25/09/2024
Laissez-moi vous présenter cette exceptionnelle armure de samouraï datant de l’époque Edo (1603-1868). Elle a été réalisée avec un choix minutieux de matériaux pour allier protection et esthétisme : laque rouge, plaques de fer, cuir, tissu.
A l’exception du menpo (masque facial), tous ses éléments proviennent du même ensemble d’armure originel. Il faut savoir que de nombreuses armures « complètes » vendues sur le marché sont en réalité des assemblages de parties issues de différentes armures historiques. Le fait que celle-ci conserve ses pièces d’origine la rend d’autant plus authentique et fascinante.
Le point le plus remarquable de cette armure est sans doute son kabuto (casque) de forme goshozan, bien qu’il soit dépourvu de son maedate (ornement frontal). Composé de huit lamelles rivetées et laquées, il offre une protection optimale tout en restant très léger pour le combat. Le mabizashi (visière) est finement décoré de sourcils et de rides frontales en bas-relief, créant un effet saisissant de réalisme. Le shikoro (protège-nuque) se compose de cinq plaques de fer laqué rouge, lacées de manière symétrique avec un laçage de couleur verte, une technique appelée kebiki odoshi.
La cuirasse, ou dou, est faite de plaques de fer articulées et laquées en rouge, maintenues par un laçage croisé en cuir. Ce style de cuirasse, en fer et cuir, combinait robustesse et flexibilité, garantissant une protection maximale contre les coups tout en offrant une grande liberté de mouvement.
L’armure comprend également des kusazuri (jupe d’armure), haidate (cuissardes) et kote (manches blindées) ornées de petites plaques de fer laqué fixées sur une cotte de maille à petits maillons, ajoutant poids et solidité contre les attaques directes.
L’observateur attentif remarquera les armoiries (mōn) de la famille Maeda présentes sur différentes parties de l’armure (la jupe, les manches et les gantelets), identifiant son porteur comme un membre de cette illustre famille.
Prix sur demande.
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