31/05/2026
Le texte de la neuvaine:
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Le miracle de la neuvaine de 1865
Le Père Marie-Antoine, en cette année 1865, vient prêcher à l’église Saint-Aubin du dimanche de la Passion jusqu’au dimanche des Rameaux, chaque jour à 7 heures 30 du soir, après les Complies et de ces cantiques si entraînants qu'il emporte avec lui dans ses missions. On lui signale une grande malade bien connue dans la paroisse, clouée au lit depuis plus d’un an dans une obscurité totale, car elle ne supporte plus la lumière et refuse toute nourriture. Ses souffrances sont atroces. On a bien fait une neuvaine à sainte Germaine dont on attend la canonisation, mais on vient de lui porter les derniers sacrements, la fin est proche.
Le Père Marie-Antoine vient visiter la malade comme il a coutume de le faire quand il prêche dans une paroisse. Il encourage fortement son entourage à entamer une seconde neuvaine, et à ne surtout pas perdre confiance, Germaine ne pouvant être insensible à ses prières et à ses souffrances.
"Tandis qu'on continue de la prier, ce qui va suivre surpasse toute attente. Le jeudi 6 avril, sur le soir, la malade tombe soudain dans un profond sommeil que l'on prend pour le sommeil avant-coureur de la mort. Au bout d'une heure, elle se réveille et dit à ses enfants qu'elle vient d'être guérie par l'intercession de la Bienheureuse Germaine, qu'elle se lèvera et prendra son repas le lendemain. Ce qui s'est passé à la lettre. Trois jours après, dimanche des Rameaux, la nouvelle convalescente fait elle-même, aux personnes qui viennent la féliciter, les honneurs de sa maison.
"Et le lundi de Pâques, au moment où l'on va bénir la chapelle en l'honneur de sainte Germaine, plusieurs paroissiens qui se pressent à l'intérieur de l'église Saint-Aubin, peuvent s'étonner de voir une femme vêtue de noir et suivie de ses deux filles, traverser rayonnante la foule et aller occuper dans la chapelle même un siège préparé pour elle. Qui donc est cette privilégiée? C’est la grande malade de la rue Caraman qui vient remercier Dieu de la grâce qu'il lui a accordée par l'intercession de la Bienheureuse Germaine." Ceci est attesté par une belle et grand plaque sur le pilier central qui borde la chapelle de sainte Germaine.
« La bergère et le Capucin » de Jean-Claude Jaffé
Aux Éditions du Pech. 48 pages couleur, 6,50 €. Dans les librairies et en ligne.
À Toulouse, à la Librairie Siloé-Carmel, dans la crypte du couvent fondé par le Père Marie-Antoine, 33 avenue Jean-Rieux (parking), et au Petit Musée, à deux pas du Capitole, 12 rue du Sénéchal. Ouvert du mercredi au dimanche, 14h - 18h.