09/11/2025
Pour celles et ceux qui veulent nous faire croire que sous le premier régime qu’il aurait eu 50.000 morts au camp Mamadou Boiro, lisez-ceci. Il est temps de déconstruire toutes cette vague mensongère.
Dans ce camp d'une superficie d'environ dix hectares, il y avait un terrain de basketball, un terrain de volley-ball, un terrain de football, un atelier de réparation des armes de guerre (armurerie), une station d'essence avec deux pompes à essence et au gasoil, un atelier de couture de tenues militaires, un poste de police avec violons disciplinaires et la direction du camp avec le réfectoire pour les élèves policiers et la salle de conférence pour les réunions hebdomadaires du parti. Enfin, il y avait un atelier pour les réparations électriques et les autres besoins domestiques, ainsi qu'un grand garage de réparation des véhicules du camp, juste à l'entrée, à droite, avec une grande fosse pour les entretiens ordinaires (vidange et autres). Quelques civils, habitués des lieux, venaient y faire réparer leur véhicule ou assurer son entretien.
C'est tout cet ensemble qui a porté le nom de « camp Mamadou-Boiro ».
Les Gardes républicains qui y logeaient avec leurs familles avaient pour rôle essentiel la formation et l'exécution de la musique militaire (La Nouba). Dans les fonctions de la garde républicaine, il y avait également la surveillance des édifices publics, des résidences des personnalités guinéennes, des chancelleries et des résidences des diplomates accrédités en Guinée. Ils étaient aussi chargés de la salubrité publique et de l'hygiène dans les comités (quartiers), les marchés et la ville. C'est ce corps qui a toujours exécuté l'hymne national lors des grands évènements en Guinée. Il était représenté dans les trente-trois régions (préfectures) de la Guinée parce qu'il avait la charge des établissements pénitentiaires.
Voilà ce qu'était le camp Boiro !
Dans ce camp, au début des années 1960, avec la fréquence des complots dans le pays, les comploteurs étaient perçus comme des ennemis du peuple et donc différemment des auteurs d'infractions de droit commun. Une petite superficie d'environ 5 000 m', presque le 10° de la superficie totale du camp, a été aménagée tout à fait à l'arrière du camp, à droite.
Cet endroit, appelé bloc, a servi de lieu d'accueil.
La capacité d'accueil n'a jamais excédé trois cents personnes, ce qui a fait que les camps militaires de Kindia (Kémé Bouréma) et de Kankan (Soundiata Keita) ont été utilisés pour les mêmes besoins d'accueil de ces comploteurs, surtout lors des événements qui ont suivi le 22 novembre 1970 (5° Colonne).
Beaucoup de chiffres ont été avancés. Il y a des personnes qui disent que plus de 50 000 individus ont été emprisonnés dans ces lieux et que plus de 500 personnes y sont mortes en détention.
Sur la question, il faut faire la distinction entre i exécutions publiques des auteurs de l'agression amé les grands condamnés de la 5° Colonne et ceur e sont morts de maladies ou de maltraitance dans camp. Cette seconde catégorie offre un chiffre de ce seize personnes (voir archives du bloc du camp Bon et cela, sur toutes les années de vie de ce Bloc, ces à-dire de 1961 à 1984. Parmi ces illustres disparu, co peut noter Aboubacar Telli Diallo, le comman Sylla, chef d'État-Major de l'aviation militair, Nia
Mady Diané, Mara Diomba, Herman Seibol, de u vrai nom Bruno Freitag (n**i rescapé du procès de Nuremberg, auteur du massacre de la Tchécoslovaqui Pendant l'invasion allemande de la Deuxième Guerre mondiale.
Jamais dans son histoire, le bloc du camp Boiro, avec les violons du poste de police de ce camp, n'a héberge en même temps cinq cents personnes. Même pendant la période des grandes crises, comme après le 22 novembre 1970. Néanmoins, sans risque de se tromper sur le chiffre exact, le nombre de personnes extraites du camp Boiro pour être exécutées, coupléesà tous les morts dans ce camp à la suite de maladies ou de maltraitances, s'élève à environ cinq cents personnes.
Parmi ces personnes, figure une seule dame, madame Loffo Camara, exécutée. Toutes les autres femmes arrêtées ont presque toutes été libérées. Parmi ces libérées, il faut citer madame Kourouma Diedoua Diabaté, ancienne membre de Comité central du P.D.G. et ancienne ministre des Affaires sociales du régime du général Lansana Conté.
Extrait du livre 📕 de Madifing DIANÉ, HISTOIRE D’UNE RÉVOLUTION, pages 108, 109 et 110.