11/05/2026
Voici le bilan des trois « sessions jeu de rôle » menées à La Maison Jeanne d’Arc d’Orléans. Comme tout bilan, il y a du positif... et des points à améliorer.
Les satisfactions d’abord :
le scénario a fonctionné,
il a été accessible à des débutants,
les personnages ont plu tant pour les ados que pour les adultes,
la quantité d’informations dispensée par le scénario ne les a pas assommés !
Certains moments m’ont marqué. Ils montrent l’implication émotionnelle des participants :
Au bout de deux heures de jeu, les participants s’exclament incrédules : « mais non, ça fait 30 minutes qu’on a commencé ! ». L’immersion a donc fonctionné.
Les discussions entre joueurs-euses après la session. Ils revenaient sur leurs choix moraux, sur ce qu’ils auraient pu faire différemment, sur la frontière entre loyauté, opportunisme et survie dans une ville assiégée.
Tout n’a pas été parfait pour autant. Il y a bien évidemment des points à améliorer concernant notamment l’organisation et la communication. Une session entière a par exemple été victime d’un « no-show » collectif, ce qui rappelle à quel point ce type de projet peut être fragile. C’est frustrant, c’est impoli, mais c’est hélas courant !
Toutefois, en termes de public, ces sessions démontrent, encore une fois, que des parties de jeu de rôle dans un lieu patrimonial amènent un public varié : adolescents, adultes curieux, tous novices en matière de jeu de simulation. Certains d’entre eux, les plus jeunes, n’étaient jamais entrés dans ce lieu. Point important à noter.
En outre, lier le scénario au lieu dans lequel les sessions jeu de rôle se déroulent (ici l’ancienne maison de Jacques Boucher qui a accueilli Jeanne d’Arc pendant les dix jours qu’elle a passés à Orléans) favorise l’immersion.
Si les bâtiments patrimoniaux fournissent des cadres hors normes à des parties de jeu de rôle, il me semble que l’on peut aller bien plus loin que le simple effet « waouh » en proposant justement des scénarios en lien avec l’histoire dudit bâtiment. Le jeu de rôle devient alors un puissant outil de médiation culturelle
Après cinq décennies de création, le jeu de rôle semble connaître un nouveau souffle aussi bien en termes de publics, que de pratiques, de contenus et d’infl...