Fondation pour une Histoire Juive Universelle

Fondation pour une Histoire Juive Universelle La FHJU met à disposition du public des archives concernant l'histoire des Juifs à travers le monde

Pessa'h : "Le Consistoire de Lyon fera tout son possible pour fournir des pains azymes" (1943)Tract de l'Association Cul...
30/03/2023

Pessa'h : "Le Consistoire de Lyon fera tout son possible pour fournir des pains azymes" (1943)

Tract de l'Association Cultuelle Israélite de Lyon concernant la livraison des pains azymes à ses membres. Dans le désastre, des Juifs continuent à prier la sortie de l'esclavage d'Egypte.

"Nous avons l'honneur de vous informer que le Consistoire de Lyon fera tout son possible pour fournir des pains azymes (...). Aucune commande ne pourra être prise en considération sans ce paiement qui devra être fait avant le 25 mars 1943 (...). Pour obtenir un kilo de Matzohs ou de farine, il faudra remettre 1 Kilo 800 g. de tickets de pain..."

𝗔𝗮𝗿𝗼𝗻 𝗟𝗲𝘃𝘆 𝘀𝗲 𝘃𝗼𝗶𝘁 𝗮𝘁𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻 𝗲𝗻 𝗣𝗲𝗻𝗻𝘀𝘆𝗹𝘃𝗮𝗻𝗶𝗲 (𝟭𝟳𝟵𝟮)L’Etat de Pennsylvanie remet à Aaron Levy un ...
17/03/2023

𝗔𝗮𝗿𝗼𝗻 𝗟𝗲𝘃𝘆 𝘀𝗲 𝘃𝗼𝗶𝘁 𝗮𝘁𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻 𝗲𝗻 𝗣𝗲𝗻𝗻𝘀𝘆𝗹𝘃𝗮𝗻𝗶𝗲 (𝟭𝟳𝟵𝟮)

L’Etat de Pennsylvanie remet à Aaron Levy un domaine de 400 acres se trouvant à Loyalsock à côté du terrain octroyé à Jacob Reilhy. Aaron Levy fait commerce d’achat et de vente de terres avec les Indiens et les premiers colons de Pennsylvanie.

Originaire d’Amsterdam, arrivé en Amérique vers 1760, son nom apparait sur la première liste des contribuables du Northumberland, constituée en 1772. Il devient l’un des plus importants propriétaires terriens de l’Etat. Durant la guerre d’indépendance, il soutient activement les révolutionnaires, leur fait des prêts à fonds perdus, fait donation de 12 parcelles dans le Comté de Luzerne.

Il crée en 1786 la ville de Aaronsburg, première cité américaine portant le prénom d’un Juif. Il en établit les plans et donne des terrains pour la construction des églises évangéliques et des écoles.

👉🏽 Document à consulter ici : https://fhju.fr/idurl/1/322

Jérusalem : au Mur des Lamentations, a-t-on le droit de prier assis sur une chaise ? (1926)Photographie d'un homme barbu...
10/03/2023

Jérusalem : au Mur des Lamentations, a-t-on le droit de prier assis sur une chaise ? (1926)

Photographie d'un homme barbu, de dos, assis priant devant le Mur des Lamentations. Au fond deux hommes debout. Verset des Lamentations de Jérémie au bas de la carte postale.

Pendant le Mandat britannique, l'autorité musulmane chargée de la protection des lieux saints ne veut pas que des chaises soient installées de façon permanente devant le Mur des Lamentations. Ses représentants craignent que progressivement le lieu soit transformé en synagogue.

👉🏽 Document à consulter ici : https://fhju.fr/idurl/1/624

Une fête de Pourim au bénéfice des pauvres (1919)Donner aux plus pauvres est une injonction régulièrement répétée dans l...
06/03/2023

Une fête de Pourim au bénéfice des pauvres (1919)

Donner aux plus pauvres est une injonction régulièrement répétée dans la Loi juive. Elle fait partie des quatre commandements de la fête de Pourim - avec l’écoute de la lecture du rouleau d'Esther, les échanges de mets et la participation à un grand repas. La Loi explique que chaque homme a l’obligation de donner deux « cadeaux » à deux pauvres.

Sur ce carton d’invitation, la Jeunesse Israélite de Nice convie à une « Fête de Pourim donnée au Bénéfice des Pauvres »

👉🏽 Document à consulter ici : https://fhju.fr/idurl/1/1231

La reforestation d’Israël par les Juifs de Diaspora (1931)Fondé en 1901 par Theodor Herzl, le Jewish National Fund (JNF)...
24/02/2023

La reforestation d’Israël par les Juifs de Diaspora (1931)

Fondé en 1901 par Theodor Herzl, le Jewish National Fund (JNF) est un fonds central du mouvement sioniste. Sa vocation : racheter, défricher et mettre en valeur des terres en faveur du retour du peuple juif en Israël. Dès 1908, les premiers arbres sont plantés à Houlda et composent progressivement la forêt Herzl. Peuplée principalement d'oliviers, cette forêt éclot grâce aux financements de la diaspora.
Ainsi, en décembre 1931, depuis Marseille, Madame Sunasi plante trois arbres au nom de ses proches.

Le JNF possède aujourd’hui plusieurs centaines de milliers d'hectares. En 120 ans, les dons du monde entier ont permis de planter quelque 240 millions d’arbres, du nord jusqu’au désert du Néguev.

👉🏽 Documents à consulter ici :
https://fhju.fr/idurl/1/825
https://fhju.fr/idurl/1/809
https://fhju.fr/idurl/1/841

La citoyenneté palestinienne des Juifs du yichouv (1928)Zalman Litvak, de nationalité russe, reçoit un certificat de nat...
10/02/2023

La citoyenneté palestinienne des Juifs du yichouv (1928)

Zalman Litvak, de nationalité russe, reçoit un certificat de nationalité du Gouvernement de Palestine, en application de l’Ordonnance sur la citoyenneté palestinienne de 1925. Parmi les 27 articles de cette ordonnance, l’un d’eux concerne la nationalité palestinienne accordée aux immigrés par la naturalisation.

La naturalisation, selon cette réglementation, avait pour but d’accorder la nationalité palestinienne aux juifs étrangers qui immigraient en Palestine :

« Le haut-commissaire peut accorder un certificat de naturalisation à la citoyenneté palestinienne à toute personne qui en fait la demande et qui lui prouve :
qu’elle a résidé en Palestine durant une période d’au moins deux ans lors des trois années précédant immédiatement la date de sa candidature [à la naturalisation] ;
qu’elle fait preuve de moralité et qu’elle a une connaissance suffisante de l’anglais, de l’arabe ou de l’hébreu ; qu’elle a l’intention de résider en Palestine si sa demande est acceptée ».

La portée de cette clause fut bien résumée par la Cour suprême de la Palestine, lors d’un procès contre l’Inspecteur général de l’immigration le 28 février 1929 :

« L’article porte sur l’entrée en vigueur d’une loi sur la nationalité dans laquelle, précise cet article du mandat, des clauses doivent être formulées de sorte à faciliter l’obtention de la nationalité palestinienne aux Juifs qui s’installent en Palestine. Cela fut fait par la promulgation de l’Ordonnance sur la citoyenneté palestinienne de 1925, dans l’article 7 duquel un certain nombre de critères pour la naturalisation se trouvent définis ».

Sur la base de cette clause, un très grand nombre de Juifs furent naturalisés en Palestine. À la fin du mandat, 132 616 personnes avaient obtenu la nationalité palestinienne par naturalisation ; environs 99 % d’entre elles étaient juives. De manière tout à fait officielle, les émissaires juifs encourageaient les Juifs à demander la nationalité palestinienne.

Zalman Litvak en est un bon exemple. Né le 12 Avril 1891 à Novo, Ukrainka, il est physicien, vit à Nes Ziona. Marié avec Shulamit, il a un, fils Avi Shalom, né en 1922. Il parle l’hébreu, l’anglais, l’arabe.

👉🏽 Document à consulter ici : https://fhju.fr/idurl/1/187

Israël, le rituel de la première coupe (photographie des années 60)Un homme pieux porte sur ses épaules son fils et tien...
28/01/2023

Israël, le rituel de la première coupe (photographie des années 60)

Un homme pieux porte sur ses épaules son fils et tient des ciseaux dans ses mains. On assiste ici, probablement, au rituel de la ‘halaké : la première coupe de cheveux du jeune garçon âgé de 3 ans, marquant son intronisation dans le monde des hommes. Selon la tradition mystique, le grand maître kabbaliste du 16e siècle, Isaac Louria avait attendu que son fils soit âgé de trois ans pour lui couper ses premières mèches de cheveux, sur le tombeau de Rabbi Chimon bar Yo’hai, à Méron. Depuis, la coutume s'est pérennisée, notamment dans les communautés hassidiques d'Israël.

Le petit garçon porte un shtreimel. Plus qu’un vêtement utilitaire ou religieux, ce chapeau en fourrure de zibeline, parfaitement adapté aux conditions climatiques d’Europe orientale, est devenu un signe identitaire pour les ‘hassidim.

👉🏽 Document à consulter ici : https://fhju.fr/idurl/1/1680

La tragédie du Saint-Louis : 907 Juifs allemands errent en mer sans refuge (1939)En mai 1939, 907 Juifs allemands embarq...
20/01/2023

La tragédie du Saint-Louis : 907 Juifs allemands errent en mer sans refuge (1939)

En mai 1939, 907 Juifs allemands embarquent sur le paquebot du Saint-Louis à destination de Cuba, puis des Etats-Unis. Ils fuient les persécutions nazies qui se sont amplifiées depuis le pogrom de la Nuit de Cristal.

Arrivé le 27 mai au large du port de la Havane, le paquebot se voit soudainement refuser le droit d’accoster. Malgré les visas accordés par l’ambassade cubaine en Allemagne, les Juifs allemands ne sont pas autorisés à débarquer.

Le capitaine Gustav Schröder met le cap vers les Etats-Unis, mais Roosevelt interdit l’entrée aux réfugiés. Le paquebot erre en haute mer à la recherche d’un refuge. Partout refoulé, il finit par repartir vers l’Europe.

Quatre pays se partagent les réfugiés allemands. Nombre d’entre eux périssent dans les camps de la mort.

👉🏽 Documents à consulter ici :

https://fhju.fr/idurl/1/1123
https://fhju.fr/idurl/1/1143
https://fhju.fr/idurl/1/1159

Metz : une dette à rembourser en vin casher (1749)Le 12 janvier 1749, François Thiriot, un vigneron de Rozelieures en Lo...
13/01/2023

Metz : une dette à rembourser en vin casher (1749)

Le 12 janvier 1749, François Thiriot, un vigneron de Rozelieures en Lorraine, se rend à Metz au cabinet notarial de Maitre Lajeunesse, accompagné du Juif David Halphen, résidant de cette même commune, afin de réaliser une opération financière.

Il est entendu que David Halphen prête des fonds à François Thiriot pour l’entretien de ses vignes. Ce-dernier doit le rembourser avec du vin de sa prochaine vendange en donnant la garantie d’une vendange "sans mélange" et que le vin soit bouchonné "à la façon des Juifs".

Le vigneron reconnait être payé de 226 livres, 17 sols, 6 deniers pour paiement de 60 hottes et demi de vin qu'il a fourni à raison de 3 livres 4 sols la hotte.

Quelques années auparavant, David Halphen avait déjà prêté une somme importante à François Thiriot et son épouse Suzanne Gallois pour les besoins du ménage. Louis Thiriot, le jeune frère de l’emprunteur, s’était porté garant de ce contrat. Mineur au moment de l’opération, il ne pouvait signer l’acte notarié mais s’était engagé à le faire aussitôt sa majorité atteinte. 6 mois plus t**d, Louis Thiriot revenait chez le notaire apposer sa signature sur le verso de l’acte.

Le 23 janvier 1750, François Thiriot et son épouse Suzanne Gallois se rendent à nouveau à l’étude de Maitre Lajeunesse et soldent définitivement leur dette à l’égard de David Halphen.

👉🏽 Documents à consulter ici :

https://fhju.org/idurl/1/1707
https://fhju.fr/idurl/1/1701
https://fhju.fr/idurl/1/1723

Dans les Yvelines, un architecte berlinois crée un centre de formation pour les réfugiés juifs allemands (1934)Adolf Som...
06/01/2023

Dans les Yvelines, un architecte berlinois crée un centre de formation pour les réfugiés juifs allemands (1934)

Adolf Sommerfeld est un architecte et entrepreneur juif berlinois, proche de l'Ecole du Bauhaus. Dans la nuit du 1er avril 1933, des SA s’introduisent chez lui, des coups de feu sont tirés. Menacé, Adolf Sommerfeld décide aussitôt de quitter l’Allemagne.

Il s’établit à Montesson, dans les Yvelines, au printemps 1933.

Le 2 août, il crée un centre de formation pour les réfugiés juifs Allemands. Son but est de former des intellectuels aux métiers de l'artisanat et de l’agriculture afin de faciliter leur migration. Le centre accueille 80 étudiants dont nombre d’entre eux immigreront en Palestine.

En 1935, Sommerfeld quitte la France à son tour, il s’installe d’abord en Palestine, puis en Grande Bretagne. Le centre de formation de Montesson ferme ses portes.

Reportage photographique de l’Agence Trampus (février 1934)

Sur la première photographie :

"De nombreux Juifs se sont réfugiés en France et des cours de toutes sortes (agriculture, motoculture, maçonnerie, etc.) leur sont donnés à l'Institut de Montesson, afin de leur apprendre à gagner leur vie et qu'ils puissent vivre du revenu de leur travail. Notre photo montre un de ces cours, que les jeunes gens suivent attentivement."

Sur la seconde :

"De nombreux réfugiés Juifs s'étant réfugiés en France, on a dû les loger dans des Bastions, où chacun peut y exercer sa profession. Notre photo montre des tailleurs qui - au moyen d'un atelier de fortune - arrivent à se débrouiller."

👉🏽 Documents à consulter ici :

https://fhju.fr/idurl/1/990
https://fhju.fr/idurl/1/967
https://fhju.fr/idurl/1/1011

La Justice, un journal pour la naturalisation des Juifs de TunisieCréé en 1907 par Mardochée Smadja, La Justice est un q...
22/12/2022

La Justice, un journal pour la naturalisation des Juifs de Tunisie

Créé en 1907 par Mardochée Smadja, La Justice est un quotidien tunisien publié jusqu'en 1914. Avec pour sous-titre : "Journal pour l'extension des droits et devoirs de la France en Tunisie", il appelait la métropole à naturaliser les Juifs de Tunisie.

Une large partie de la population juive se réunit autour des revendications portées par cette intelligentsia. Mais les représentants de la population musulmane s’y sont opposés avec vigueur, voyant dans ce journal un vecteur du "parti de l’assimilation".

Abraham Sauveur Salom Scemama est né en 1880 à Corfou, en Grèce. En 1902, il est autorisé à s’établir en France durant cinq années pour y j***r des droits civils et s’inscrire à l’université de médecine de Montpellier. Quatre ans plus t**d, il est naturalisé français et obtient peu de temps après son diplôme de médecine.

Jeune médecin d’une trentaine d’années, le Dr Scemama intègre le comité éditorial de La Justice. En témoigne sa carte de rédacteur datée de 1913.

👉🏽 Documents à consulter ici :

https://fhju.fr/idurl/1/1211
https://fhju.fr/idurl/1/947
https://fhju.fr/idurl/1/883

Gubin Dwojz, juif polonais, est autorisé à émigrer en Argentine (1923)En Argentine, une loi de 1876 (loi Avellaneda) ban...
16/12/2022

Gubin Dwojz, juif polonais, est autorisé à émigrer en Argentine (1923)

En Argentine, une loi de 1876 (loi Avellaneda) bannit l'entrée des criminels, des mendiants et des personnes porteuses de maladies contagieuses ou mentales, incapables de travailler et âgées de plus de 60 ans.
Mais en pratique, ces restrictions ne sont pas appliquées. Entre novembre 1907 et juin 1910, il n'y a que 65 rejets pour ces motifs sur 665 000 entrées.

"Gobernar es poblar" (Gouverner c'est peupler) : cette maxime de l'homme politique argentin Juan Bautista Alberdi exprimée en 1853 inspire encore l'Argentine en 1923. Plus de 125 000 Juifs y sont déjà établis alors qu'ils n'étaient que 6 000 en 1895. Cette politique libérale demeure inchangée dans les années 20 alors que partout ailleurs les frontières se ferment.

Trois certificats sont remis à Gubin Dwojz pour autoriser son émigration en Argentine.

Un certificat médical atteste de sa bonne santé : « Gubin Dwojz réunit toutes les conditions physiques pour pouvoir débarquer en République d’Argentine. A été vacciné il y a moins de 7 ans. »

Un deuxième certifie que Gubin Dwojz n’a jamais été atteint « d’aliénation mentale et n’a jamais exercé la mendicité ».

Enfin, un certificat de « bonne vie et mœurs » atteste que Gubin Dwojz n’a pas été « condamné pendant les cinq dernières années pour offense contre l’ordre social ni pour délits ayant entrainé une peine infamante ».

Les trois certificats, tamponnés par le Comité central juif d’émigration, sont délivrés au Consulat d’Argentine à Varsovie. Ils ouvrent la porte de l’Argentine au petit Juif polonais.

👉🏽 Documents à consulter ici : https://fhju.fr/idurl/1/402

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