant sa lutte contre les Allemands, elle établit de précieuses liaisons entre les deux zones au profit du mouvement. Les bureaux de Villeurbanne deviennent rapidement ceux du mouvement et Berty s'efforce aussi de mettre en place un service social de "Combat" pour venir en aide aux camarades du mouvement emprisonnés et à leurs familles.

Les allées et venues dans les bureaux du Commissariat au Chômage attirent l'attention de la Police qui arrête Berty Albrecht une première fois à la mi-janvier 1942 ; relâchée au bout de trois jours, elle est rapidement contrainte à la démission.
Arrêtée à son domicile fin avril 1942, elle est internée administrativement et arbitrairement à Vals-les-Bains en mai 1942. Elle exige d'être jugée. Devant le refus des autorités, elle fait une grève de la faim pendant 13 jours avec quelques-uns de ses codétenus, parmi lesquels Emmanuel Mounier, fondateur de la r***e Esprit. Elle obtient alors d'être transférée à la prison Saint-Joseph à Lyon et est finalement jugée et condamnée à six mois de prison ferme.

L'invasion par les Allemands de la zone sud, le 11 novembre 1942, risque de compliquer un peu plus encore l'avenir des prisonniers politiques et résistants. Berty Albrecht décide alors de simuler la folie. Envoyée à l'asile psychiatrique de Bron le 28 novembre, elle est libérée par un commando de "Combat" mené par André Bollier, le 23 décembre 1942, grâce également à l'aide de sa fille Mireille et de son médecin traitant. Refusant de passer en Angleterre, elle reprend immédiatement ses activités clandestines et, au début de février 1943, rejoint Henri Frenay à Cluny.

Arrêtée à Mâcon le 28 mai 1943 par la Gestapo au cours d'un faux rendez-vous, elle est torturée et transférée à la prison de Montluc à Lyon puis à Fresnes où elle est incarcérée le 31 mai à 0H15 et placée dans une cellule du quartier des droits communs. Echappant ainsi à la surveillance réservée aux "politiques", elle se donne la mort par pendaison dans la nuit.

Le 31 mai 1943, les Allemands font connaître à la Préfecture de Mâcon et à l'ambassade des Pays-Bas à Londres le décès de Berty Albrecht sans que l'on en connaisse, alors, réellement les circonstances. En mai 1945, son corps est retrouvé dans le jardin potager de la prison de Fresnes. Berty Albrecht est inhumée dans la crypte du Mémorial de la France combattante au Mont Valérien à Suresnes.

• Compagnon de la Libération - décret du 26 août 1943
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre avec palme
• Médaille de la Résistance

30/05/2026

Germaine Tillion, née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) et morte le 19 avril 2008 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), est une résistante et ethnologue française.

Titulaire de nombreuses décorations pour ses actes héroïques durant la Seconde Guerre mondiale, elle est en 1999 la deuxième Française à devenir grand-croix de la Légion d'honneur après Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Un hommage de la Nation lui est rendu au Panthéon le 27 mai 2015, où elle entre en même temps que Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette.

Elle crée l'association Germaine Tillion en 2004

Au total, de 1935 à 1940, Germaine Tillion effectue deux missions en Algérie, la première grâce à l'International Society (1935-1936), la seconde grâce au CNRS (1939-1940).

Une grande partie des travaux effectués pendant ces six années a malheureusement disparu au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ce n'est qu'en 2000 qu'elle a publié un ouvrage consacré spécifiquement à l'Aurès : Il était une fois l'ethnographie, suivi en 2005 de L'Algérie aurésienne (choix de ses photographies des années 1930).

Durant son séjour en France en 1937-1938, elle a de nouveau un contact avec l'Allemagne nazie, en Bavière, où elle passe quelques jours. Fréquentant régulièrement le Musée de l'Homme, elle fait la connaissance d'un des sous-directeurs, l'ethnologue Jacques Soustelle.

Sa seconde mission prend fin en mai 1940 ; elle quitte Kebach le 21 mai et arrive à Paris le 9 juin, en pleine débâcle de l'armée française. Ayant quitté Paris avec sa mère, c'est au cours de l'exode qu'elle entend le discours de Pétain du 17 juin (« il faut cesser le combat »), auquel elle réagit par un refus immédiat et catégorique.

Peu après l’armistice, elle recherche d'autres personnes ayant le même point de vue qu'elle et prend contact avec Paul Hauet (1866-1945), colonel en retraite devenu industriel, anti-pétainiste de longue date ; elle trouve aussi des sympathies au Musée de l'Homme (Réseau du musée de l'Homme : Yvonne Oddon, Paul Rivet...)

Après le retour à Paris de Boris Vildé (juillet) et d'Anatole Lewitsky (août), s'établit un réseau autour de Paul Hauet et Boris Vildé, avec pour objectifs l'assistance aux prisonniers de guerre notamment africains, le renseignement militaire et la propagande (journal Résistance, publié à partir de décembre 1940). Germaine Tillion ne participe pas à Résistance, elle est surtout l'adjointe de Paul Hauet dans le cadre de l'Union nationale des Combattants coloniaux, qui sert de couverture à leurs activités.

À la fin de l'année 1940, elle donne les papiers de sa famille à une famille juive qui sera ainsi protégée jusqu'à la fin de la guerre.

Le réseau est démantelé en 1941 : arrestations en janvier-mars de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et d'autres personnes du Musée de l'Homme, puis en juillet de Paul Hauet et de Charles Dutheil de La Rochère. Germaine Tillion devient alors responsable de ce qui reste du réseau. En janvier 1942, le procès contre Vildé, Lewitsky, Oddon, etc. aboutit à sept exécutions pour espionnage.

Amie des Lecompte-Boinet, elle entre en contact avec Combat Zone nord et par Jacques Legrand, avec un groupe lié à l'Intelligence Service, le réseau Gloria.

Mais celui-ci est infiltré par un agent de l'Abwehr, Robert Alesch, prêtre, vicaire de La Varenne-Saint-Hilaire (à Saint-Maur-des-Fossés), qui réussit à livrer de nombreux résistants, dont, le 13 août 1942, Germaine Tillion, lors d'un rendez-vous à la gare de Lyon. Jugé en 1949, il sera condamné à mort et exécuté.

Après un passage rue des Saussaies, elle est incarcérée à la prison de la Santé, subissant quatre interrogatoires (par l'Abwehr) en août et trois en octobre. Inculpée pour cinq chefs d'accusation, elle est transférée à Fresnes, où en janvier 1943, elle apprend l'arrestation de sa mère. À Fresnes, elle obtient la disposition de sa documentation et poursuit la rédaction de sa thèse.

Le 21 octobre 1943, intégrée dans la catégorie NN, Germaine Tillion est déportée sans jugement et emmenée avec 24 autres prisonnières de Fresnes au camp de Ravensbrück, au nord de Berlin, par train de voyageurs (sans passer par le camp de Compiègne). Sa mère, résistante comme elle, y est déportée en février 1944 et est gazée en mars 1945.

Placée dans la catégorie des Verfügbar (de l'allemand verfügbar : disponible), prisonniers non affectés à un Kommando de travail, mais « disponibles » pour les pires corvées, elle réussit à échapper pendant plusieurs mois à tout travail pénible, et utilise toutes ses capacités pour comprendre le monde dans lequel elle se trouve. En mars 1944, elle fait clandestinement une conférence pour quelques-unes des déportées françaises.

Elle fait la connaissance de Margarete Buber-Neumann, qui dès cette époque lui apprend ce qu'est le système des camps de travail forcé soviétique. Elle y rencontre également Anise Postel-Vinay et Denise Vernay, résistantes. Denise participera à ses recherches ultérieures sur le camp, dans lesquelles elle fera notamment mention du sort particulier des déportées lesbiennes, dont l'homosexualité n'était pas le motif affiché de la persécution, mais servait à les torturer d'autant plus qu'elles affirmaient une identité genrée anticonformiste.

En octobre 1944, elle écrit, sur un cahier soigneusement caché, une opérette Le Verfügbar aux Enfers. Germaine Tillion y mêle des textes relatant avec humour les dures conditions de détention et des airs populaires tirés du répertoire lyrique ou populaire. L'opérette sera mise en scène pour la première fois en 2007 au théâtre du Châtelet, à Paris

Grâce à une mise au revier (infirmerie-mouroir) et à des complicités, Germaine Tillion échappe à un transport à destination du camp de Mauthausen, à une époque où les autorités du camp mènent une politique d'extermination systématique (création d'une chambre à gaz au début de 1945).

Puis un événement inattendu a lieu : la tentative de Himmler de négocier son avenir avec les puissances occidentales.

Début avril, 300 Françaises sont évacuées par la Croix-Rouge internationale, mais les détenues Nacht und Nebel sont exclues. Un peu plus t**d cependant, des négociations entre Heinrich Himmler et le diplomate suédois Folke Bernadotte permettent à un autre groupe de détenues françaises, dont elle fait partie, d'être évacuées par la Croix-Rouge suédoise ; le 23 avril, elles sont emmenées en autocar à Padborg au Danemark (encore occupé), puis en train à Göteborg en Suède où elles sont prises en charge par un établissement hospitalier. Elles réussissent à sortir du camp des documents, notamment des photographies relatives à des expériences médicales menées sur des détenues, le texte de l'opérette, etc.

Dès le début du séjour à Göteborg, Germaine Tillion lance un travail de recherche sur le camp de Ravensbrück à travers un questionnaire qu'elle utilisera ensuite pendant plusieurs années. Une partie des archives de ces travaux est aujourd'hui disponible dans le fonds ADIR de La contemporaine, l'autre (les « fiches blanches ») dans le fonds Germaine Tillion du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

Elle revient en France en juillet 1945 et réintègre le CNRS, mais elle quitte la section Ethnologie pour travailler dans la section Histoire contemporaine, où elle va se consacrer à des travaux sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale (enquête sur les crimes de guerre n***s).

Au cours d'un séjour en montagne à Verbier (Suisse), elle écrit son premier texte sur le camp : « À la recherche de la vérité », contribution à Ravensbrück, un ouvrage collectif publié en 1946. Dans deux éditions ultérieures, publiées en 1973 et 1988, elle réécrit et développe considérablement ce texte grâce à des recherches approfondies sur les femmes françaises déportées à Ravensbrück et dans les camps voisins, utilisant les témoignages n***s, et bénéficiant ultérieurement de l'ouverture de l'accès aux archives de la Seconde Guerre mondiale

Membre de deux organisations de déportés : l'ADIR et l'Amicale de Ravensbrück, elle est déléguée par les survivantes de Ravensbrück pour assister comme observatrice (sans témoigner) au procès qui a lieu à Hambourg en décembre 1946-janvier 1947.

En ce qui concerne son activité de résistante, son rang est validé par l'attribution du grade de commandant ; d'autre part, elle est chargée de la « liquidation administrative » du réseau désigné sous le nom de « groupe Hauet-Vildé », qu'elle fait homologuer en 1946 sous le nom désormais usuel de « groupe du musée de l'Homme ». Elle analyse que la Résistance s'est réalisée dans l'urgence : ce ne sont pas les réseaux qui cherchaient des volontaires mais des volontaires qui cherchaient des organisations. La Résistance devait organiser des évasions, informer la population soumise à la propagande nazie et soutenir les Anglais.

En 1950, elle accepte de faire partie de la Commission internationale contre le régime concentrationnaire fondée par David Rousset, qui travaille d'abord sur les camps de concentration soviétiques, mais élargira par la suite le champ d'observation à d'autres lieux (Grèce, Algérie…).

Cette période consacrée en priorité aux questions concernant la Seconde Guerre mondiale prend fin avec les événements de novembre 1954 en Algérie.

Le 1er novembre 1954, jour de la « Toussaint rouge », qui marque le début de la guerre d'Algérie, un des attentats les plus graves a lieu dans l'Aurès : l'interception de l'autobus Biskra-Arris, suivi de la mort du caïd Ben Hadj Sadok et d'un instituteur venu de métropole, Guy Monnerot ; d'autre part, quatre militaires français sont tués à Batna et à Khenchela. Ces événements amènent Louis Massignon à faire appel à Germaine Tillion ; il obtient pour elle une mission d'observation de trois mois du ministre de l'Intérieur du gouvernement de Pierre Mendès France, François Mitterrand (25 novembre 1954)[45].

Sa mission se déroule principalement dans le département de Constantine, surtout dans l'Aurès, où elle revient dans les lieux qu'elle a connus vingt ans avant, assez changés : une piste monte à Kebach où elle trouve deux petites épiceries. Mais elle constate aussi la déstructuration de la société traditionnelle et la chute du niveau de vie des Ouled Abderrahmane, qui sont maintenant un millier, alors que la production agricole est de plus en plus précaire.

Ce phénomène général (indépendant de la répression militaire, qui touche particulièrement l'Aurès) aboutit à ce qu'elle va appeler la « clochardisation de la population algérienne », notamment par l'exode rural et la formation de bidonvilles autour des grandes villes. Elle pense qu'un effort doit être fait en priorité pour scolariser correctement et former professionnellement les jeunes Algériens du monde rural.

Son activité d’ethnologue se poursuit ; en 1959, elle passe du CNRS à la Sixième section de l'École Pratique des Hautes Études (EPHE), la section des Sciences économiques et sociales alors dirigée par Fernand Braudel ; sous la direction de Jacques Le Goff, cette section devient l’EHESS en 1975, deux ans avant que Germaine Tillion prenne sa retraite. Ses travaux portent sur les sociétés méditerranéennes et son séminaire d’ethnologie du Maghreb à l'EPHE est resté une référence. Durant ces années, elle réalise vingt missions scientifiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Elle s'engage particulièrement pour l'émancipation des femmes de Méditerranée (pas seulement celles du monde musulman), qui doivent par obligation économique avoir beaucoup d'enfants mais aussi privilégier les fils sur les filles. Son livre Le Harem et les cousins (1966) suscite des réactions hostiles de la part de certains intellectuels du monde musulman. De même, sa prise de position contre l'excision en 1979, perçue par certains comme « colonialiste ». Elle s'engage aussi au sein de l'Association contre l'esclavage moderne.

Son ami Jean Lacouture dit, dans Enquête sur l'auteur[64], qu'elle lui aura « appris au moins à ouvrir l'œil avant la bouche, et à poser une question avant d'y répondre ».

En juillet 1999, elle est élevée à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur, deuxième Française après Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1997) ; plus t**d suivront Valérie André (décembre 1999), Simone Rozès (2006), Jacqueline de Romilly (2006), Christiane Desroches Noblecourt (2008), etc. À sa demande, la décoration lui est remise par Geneviève de Gaulle-Anthonioz dans sa maison, le 23 décembre 1999.

À cette époque, âgée de 90 ans, elle se décide à reprendre les notes des années 1930 qu'elle n'avait pas emmenées à Ravensbrück et publie un aperçu de ce qu'aurait été sa thèse sur les Ouled Abderrahmane (Il était une fois l'ethnographie, 2000).

En 2000, la r***e Esprit lui consacre un numéro spécial. En 2003, à l'occasion de la parution du livre Fille de harki de Fatima Besnaci-Lancou, elle dénonce les injures prononcées à l'encontre des harkis et apporte son soutien à cette population.

En 2004, elle lance avec d'autres intellectuels français un appel contre la torture en Irak

30/05/2026

30 May 1872 | A French Jewish woman, Berthe Lambert, was born in Hellimer.

In February 1944 she was deported to and murdered in a gas chamber.

30/05/2026

💢💢 C'était un 30 Mai... 💢💢

Le 30 mai 1942, bombardement de Cologne par plus de 1000 avions....

Jugeant que les raids aériens ciblant des objectifs militaires ou industriels sont insuffisamment rentables, la RAF décide de passer au bombardement massif, à la guerre des villes, en déclenchant l'opération Millenium.

Dans la nuit du 30 au 31 mai, 1047 bombardiers larguent au total 1455 tonnes de bombes, tuant 477 personnes. 41 bombardiers sont abattus par la chasse allemande malgré l’escorte des Mosquitos, chasseurs à long rayon d'action construits ... en bois (et utilisés en opérations pour la première fois). Considéré comme un succès, ce bombardement ouvre l'ère du bombardement de masse pour faire craquer la population et son gouvernement.

29/05/2026
29/05/2026

Pour la première fois dans le Calvados, une exposition rare consacrée aux héroïnes de l'ombre, du 1er juin au 30 septembre 2026, à la Maison de la Libération de Saint-Laurent-sur-Mer.

Source:https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article158100...COUTURE RolandNé le 28 novembre 1914 à Sotteville-lès-...
29/05/2026

Source:https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article158100...
COUTURE Roland
Né le 28 novembre 1914 à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillé le 29 mai 1942 à Grand-Quevilly (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) ; ouvrier électricien ; ; résistant FTPF.
Ouvrier électricien habitant à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Inférieure, Seine-Maritime) au 59 rue de Paris, marié et père de deux enfants, Roland Couture adhéra aux Jeunesses communistes en 1930, puis au Parti communiste français (PCF) au retour de son service militaire en 1936. Mobilisé en 1939 et incorporé au 39e Régiment d’infanterie, il fut fait prisonnier à Caen (Calvados) en juin 1940 et réussit à s’évader.
En juin 1941, il rejoignit les rangs de la Résistance. Ce furent tout d’abord des distributions de tracts, puis l’affectation à une unité de FTPF. Le 1er mai 1942, il fut arrêté au terminus des tramways à Saint-Étienne-du-Rouvray par le commissaire Pérouard (ou par les autorités allemandes, selon les sources) pour « détention illégale d’armes ». Il fut dénoncé à la suite d’un sabotage auquel il participa sur le transformateur de Sotteville-lès-Rouen. Selon un rapport du commissaire de police de Saint-Étienne-du-Rouvray au maire de cette ville, daté du 17 mars 1943, « les hommes étaient entièrement équipés et armés pour un probable sabotage nocturne ». Interné à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand FK 517 de Rouen le 22 mai 1942. Roland Couture a été fusillé le 29 mai 1942 à Grand-Quevilly.
Ses dernières paroles furent : « Je vais mourir pour la liberté et pour la France. »

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