17/08/2025
Ouest-France
Jérôme BEQUET.
Publié le 16/08/2025 à 17h22.
"Soixante-dix ans après la mort de l’artiste, l’âme de Fernand Léger vit toujours à Lisores, près de Lisieux (Calvados). La ferme familiale abrite encore un petit musée, où l’on peut voir de nombreuses œuvres de cette figure du cubisme.
Illustrations : Jean Du Chatenet, propriétaire de l’ancienne maison de Fernand Léger, devant la grande mosaïque qui orne la bâtisse. Et devant la maison familiale | OUEST-FRANCE
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, la ferme de La Bougonnière n’a pas triste mine, en ce samedi 16 août 2025 très ensoleillé. Cette grande propriété située à Lisores, dans le pays d’Auge (Calvados), abrite toujours les œuvres du peintre normand Fernand Léger, qui en a été le propriétaire. Et ça se voit : dès l’entrée, une immense mosaïque rend de suite hommage aux talents de coloriste de l’artiste.
« Les couleurs et la composition, ça comptait énormément pour lui», assure Jean Du Chatenet, qui a racheté la propriété aux héritiers de Fernand Léger en 2007. Passionné par l’histoire du peintre, ce Normand d’origine a restauré tout un bâtiment qui accueille aujourd’hui les œuvres originales du maître cubiste. Un petit musée, accessible sur rendez-vous, qui regorge de pépites et d’anecdotes.
Des invités prestigieux
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a eu « du beau monde » accueilli à Lisores, du temps où l’artiste y habitait encore : l’architecte Le Corbusier, l’écrivain Blaise Cendrars, les clowns Fratellini… L’endroit est un véritable repaire de talents. « Fernand Léger avait à peine 20 ans quand il est parti tenter sa chance à Paris. Mais il continuait de revenir ici, les week-ends. Après le décès de sa mère, en 1922, il y venait de plus en plus fréquemment et il y restera jusqu’à sa mort », explique l’actuel propriétaire des lieux.
Nadia Léger, artiste méconnue
Des peintures bien sûr, mais aussi des sculptures, des illustrations, des tapisseries… Les œuvres entreposées ici témoignent des multiples talents de Fernand Léger, mais aussi de ceux de sa femme Nadia, tout aussi douée « mais qui s’est effacée, au profit de son mari », la faute au commerce d’art presque exclusivement masculin à l’époque.
La visite se termine par la maison où a vécu le couple. Une grande bâtisse de tradition normande, agencée avec simplicité. « C’est dans son jus, presque tout est d’époque, précise Jean Du Chatenet. C’était quelqu’un de simple, qui aimait sa région et les bons produits. » Comme le vin, dit-on, mais ceci est une autre histoire…"
La visite se termine par la maison où a vécu le couple. Une grande bâtisse de tradition normande, agencée avec simplicité. « C’est dans son jus, presque tout est d’époque, précise Jean Du Chatenet. C’était quelqu’un de simple, qui aimait sa région et les bons produits. » Comme le vin, dit-on, mais ceci est une autre histoire…
La visite se termine par la maison où a vécu le couple. Une grande bâtisse de tradition normande, agencée avec simplicité. « C’est dans son jus, presque tout est d’époque, précise Jean Du Chatenet. C’était quelqu’un de simple, qui aimait sa région et les bons produits. » Comme le vin, dit-on, mais ceci est une autre histoire…"
Nos remerciements à Ouest France en cette journée anniversaire de la mort de Fernand Léger