11/10/2023
VERTIGES
LUCAS ANDREAC / BRICE AULIN / GABRIELLE DECAZES / MATHIEU GALTON
Du 15 avril 2023 au 15 mai 2023
D’un questionnement sur l’Anthropocène, les œuvres présentées dans l’exposition « VERTIGES » nous invitent à figurer avec sensibilité un autre rapport au monde. Les artistes Lucas Andreac, Brice Aulin, Gabrielle Decazes et Mathieu Galton se rejoignent dans une volonté de composer de nouveaux repères dans un climat social, humain, et environnemental arrivé à saturation.
L’exposition « VERTIGES » puise avec poésie sa force dans un jeu de contraste
saisissant. De la noirceur à la couleur, du silence aux chants, en passant des ombres à la matière, chaque artiste nous propose avec une variété des techniques de conjuguer temps humain et temps géologique, articulant le naturel et l’artefact, la technologie et le manufacturé. Les matériaux inertes et précaires qui sont réemployés dans les œuvres Monolith Remastered et Naturomancie s’agglomèrent pour reconstruire des œuvres hybrides pétrifiées dans une temporalité suspendue. Le carbone est mis à l’œuvre pour laisser entrevoir des paysages alternatifs aux frontières indéfinies ou encore l’aube d’une nouvelle ère.
Naturomancie laisse au visiteur le rôle d’interpréter les signes présents dans la matière mouvante ou la forme des nuages. L’image photographique à
l’origine de l’œuvre Screaming people fige le moment d’euphorie et le plonge dans une ambivalence au caractère instable. Ici l’image sur pause perd volontairement de sa résolution pour inciter le spectateur à la regarder sous un autre jour.
L’installation Laisse‑moi pleurer invoque les espèces en voie d’extinction et leur vitalité disparue, dans un espoir tenace de sensibiliser le spectateur à son rôle crucial dans le théâtre du vivant.
L’œuvre mêle des instants de vie et d’oubli, de vide et de mémoire, d’ombre et de lumière. Ici, chaque œuvre crée l’illusion, manipulant tant la matière que les images, pour réinterroger avec force la véracité de nos espaces de représentation. En s’appuyant sur la symbolique du vertige et d’une saturation arrivée à son paroxysme, l’exposition réunie des œuvres qui s’efforcent, malgré le constat sombre dans lequel