Ouverture de la galerie protée en 1969 à Toulouse, puis à Paris rue de Seine en 1984
Artistes: Bargoni, Casagrande, Courcelles, Hartung, Laks, Lindstrom, Marfaing, Mathieu, Stricher, Wang Yancheng, Zack, Zao Wou-ki ... Dans la cave aménagée en Galerie, première exposition « L’école abstraite de Paris », viendront Poliakoff, Zack, Zao Wou-Ki, etc…
1969
Ouverture à Toulouse de la galerie Protée p
ar Laurence Izern. Inauguration avec Hans Hartung, suivront Abboud, Fichet, Guitet, Mathieu, Lindström, Marfaing, Soulages, Schneider, Tapies, Ubac etc …
1984
Création de Protée Paris, issue de la fusion de At Home (fermée) et de Protée Toulouse toujours en activité. Protée Toulouse fermera en 1997
Dès l’origine nous avons été passionnés par le mouvement abstrait qui s’est épanoui dans les années 50. Nous lui sommes restés fidèles, y associant les expressionnistes de la même génération, pendant la traversée du désert que subissent tous les mouvements d’art plastiques lorsqu’une nouvelle génération arrive. Pour nous, au sortir des années terribles de la seconde guerre mondiale, l’abstraction lyrique et non pas l’abstraction froide que nous trouvions réductrice, incarnait l’insolence de la liberté retrouvée. Elle proposait pour remplacer les valeurs humanistes traditionnelles défuntes à Hiroshima et dans le monde concentrationnaire nazi, l’incarnation d’une nouvelle spiritualité, car le peintre ne reproduisait plus l’image du monde, mais dans une radicale et pacifique révolution, se donnait le droit d’inventer un monde de signes, purs de tous signifiants compromis dans la débâcle des idéologies. Notre volonté demeure, immuable. Un large public nous a rejoint dans notre refus d’une peinture soumises aux modes, dans le rejet du besoin d’un mode d’emploi pour tenter d’y accéder, ou d’un art devenu seulement support spéculatif. Le silence et le cri, états extrêmes du lyrisme, fraternisent sur nos cimaises pour une incarnation « du spirituel dans l’Art ».