07/09/2026
C’est avec une grande tristesse que l’Institut du monde arabe apprend le décès de Tony Gatlif, cinéaste, scénariste, compositeur et passeur entre les cultures. Sa voix unique nous rappelle que filmer, c’est aller vers l’autre, écouter sa musique et partager son histoire.
Né à Alger sous le nom de Boualem Dahmani, Tony Gatlif a fait de ses racines plurielles la force de son œuvre. Il a filmé les peuples tsiganes, capturant leurs visages, leurs fiertés et leurs exils, à travers des films tels que Les Princes, Latcho Drom, Gadjo Dilo ou Exils.
Pour Tony Gatlif, chaque note était une rencontre. Flamenco, musiques tsiganes, rebétiko, musique arabe, rock, électro… Il écoutait la musique comme il regardait les êtres : sans frontières ni hiérarchies. Sa collaboration avec Alain Weber, spécialiste des musiques traditionnelles et conseiller musical de Latcho Drom, illustre cette curiosité qui les a menés de l’Inde à l’Andalousie.
En janvier 2018, l’Institut a eu l’honneur d’accueillir Tony Gatlif lors du cycle « Exil(s) », autour de son film Djam. Une rencontre chaleureuse suivie d’un intermède musical par le chanteur syrien Hamam Khairy. Tony y avait aussi partagé son rapport à la musique arabe et au soufisme.
Aujourd’hui, l’Institut du monde arabe rend hommage à Tony Gatlif avec une profonde émotion. Nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont croisé sa route. Son héritage, riche et vibrant, continuera de résonner dans les cœurs et les esprits.
Pour prolonger cet hommage, retrouvez les ressources autour de son passage à l’IMA ⤵️:
- Entretien avec Tony Gatlif 🔗 l.imarabe.org/4JWRY
- Autour de Tony Gatlif 🔗 l.imarabe.org/hR6ut
- Exils de Tony Gatlif 🔗 l.imarabe.org/vqSQF
📸©Getty - Nicolas Guerin / French Select