16/12/2025
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"Since the earliest antiquity, the physical properties of amber have contributed to make it a magic stone. Able to float on the surface of the water, to attract light materials, to burn and to exhale a slight smell of tree resin and, most importantly, to imprison life in a mysterious way, amber thus occupied a place of choice in the cabinets of curiosities of the Baroque period. The Amber Room, whose walls were entirely decorated with amber panels, was offered by the Prussian King Frederick William I to his then ally, Tsar Peter the Great of the Russian Empire before disappearing mysteriously in the destruction of the Second World War.
As a true "heretic", Gisbert Stach has chosen to appropriate this legendary stone, once a symbol of power and prestige, but now associated with a dusty vision of jewellery.
The titles of his works sound like excerpts from the menu of a food-truck: Golden toasts, Schnitzel, Fritz's snack, Gold fingers, Calamari Fritti and other Sushi unveil as simulacra of the most popular dishes of urban cuisine, often associated with Fast or even Junk food. Transgressive as it may be, Gisbert Stach's approach does not derogate in any way from the principles of technical mastery and illusionism dear to collectors of Mirabilia. However you will not find any trace of the original amber in his works. The precious material is there literally pulverized and crushed, before being mixed with silicone and sprinkled like bread crumbs on the surface of pins, which invite themselves more to be biten than to be worn. For Gisbert Stach, derision is a way of revisiting our relationship to jewellery as an investment object (emotional, sentimental, material?) and of questioning our value system. Jewellery has indeed always occupied a place of choice among the remarkable works collected and preserved in cabinets of curiosities. But at a time when jewellery is finally freed from the diktat of preciousness and of its value of placement, can one still consider it as a marvel, as a possible heir of artificialia?" – Céline Robin, in an introduction to Gisbert Stach'work on the occasion of the "Mirabilia" group show at La Joaillerie par Mazlo gallery.
You can now see Gisbert Stach's "Golden Toasts" (four brooches), at the Dallas Museum of Art (DMA) as part of the "Constellations : Contemporary Jewelry at the Dallas Museum of Art" exhibition, until 3 May 2026.
Golden Toasts 2019 in Paris , 2020 Collection Deedie Rose, 2022 gift to the Dallas Museum by Deedie Rose, collection
Photo credit (view of the exhibition) : Sarah Schleuning DMA.
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"Depuis la plus haute Antiquité, les propriétés physiques de l’ambre ont contribué à en faire une pierre magique. Capable de flotter à la surface de l'eau, d’attirer les matériaux légers, de brûler et d’exhaler une légère odeur de résine d'arbre et, surtout, d’emprisonner la vie de manière mystérieuse, l’ambre occupait donc une place de choix au sein des cabinets de curiosités de l’époque baroque. On se souvient notamment de la chambre d’ambre, dont les murs étaient entièrement couverts de lambris d’ambre et qui fut offerte par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ier au tsar de Russie Pierre le Grand avant de disparaître mystérieusement dans les destructions de la seconde guerre mondiale.
C’est donc en véritable hérétique que l’artiste Gisbert Stach s’empare de cette pierre de légende, jadis symbole de pouvoir et de prestige et désormais associée à une vision poussiéreuse de la bijouterie. Les titres de ses oeuvres semblent tout droit sortis du menu d’un food-truck : Golden toasts, Schnitzel, Fritz’s snack, Gold fingers, Calamari Fritti et autres Sushi s’offrent comme les simulacres des plats les plus populaires de la cuisine urbaine, souvent associés à la Fast voire à la Junk food. Aussi transgressive soit-elle, l’approche de Gisbert Stach ne déroge en rien aux principes de maestria technique et d’illusionnisme chers aux collectionneurs de Merveilles. Toutefois vous ne trouverez dans ses oeuvres nulle trace de l’ambre originel. Le matériau si prisé est littéralement pulvérisé et broyé, avant d’être mêlé à du silicone et d’être parsemé comme de la chapelure à la surface de broches, qui se donnent davantage comme à croquer qu’à porter. Chez Gilbert Stach, la dérision est un moyen de revisiter notre rapport au bijou comme objet d’investissement (affectif ? sentimental ? matériel?) et de questionner notre système de valeurs. Bijoux et joyaux ont en effet toujours occupé une place de choix parmi les oeuvres remarquables conservées au sein des cabinets de curiosités. Or à l’heure où le bijou s’affranchit du diktat de la préciosité et de sa valeur de placement, peut-on encore l’envisager comme une merveille, en héritier possible des artificialia?" – Céline Robin, introduction aux oeuvres de Gisbert Stach à l'occasion de l'exposition collective "Mirabilia", à la galerie LA Joaillerie par Mazlo.
Vous pouvez désormais admirer les « Golden Toasts » (quatre broches) de Gisbert Stach au Dallas Museum of Art (DMA) dans le cadre de l'exposition « Constellations : Contemporary Jewellery at the Dallas Museum of Art », jusqu'au 3 mai 2026.
Golden Toasts 2019 à Paris ,
2020 Collection Deedie Rose,
2022 don au Dallas Museum par Deedie Rose, collection
Crédit photo (vue de l'exposition) : Sarah Schleuning DMA.