24/06/2026
Drancy: Derrière ce nom se cache l’un des chapitres les plus sombres de notre histoire. Entre 1941 et 1944, le camp de Drancy fut le principal lieu d’internement et de transit des Juifs déportés depuis la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus de 63 000 hommes, femmes et enfants y furent enfermés avant d’être déportés vers les camps de concentration et d’extermination, principalement à Auschwitz-Birkenau. La plupart ne reviendront jamais. Situé dans la cité de la Muette, aux portes de Paris, le camp était marqué par des conditions de détention extrêmement difficiles. Les internés vivaient dans une promiscuité permanente, souvent entassés dans des espaces surpeuplés. L’hygiène était précaire : manque d’eau, sanitaires insuffisants, saleté et risques constants de maladies rendaient le quotidien encore plus éprouvant. La nourriture, rare et de mauvaise qualité, ne permettait pas de répondre aux besoins les plus élémentaires. À ces souffrances physiques s’ajoutait une angoisse permanente : celle de l’attente, de la séparation des familles et de l’incertitude quant au sort qui les attendait. Derrière les chiffres se cachent des vies brisées. Des enfants privés de leur innocence, des parents impuissants face au destin de leurs proches, des hommes et des femmes arrachés à leur existence simplement parce qu’ils étaient juifs. Drancy fut le principal maillon de la déportation des Juifs de France : près de 80 % des personnes déportées y sont passées. Ce lieu demeure aujourd’hui le symbole de la persécution antisémite menée sous l’Occupation et le témoin silencieux de milliers de destins anéantis. Se souvenir de Drancy, c’est donner un nom et un visage à celles et ceux que l’on a voulu effacer. C’est refuser l’oubli, honorer la mémoire des victimes et transmettre leur histoire pour que jamais ne s’éteigne la vérité. Parce qu’un peuple qui oublie son histoire s’expose à la revivre. Parce que la mémoire est notre responsabilité à tous. Zahor En hommage aux hommes, aux femmes et aux enfants passés par Drancy. Qu’ils ne soient jamais oubliés.
©️ Karen Bloch Éditrice pour Memories Foundation - & Mémoires
ZAHOR - Souviens-toi !
Avec David Ohnona davidohnona Nathalie Attali nathalieattali