Librairie Le Feu Follet

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C'est l'amour à la pageQu’est-ce que la beauté ? Et pourquoi fait-elle naître l’amour ?En 1529, le philosophe italien Ag...
03/09/2026

C'est l'amour à la page

Qu’est-ce que la beauté ? Et pourquoi fait-elle naître l’amour ?

En 1529, le philosophe italien Agostino Nifo consacre deux traités à ces questions : De amore et De pulchro. Loin de considérer l’amour et la beauté comme de purs principes spirituels, il les ramène vers le corps, les sens et surtout le désir.

Au cœur de sa réflexion se trouve Giovanna d’Aragona, à laquelle les deux ouvrages sont dédiés. Célébrée par ses contemporains pour sa beauté, elle devient sous la plume de Nifo le point de départ d’une réflexion philosophique : le beau ne saurait être entièrement séparé de celui qui regarde, désire et aime.

Cette édition de 1641, publiée à Leyde par David Lopes de Haro, réunit les deux textes sous leurs pages de titre imprimées en rouge et noir. Elle est conservée dans son séduisant vélin à rabats de l’époque.

Un petit volume consacré à deux questions qui, cinq siècles plus t**d, n’ont rien perdu de leur pouvoir : pourquoi désirons-nous, et pourquoi trouvons-nous beau ce que nous désirons ?

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Crazy Little Thing Called Love

What is beauty? And why does it give rise to love?

In 1529, the Italian philosopher Agostino Nifo devoted two treatises to these questions: De amore and De pulchro. Rather than treating love and beauty as purely spiritual principles, he brought them back to the body, the senses and, above all, desire.

At the heart of his reflections is Giovanna d’Aragona, to whom both works are dedicated. Celebrated by her contemporaries for her beauty, she becomes the starting point for a philosophical enquiry: beauty cannot be entirely separated from the person who looks, desires and loves.

This 1641 Leiden edition brings both texts together in a charming contemporary limp vellum binding.

A small volume devoted to two questions that have lost none of their power in five centuries: why do we desire, and why do we find beautiful what we desire?

J’apprends que je suis un traître. J’en prends acte.Quelques mots jetés à l’encre sur un morceau de journal :« Par le Ph...
02/09/2026

J’apprends que je suis un traître. J’en prends acte.

Quelques mots jetés à l’encre sur un morceau de journal :

« Par le Phare de la Loire d’aujourd’hui j’apprends que je suis un traître j’en prends acte »

Victor Hugo signe.

Ce minuscule billet appartient à une catégorie presque mythique de ses manuscrits : les « copeaux ». Hugo écrivait partout, saisissant le premier papier venu pour fixer une pensée, une formule, une colère. Beaucoup de ces fragments furent détruits ; ceux qui subsistent conservent quelque chose de l’instant même où surgit l’écriture.

Ici, le support est une coupure de presse portant au verso les mots « Channel Islands ». Hugo répond depuis l’exil à une accusation du Phare de la Loire, journal pourtant libéral et généralement favorable à l’écrivain.

La formule est superbe de sécheresse. Celui qui avait dénoncé le coup d’État du 2 décembre 1851 dans Napoléon le Petit et Les Châtiments retourne presque l’accusation par l’indifférence : traître ? « J’en prends acte. »

Un copeau du grand chêne, miraculeusement préservé.

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“I Learn That I Am a Traitor. I Take Note of It.”

A few words dashed off in ink on a scrap of newspaper:

“Par le Phare de la Loire d’aujourd’hui j’apprends que je suis un traître j’en prends acte”

Victor Hugo signs beneath.

This tiny manuscript belongs to an almost legendary category of Hugo’s writings: his “copeaux” — literally, “wood shavings”. Hugo wrote compulsively, seizing whatever scrap of paper came to hand to capture a thought, a phrase or a flash of anger. Many were destroyed.

Here, a few words on the reverse — “Channel Islands” — place the fragment within the world of Hugo’s exile. He responds to an accusation in Le Phare de la Loire with magnificent terseness: a traitor? “I take note of it.”

A shaving from the great oak, miraculously preserved.

29/08/2026

L'érotisme avec un grand O

En 1954 paraît à Sceaux, chez le jeune éditeur Jean-Jacques Pauvert, un roman signé d'un nom inconnu : Pauline Réage. Derrière ce pseudonyme se cache Dominique Aury, mais son identité restera secrète pendant près de quarante ans.

Histoire d'O devient rapidement l'un des textes les plus célèbres et controversés de la littérature ér****ue française. Jean Paulhan, son amant et premier lecteur, en signe la préface, « Le bonheur dans l'esclavage ». Aury révélera plus t**d avoir écrit le livre pour lui, comme une réponse au défi qu'il lui aurait lancé : une femme pouvait-elle écrire un véritable roman ér****ue ?

Parmi les exemplaires de cette première édition, vingt seulement furent imprimés sur papier d'Arches, constituant le tirage de tête. Ils se distinguent notamment par leurs deux couvertures, jaune et blanche, et surtout par une vignette ér****ue dessinée et gravée par Hans Bellmer, tirée en sanguine.

Notre exemplaire est l'un de ces vingt, aujourd'hui présenté dans un coffret orné d'une composition originale signée Julie Nadot.

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Eroticism with a Capital O

In 1954, a novel by an unknown writer named Pauline Réage appeared in France. Behind the pseudonym was Dominique Aury, whose identity would remain secret for almost forty years.

Story of O soon became one of the most famous and controversial works of French erotic literature. Jean Paulhan, Aury's lover and first reader, contributed the celebrated preface "Happiness in Slavery". Aury later explained that she had written the novel for him.

Only twenty copies of the first edition were printed on Arches paper. These deluxe copies include two wrappers and, most remarkably, an erotic vignette designed and engraved by Hans Bellmer and printed in sanguine.

One of twenty copies at the very summit of the first edition.

29/08/2026

Dans le brouillard de Waterloo

En 1839 paraît La Chartreuse de Parme. Stendhal a cinquante-six ans et compose en quelques semaines l'un des romans qui feront sa gloire bien après sa mort.

Fabrice del Dongo traverse l'Italie, les guerres napoléoniennes, les intrigues de cour et les prisons avec cette étrange liberté qui donne au roman son mouvement incomparable. Au milieu du livre, Waterloo : non plus la grande bataille racontée par l'Histoire, mais le chaos aperçu par un jeune homme qui ne sait jamais très bien s'il y participe.

Balzac ne s'y trompe pas ; l'année suivante, il consacre à La Chartreuse une longue étude enthousiaste et voit dans le roman l'une des grandes œuvres de son temps.

L'édition originale est aujourd'hui l'un des livres les plus recherchés de Stendhal. Clouzot la qualifiait de « très rare et extrêmement recherchée » ; elle est plus difficile à rencontrer encore que celle du Rouge et le Noir.

Notre exemplaire, imprimé sur vélin fort, a conservé ses deux reliures strictement contemporaines en demi-chagrin marron et demeure grand de marges.

In the Fog of Waterloo

The Charterhouse of Parma appeared in 1839. Stendhal was fifty-six and wrote, in a matter of weeks, one of the novels that would secure his posthumous fame.

Fabrice del Dongo moves through Italy, the Napoleonic Wars, court intrigues and imprisonment with the extraordinary freedom that gives the novel its pace. At its heart lies Waterloo, seen not through the grand narrative of History, but through the bewildered eyes of a young man who barely understands the battle unfolding around him.

Balzac immediately recognised its importance, devoting a major essay to the novel the following year.

Today, its first edition is even rarer than that of The Red and the Black. This copy, printed on stout wove paper, remains in its strictly contemporary bindings.

29/08/2026

Les fantômes de la rue surréaliste

Paris, 1938. À l'Exposition internationale du Surréalisme, quinze mannequins de grands magasins forment une inquiétante « rue surréaliste ». Dalí, Duchamp, Ernst, Miró, Tanguy, Sonia Mossé et d'autres les ont métamorphosés en créatures de désir et de cauchemar.

Dans la pénombre de la galerie, les visiteurs avancent à la lumière de lampes électriques. Marcel Duchamp imagine la scénographie ; Man Ray, « maître des lumières » de l'exposition, en conçoit l'éclairage et photographie ces œuvres destinées à disparaître.

Près de trente ans plus t**d, il les ressuscite dans ce livre tiré à seulement 37 exemplaires. Quinze épreuves originales, portant chacune le cachet de l'atelier Man Ray, restituent cette rue disparue et ses étranges habitantes.

Notre exemplaire, hors commerce et signé par Man Ray, est conservé dans sa spectaculaire reliure de Mercher, aux plats photographiques conçus spécialement par l'artiste.

Ces images sont aujourd'hui la mémoire d'une exposition décisive qui, en transformant la galerie entière en expérience, annonçait l'installation et le happening.

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The Ghosts of the Surrealist Street

Paris, 1938. At the International Surrealist Exhibition, fifteen department-store mannequins formed an unsettling "Surrealist Street". Dalí, Duchamp, Ernst, Miró, Tanguy, Sonia Mossé and others transformed them into creatures of desire and nightmare.

Marcel Duchamp devised the setting; Man Ray designed the lighting and photographed these works destined to disappear.

Nearly thirty years later, he resurrected them in this book, limited to just 37 copies. Fifteen original photographs preserve the vanished street and its strange inhabitants.

Our hors commerce copy is signed by Man Ray and bound by Mercher with photographic covers specially designed by the artist.

Sous le rouge, le BleuEn 1717 paraît enfin le Télémaque conforme au manuscrit de Fénelon. Le livre avait alors pourtant ...
27/08/2026

Sous le rouge, le Bleu

En 1717 paraît enfin le Télémaque conforme au manuscrit de Fénelon. Le livre avait alors pourtant déjà vécu près de vingt ans d'une existence mouvementée.

Conçu pour l'éducation du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, le voyage du fils d'Ulysse devait enseigner au futur souverain l'art de gouverner. Mais dès 1698, des copies manuscrites circulent à la cour et l'on croit reconnaître derrière les aventures antiques une critique du règne. En 1699, une première impression paraît sans l'accord de Fénelon, avant d'être interrompue. Contrefaçons et éditions se multiplient alors.

Il faut attendre 1717, deux ans après la mort de l'auteur, pour que son petit-neveu publie cette première édition complète, établie d'après le manuscrit original retrouvé. Deux frontispices, vingt-quatre gravures et une grande carte dépliante accompagnent désormais le voyage de Télémaque.

Notre exemplaire a reçu bien plus t**d une spectaculaire reliure signée Chambolle-Duru : maroquin rouge abondamment doré à l'extérieur, maroquin bleu de Prusse à l'intérieur.

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Beneath the Red, the Blue

In 1717, Fénelon's Télémaque finally appeared in a complete edition faithful to his manuscript, after nearly twenty years of unauthorised editions and imitations.

Originally written for the education of Louis XIV's grandson, the adventures of Ulysses' son offered the future ruler a lesson in the art of government. Yet readers soon perceived beneath its classical disguise a criticism of absolute monarchy.

Published two years after Fénelon's death, this edition was established from his recovered original manuscript and illustrated with two frontispieces, twenty-four plates and a folding map.

Our copy was later magnificently bound by Chambolle-Duru in richly gilt red morocco, with striking Prussian-blue morocco doublures.

L'élégance en toute circonstanceEn 1924, George Barbier dessine douze scènes pour la troisième année de Falbalas & Fanfr...
26/08/2026

L'élégance en toute circonstance

En 1924, George Barbier dessine douze scènes pour la troisième année de Falbalas & Fanfreluches. Douze mois, douze planches au pochoir et tout un monde où la mode semble avoir gagné jusqu'aux gestes les plus ordinaires.

Au polo, sur une escarpolette, au bal, pendant une sérénade ou au détour d'un ba**er volé, les femmes de Barbier traversent les Années folles avec leurs silhouettes longues et souples, leurs regards sombres et cette nonchalance savamment composée qui devient sa signature.

Cette élégance est déjà devenue une référence en 1924. Dans Le Chapeau vert de Michael Arlen, Iris March se tient « à la manière des femmes des almanachs de Georges Barbier, Falbalas et Fanfreluches ».

Cécile Sorel accompagne le calendrier d'un texte au titre presque programmatique : « Glorifions la coquetterie ».

Notre exemplaire est complet de ses douze planches en couleurs, de son titre gravé et de sa spectaculaire couverture : une Vénus Art déco surgit des eaux dans une conque soutenue par deux atlantes aquatiques rehaussés d'argent.

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Fashion in Every Circumstance

In 1924, George Barbier created twelve pochoir plates for the third year of Falbalas & Fanfreluches. Twelve months, twelve scenes, and a world in which fashion seems to have conquered every gesture of life.

At the polo, on a swing, at a ball, during a serenade or a stolen kiss, Barbier's women embody the sophisticated ease of the Roaring Twenties.

Their elegance was already iconic. In Michael Arlen's 1924 bestseller The Green Hat, Iris March is compared directly to the women of Barbier's Falbalas & Fanfreluches.

Complete with all twelve pochoir plates and its remarkable Art Deco cover, depicting Venus rising from the waves.

Après un chaleureux entretien...En 1958, Violette Leduc publie La vieille fille et le mort chez Gallimard. Sur cet exemp...
25/08/2026

Après un chaleureux entretien...

En 1958, Violette Leduc publie La vieille fille et le mort chez Gallimard. Sur cet exemplaire du service de presse, elle laisse à Claude Couffon un envoi qui conserve la trace d'une rencontre et, surtout, d'une lecture : « ... après un chaleureux entretien et mon souvenir intact de son article pour ce livre... »

Poète, critique et traducteur, Couffon deviendra l'un des grands passeurs en France des littératures espagnole et latino-américaine, traduisant notamment García Lorca, Neruda, Asturias ou Alberti.

L'envoi prend ainsi une saveur particulière ; Leduc ne remercie pas simplement un critique, elle se souvient de son article et de leur conversation, comme si l'exemplaire venait prolonger un échange commencé autour du livre.

Un témoignage intime de la réception de Violette Leduc par l'un de ceux dont le métier fut précisément de lire les écrivains et de faire circuler leurs voix.

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After a Warm Conversation

In 1958, Violette Leduc published La vieille fille et le mort with Gallimard. In this review copy, she inscribed the book to Claude Couffon with words that preserve the memory of both a meeting and a reading: "... after a warm conversation, and with my vivid memory of his article on this book..."

A poet, critic and translator, Couffon would become one of France's major champions of Spanish and Latin American literature, translating writers including García Lorca, Neruda, Asturias and Alberti.

The inscription therefore carries particular resonance. Leduc is not merely thanking a critic: she remembers his article and their conversation, turning this copy into the continuation of an exchange begun around the book.

La liberté bat encore en EspagneLe 22 février 1952, salle Wagram à Paris, André Breton prend la parole en faveur d'Espag...
24/08/2026

La liberté bat encore en Espagne

Le 22 février 1952, salle Wagram à Paris, André Breton prend la parole en faveur d'Espagnols condamnés à mort sous le régime franquiste.

« Si quelque part au monde le cœur de la liberté continue à battre, s'il est un lieu d'où ses coups nous parviennent mieux frappés que de partout ailleurs, nous savons tous que ce lieu est l'Espagne. »

La guerre civile est terminée depuis treize ans, Franco est toujours au pouvoir et la répression frappe ses opposants. Pour Breton, l'Espagne demeure la blessure ouverte de l'Europe. Il rappelle que fascismes et totalitarismes y trouvèrent leur premier terrain d'expérimentation : « Les Hi**er, les Mussolini, les Staline, ont eu là leur laboratoire de vivisection, leur école de travaux pratiques. »

Le texte sera publié quelques jours plus t**d dans Le Libertaire. Nous en présentons ici le manuscrit autographe complet : trois pages à l'encre bleue, couvertes de ratures et de corrections, où l'on voit encore Breton chercher ses mots avant de les porter devant la foule.

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Freedom Still Beats in Spain

On 22 February 1952, André Breton addressed a meeting at the Salle Wagram in Paris in support of Spaniards condemned to death under Franco's dictatorship.

"If anywhere in the world the heart of freedom continues to beat, if there is one place from which its pulse reaches us more strongly than from anywhere else, we all know that place is Spain."

For Breton, Spain remained Europe's open wound, the place where fascism and totalitarian repression had first revealed their methods.

The speech was published shortly afterwards in Le Libertaire. This is Breton's complete autograph manuscript: three pages in blue ink, heavily corrected and revised, preserving the words as they took shape before being spoken to the crowd.

Gloire à l'art de rueEn 1986 paraît ce livre consacré à Speedy Graphito, abondamment illustré de reproductions de ses œu...
22/08/2026

Gloire à l'art de rue

En 1986 paraît ce livre consacré à Speedy Graphito, abondamment illustré de reproductions de ses œuvres et accompagné d'un texte de Jean Seisser.

Nous sommes alors dans les premières années du mouvement qui transforme les murs de Paris en terrain d'expérimentation. Speedy Graphito s'impose parmi les artistes de cette nouvelle scène avec un univers nourri d'images populaires, de signes immédiatement reconnaissables et de détournements qui brouillent volontiers les frontières entre culture de masse et création artistique.

Le livre devient ici lui-même le support de son travail. Sur la dernière garde, Speedy Graphito a inscrit un envoi autographe signé à un destinataire prénommé François, autour duquel il a réalisé un dessin original.

Un exemplaire singulier de cette publication de 1986, enrichi de la main de l'artiste d'une intervention originale.

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Long Live Street Art

In 1986, this extensively illustrated book devoted to Speedy Graphito appeared with a text by Jean Seisser.

These were the early years of a movement that was turning the walls of Paris into a field for artistic experimentation. Speedy Graphito emerged as one of the artists of this new scene, developing a visual language shaped by popular imagery, instantly recognisable signs and playful appropriations of mass culture.

Here, the book itself becomes a surface for his art. On the final endpaper, Speedy Graphito added a signed presentation inscription to a recipient named François, surrounded by an original drawing.

A distinctive copy of this early publication, personally enriched by the artist.

Adresse

31 R Henri Barbusse
Paris
75005

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Mardi 10:00 - 19:00
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