03/09/2026
🇫🇷 Il y a 107 ans, le 3 septembre 1919, la France et la Pologne ont signé la Convention relative à l’émigration et à l’immigration. Du point de vue français, celle-ci répondait aux besoins économiques et démographiques urgents liés à la nécessité de reconstruire le pays après la fin de la Première Guerre mondiale. La partie polonaise y voyait un remède miracle aux problèmes brûlants de surpeuplement et de chômage. Au cours de la décennie suivante, des centaines de milliers de Polonais sont partis travailler dans les mines, les aciéries et les exploitations agricoles françaises. Selon le recensement français de 1931, la communauté des citoyens de la IIe République de Pologne sur les rives de la Seine comptait déjà plus de 500 000 personnes. Leur histoire a fait l’objet d’une série d’études menées par des chercheurs polonais et français, parmi lesquels il convient de citer en premier lieu Janine Ponty et Halina Janowska.
L'original du texte franco-polonais de ce document se trouve aux Archives des Actes Nouveaux à Varsovie. Quant aux fonds de l’Institut Bibliothèque Polonaise à Paris, outre une littérature scientifique et de vulgarisation très riche consacrée à l’histoire de l’émigration économique polonaise, vous y trouverez une collection unique de la presse polonaise d’émigration du XXe siècle, dont le contenu comprend des titres tels que « Narodowiec », « Wiarus Polski », « Ognisko » ou encore « Prawo Ludu ».
Voici comment le journal varsovien « Robotnik » a commenté la signature de la convention…
« Traite des travailleurs polonais.
Varsovie, le 4 septembre.
Le service de presse du ministère des Affaires étrangères annonce : Le 3 septembre, une convention relative à l'émigration et à l'immigration des travailleurs a été signée au ministère des Affaires étrangères par des représentants habilités, à savoir, du côté polonais, M. le vice-ministre Skrzyński, et du côté français, le chargé d'affaires, M. Fouchet. Cette convention a été élaborée à l'initiative du ministère du Travail et de la Protection sociale, dont le délégué, M. Kisiel, s'était rendu à Paris. Le texte définitif a été arrêté à Varsovie, au ministère des Affaires étrangères, en concertation avec les délégués du ministère français du Travail, M. Onalide et le colonel de Villmont. »
🇵🇱 107 lat temu, 3 września 1919 roku, Francja i Polska podpisały Konwencję w przedmiocie emigracji i imigracji. Z perspektywy francuskiej była ona odpowiedzią na pilne potrzeby gospodarcze i demograficzne wynikające z konieczności odbudowy kraju po zakończeniu I wojny światowej. Polska strona widziała w niej panaceum na palące problemy przeludnienia i bezrobocia. W kolejnej dekadzie setki tysięcy mieszkańców Polski wyjechało do pracy w kopalniach, hutach, i gospodarstwach rolnych Francji. Według francuskiego spisu powszechnego w roku 1931 społeczność obywateli II Rzeczpospolitej nad Sekwaną liczyła już ponad 500 000 osób. Ich historia doczekała się szeregu opracowań polskich i francuskich badaczy, spośród których w pierwszej kolejności należy wymienić Janine Ponty oraz Halinę Janowską.
Oryginał polsko-francuskiego tekstu dokumentu znajduje się w Archiwum Akt Nowych w Warszawie. Natomiast w zbiorach Instytutu Biblioteka Polska w Paryżu, poza bardzo bogatą literaturą naukową i popularnonaukową poświęconą historii polskiej emigracji zarobkowej, znajdą Państwo unikatową kolekcję dwudziestowiecznej polskiej prasy emigracyjnej, na której zawartość składają się tytuły takie jak „Narodowiec,” „Wiarus Polski,” „Ognisko,” czy „Prawo Ludu.”
A tak podpisanie konwencji kwitował warszawski ,,Robotnik”...