Villars Histoire & Patrimoine

Villars Histoire & Patrimoine Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Villars Histoire & Patrimoine, Musée d’histoire, Rue du Puits Gallois, Villars.

Vous aimez l'histoire et le patrimoine de la commune ...
Vous voulez partager des souvenirs, des témoignages ...
Vous avez des questions à nous poser ...
Aimez cette page pour nous suivre.

UN MAIRE À ÉLIRE POUR VILLARS MAIS PAS DE CANDIDAT !C’est une situation qu’on aurait aujourd’hui du mal à envisager. Le ...
19/03/2026

UN MAIRE À ÉLIRE POUR VILLARS MAIS PAS DE CANDIDAT !

C’est une situation qu’on aurait aujourd’hui du mal à envisager. Le 30 mai 1914, le conseil municipal de Villars se réunit pour désigner un successeur à Jean Baptiste Paret. Cet industriel local, maire depuis 1904, contraint par ses obligations professionnelles, souhaite passer la main tout en restant conseiller municipal. Mais sa succession va poser problème puisqu’aucun candidat ne se déclare. Les élus locaux vont donc voter selon leur cœur et il faudra quatre tours de scrutin pour enfin désigner un nouveau maire.

Pierre Perrin, jusque-là premier adjoint de Paret, est logiquement pressenti pour lui succéder. Mais avant le vote, il prend les devants et invite ses collègues à reporter leurs suffrages sur d’autres noms que le sien, car à son grand regret il ne peut accepter la fonction de maire. Pourquoi ? ce n’est pas précisé dans le compte-rendu qu’en fait la presse locale. Mais il est veuf, en charge de famille et déjà très investi dans la vie associative locale.

Le dépouillement le désigne néanmoins comme maire, mais ainsi qu’il l’avait annoncé et malgré les instances pressantes dont il est l’objet, il maintient sa décision. Devant ce refus, on est obligé de voter à nouveau et le deuxième tour montre, comme le premier, le désarroi dans lequel la démission de M. Paret a laissé le conseil. Les voix se dispersent sur 8 élus municipaux différents.

Au bout de trois tours de scrutin, une courte majorité se porte enfin sur Etienne Reynaud qui remercie ses collègues de la confiance qu’ils lui ont accordée, mais il annonce qu’il ne peut accepter cette charge, car dit-il, les fonctions de maire entrainent certaines dépenses et ce n’est pas avec sa modeste retraite qu’il pourra y faire face.

Nouvelle déception pour le conseil municipal en panne de solution pour se trouver un maire. On incite donc Etienne Reynaud à accepter la fonction, au moins jusqu’à la prochaine réunion du conseil où sera tranchée cette question d’indemnité. Un quatrième tour de scrutin est alors organisé avec 14 voix sur 18 votants en faveur M. Reynaud qui accepte « sous réserve qu’une indemnité lui soit allouée ». Demande qui sera validée lors de la séance du 21 juin, mais le montant fixé à 300 francs sera approuvé à une courte majorité.

Pierre Perrin conservant son poste de 1er adjoint, il faut aussi désigner le deuxième adjoint en remplacement de Jacques Chosson, décédé trois mois plus tôt. Là encore les votes vont se disperser et il faudra trois tours pour que Jean Domet soit enfin installé dans cette fonction.

Un mois plus t**d, l’attentat de Sarajevo allait déclencher l’effroyable mécanique conduisant à la première guerre mondiale.
*********************************
Sources : presse ancienne, délibérations conseil municipal.
Photos : musée JM Somet.
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

ÇA S’EST PASSÉ EN 1996 À VILLARS########################xxJANVIER :-Lors de la cérémonie de vœux, le maire Hubert Pouque...
08/03/2026

ÇA S’EST PASSÉ EN 1996 À VILLARS

########################xx

JANVIER :
-Lors de la cérémonie de vœux, le maire Hubert Pouquet annonce le lancement des travaux de rénovation et d’extension de la mairie.
-La Boule des Marronniers relance son concours de billard. Christian Barland est le premier vainqueur.
-L’USV foot rend hommage à André Cherblanc, ancien arbitre fédéral, décédé à 48 ans.
-Alain Thévenon passe le témoin à Jean-Pierre Gerbier à la présidence de l’amicale du Bois-Monzil.
-Parution du 50è numéro de Passerelles, le magazine du Centre social.

FEVRIER
-17è édition de l’exposition gastronomique organisée par le Comité des fêtes.
-Roger Soriano remplace Michel Carle à la tête de l’hypermarché Auchan Villars.
-Urbanisme : le lotissement « les Cèdres bleus » sort de terre et la dernière tranche du Platon se termine.
-Entre flocons et confettis, 600 enfants participent au carnaval des écoles.

MARS
-140 participants au 2è loto des commerçants et artisans.
-377 participants au rallye des cyclos puis 301 randonneurs sur les circuits audax : un printemps record pour le CCV.
-Alain Le Hetet, champion du monde de karaté et capitaine de l’équipe de France, anime un stage au dojo.
-Marche de printemps de l’école Jean-Guitton : 360 promeneurs sous le soleil et 220 soupes aux choux servies.

AVRIL
-Changement de priorité à Montravel : il faut désormais emprunter le rond-point d’Auchan. Le sujet fait débat.
-Maryse Doyen succède à Jean-Paul Chetail à la tête du comité des fêtes.
-30è anniversaire pour l’ARAL, association de retraités que préside Marcel Debatisse.
-Les pongistes emmenés par Franck Lassablière accèdent à la Régionale 1.
-En karting, 73 pilotes venus de dix clubs participent au trophée de la Loire sur le circuit de Montravel
-300 jeunes participent au tournoi de l’USV foot.

MAI
-Le ball-trap des chasseurs à Bourgeat est contrarié par la pluie.
-14è édition du cross des écoles : 600 élèves au départ.
-Un brillant palmarès pour la sixième édition de la remise des trophées sportifs.
-L’assemblée départementale du basket rassemble 400 dirigeants à la salle de la Libération.
-La fête USEP des maternelles mobilise 780 enfants au complexe sportif.
-En karting : succès du grand prix des jeunes en karting. Loïc Petit est sacré champion de France junior et quatre titres de champions de Ligue pour les pilotes du club dirigé par Yves Goujon.

JUIN
-22 associations locales participent à une journée d’animation au profit -de la Trisomie avec un bénéfice reversé de 34 000 francs.
-L’équipe fanion du tennis club remonte en promotion du Lyonnais.
-Le jumelage avec Torredembarra à la recherche d’un second souffle.
-Le Centre social en quête de subventions pour conserver une animatrice.
-Semaine d’animation : le nouvel amendement buvette fait débat.
-Le centre sportif de l’ASPTT prend le nom d’Antoine Danizet son fondateur.

JUILLET
-Le centre de loisirs fait le plein et fonctionne à la carte.
-60 pilotes de karting au départ pour le trophée Philippe-Couchet.
-Gentleman bouliste aux Marronniers : victoire de la quadrette Thévenon du Bois-Monzil.
-60 enfants participent à la colonie à Torredembarra.
-Record de participation avec 233 engagés pour le tournoi homologué de tennis.

AOUT
-Un nouveau toit pour la boule de l’Hippodrome. Ouvertures changées et peintures intérieures refaites au gymnase Bernichon.
-Voirie : la rue de l’hotel-de-ville est refaite à neuf. Réalisation d’un parking rue du jeu de Boules.
-Les Ets Denis chaudronnerie réalisent une soufflerie d’essai pour Benetton, l’écurie de Formule1.
-Jean-Claude Siroussel est le nouvel entraîneur de l’USV foot.

SEPTEMBRE
-Rentrée des classes pour 1 079 élèves des sept écoles maternelles et primaires et pour deux nouveaux directeurs : Lucien Reynaud à Jean-Ravon et Catherine Carrez au Bois-Monzil.
-Bernard Cheviet tête d’affiche du 11è mémorial bouliste Desserle-Bastide organisé par les Marronniers.
-92 doublettes participent au 3è concours de pétanque des commerçants et artisans.
-La 6è édition de « Vélo pour tous », organisée par Bernard Chadutaud et Marcel Porteret du CCV, rassemble 700 participants malgré la pluie.

OCTOBRE
-Pascal Berthet est le nouvel entraîneur des basketteurs.
-Fête de la bière sous chapiteau organisée par le Comité des fêtes.
-A la demande des clubs, un nouveau barème est mis en place pour l’attribution des subventions sportives.
-45 vététistes dans la boue pour le 6è rallye du CCV.
-C’est l’heure de la retraite pour Joseph Bonnet, employé municipal et membre actif de la vie associative.

NOVEMBRE
-Rosa Tadéï quitte le comptoir de la Boule de l’Hippodrome.
-Congrès du secteur bouliste de Saint-Étienne à la salle de la Libération.
-Laurent Cizeron, agriculteur retraité, est fait Chevalier dans l’ordre du Mérite agricole.
-René Patouillard succède à Alain Milland à la présidence du Sou des écoles.
-Le club de body building se trouve à l’étroit dans ses locaux du dojo.

DECEMBRE
-Au club cyclo, démission du président Marcel Porteret, remplacé par Marcel Rollier.
-Succès mitigé du 9è salon de la musique et de la micro informatique organisé par le Comité des fêtes.
-400 participants et 1200 cartons joués pour le 6è loto de l’école Jean-Guitton.
-Autour de Roger Roche et Jean-Marie Somet, les Amis du vieux Villars fêtent la Sainte-Barbe.
-Le traditionnel réveillon du basket fait une nouvelle fois le plein de la salle de la Libération.

########################xx

Source : journal La Tribune Le Progrès
Photos d’archives Pierre THIOLIÈRE
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

DES ÉLUS LOCAUX AVEC DES MANDATS REMARQUABLES########################xxLes maires les plus jeunes et les plus âgésLe mai...
21/02/2026

DES ÉLUS LOCAUX AVEC DES MANDATS REMARQUABLES

########################xx

Les maires les plus jeunes et les plus âgés

Le maire le plus jeune serait Médard Lacaille âgé de 24 ans lors de sa prise de fonction en 1816. Il était le régisseur de Malmont de Curnieu et recommandé par ce dernier au Préfet. Mais le registre de l’état civil (dans l’Oise) ayant hélas été détruit, on ne connait donc pas sa date de naissance avec précision. Suivent ensuite Pierre Begon (26 ans en 1798) et Antoine Letissier (26 ans en 1827). Fait notable, cinq maires de Villars l’ont été avant l’âge de 30 ans. Les maires les plus âgés, au terme de leur mandat, se nomment André Fessy (72 ans en 1870), Paul Celle (70 ans en 2018) et Georges Gillier (68 ans en 1960).

########################xx

Les mandats les plus longs et les plus courts

Avec 48 ans de mandat (de 1953 à 2001), Julien Collange est le conseiller municipal qui a siégé le plus longtemps. Il est suivi de Jean Baptiste Boiron (45 ans), de Paul Celle (43 ans) et d’Etienne Rocher (40 ans), le père de ce dernier ayant siégé avant lui comme adjoint dès 1900. Une vraie vocation familiale !
Six autres élus ont siégé plus de 30 ans au conseil municipal : Christian Leyreloup, Jean Marc Masson, Louis Crespe, Jean Paul Chetail, Pierre Verjat et Georges Moulin.
L’élu qui a effectué le plus long mandat comme maire est Hubert Pouquet (30 ans), devant Louis Soulier (18 ans), Louis Bernichon (14 ans) et Georges Gillier (13 ans). Le mandat le plus court (1 jour !) revient à Henry Barthélémy Ponsonnard à une époque où on pouvait panacher les listes. En janvier 1881, il est désigné maire par ses propres opposants et démissionne le lendemain après une nuit de réflexion !

########################xx

Décédés en fonction

Cinq maires sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions. Il s’agit chronologiquement d’Antoine Poyet en 1897 (âgé de 54 ans), d’Antoine Penot en 1899 (47 ans), de Louis Soulier en 1938 (62 ans), de Louis Bernichon en 1974 (63 ans) et d’Hubert Pouquet en 2007 (63 ans). À noter que 10 maires ont également démissionné en cours de mandat et 2 ont été destitués.

########################xx

Les premières femmes

C’est sous l’occupation (en mai 1941) que pour la première fois une femme (désignée et non pas élue) a siégé au sein du conseil municipal. Il s’agissait de Mlle Chat**d (catéchiste missionnaire, infirmière diplômée, déléguée du Secours national). Antoinette Meyrand a ensuite fait partie du Comité de Libération en 1944 et elle a été la première femme officiellement élue à Villars le 29 avril 1945 sur la liste républicaine antifasciste et de résistance conduite par François Binet. La première femme à occuper un poste d’adjointe sera Jeanne Goudard (née Moulin) en 1975 dans la municipalité de Fernand Bost.

##################

Sources : archives départementales, presse ancienne, délibérations conseil municipal.
Photos d’archives Pierre THIOLIÈRE et musée JM SOMET.
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

CES ÉVÈNEMENTS QUI ONT MARQUÉ LES ANNÉES EN 6 ##############################1846 : La municipalité alors dirigée par Cla...
07/02/2026

CES ÉVÈNEMENTS QUI ONT MARQUÉ LES ANNÉES EN 6

##############################

1846 :
La municipalité alors dirigée par Claude Flachat aménage la première salle d’école située dans la maison curiale.

1866 :
Une nouvelle fois les habitants de Merley, Bourgeat et la Boutonne demandent leur rattachement à la Paroisse de Villars, le Département mais aussi le Cardinal, sollicité par la paroisse, refusent.

1896 :
Le 21 janvier, décès en fonction du maire Antoine Poyet, âgé de 54 ans.

1906 :
Le 15 février, dans le cadre de la nouvelle loi de séparation des Églises et de l’État, inventaire des biens dépendant de l’église paroissiale de Villars en présence du curé Antoine Michas.

1926 :
Le 14 juillet, inauguration de l’école mixte du Bois-Monzil par le maire Louis Soulier.
Grands débuts du basket à Villars sous les couleurs de l’Espérance.

1936 :
Mise en service d’un service de bains douches et de lavoirs dans le jardin public.
Le 8 novembre baptême des trois nouvelles cloches de l’église en présence d’une très nombreuse assistance.

1956 :
Les 16 et 17 juin grand festival de musique avec 17 sociétés musicales, 1200 exécutants et un nombreux public.

1966 :
Création de la Commune libre de Villars, association qui deviendra ensuite l’ARAL.

1976 :
Déménagement de la mairie dans l’ancien château des mines.
Inauguration de la rue du 8 mai et du square Gillier.
Démolition des bains douches du jardin public.
Au Bois-Monzil changement du tablier du pont de chemin de fer et percement d’un deuxième accès sou le pont pour les automobilistes.
En novembre mise en service par le Centre social de la première bibliothèque dans la Tour 4 de la Feuilletière.

1986 :
Le 22 novembre, inauguration officielle du centre social, en service depuis le mois de juin.

1996 :
En avril, rachat du bâtiment de la gare par la commune.
A la Boutonne, construction du lotissement des Cèdres bleus (24 maisons) et aménagement de la dernière tranche du lotissement du Platon.
Travaux de réaménagement et d’agrandissement de la mairie.
Avril : changement de priorité à Montravel, il faut désormais emprunter le rond-point d’Auchan, le sujet fait débat.
Juin : le centre sportif de l’ASPTT à Michard prend le nom de son fondateur Antoine Danizet récemment décédé.
Juillet : création de la chorale Croq’Notes.
Août : les Établissements Denis Villars sont à l’honneur, ils réalisent une soufflerie d’essai pour Benetton, écurie de Formule 1.
Nouveau barème de subventions (par points) mis en place pour les associations sportives.

2006 :
Le 15 décembre, inauguration de l’église reconstruite au terme d’un an de travaux. L’édifice était fermé au public depuis février 2004 pour des raisons de sécurité.

2016 :
En octobre, transfert du monument aux morts depuis le cimetière jusqu’au jardin public devant la mairie.

##################

Sources : presse ancienne, délibérations conseil municipal.
Photos d’archives Pierre THIOLIÈRE et journal La Tribune-Le Progrès.
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

JEAN BAPTISTE BOIRON, UN ÉLU MUNICIPAL AU TRÈS LONG COURSIl a siégé pendant 45 ans au conseil municipal essentiellement ...
24/12/2025

JEAN BAPTISTE BOIRON, UN ÉLU MUNICIPAL AU TRÈS LONG COURS

Il a siégé pendant 45 ans au conseil municipal essentiellement comme adjoint mais aussi comme maire par intérim. Il est surtout l’homme qui a contribué au développement du sport ainsi que des fêtes sur la commune.

#################################x

C’est le nom d’un élu hors du commun qui a connu deux guerres, a siégé pendant 45 ans au sein du conseil municipal et a été un précurseur dans le domaine du sport et des animations locales.
Cet homme, c’est Jean Baptiste Boiron, né le 9 avril 1894 rue du Breuil. Après son passage à l’école communale du bourg, dès 13 ans il va travailler. On le retrouve mineur (comme son père) au puits Beaunier en 1913, il sera ensuite machiniste aux Mines de la Loire (en 1921 lors de son mariage), puis en 1947 il est métallurgiste à la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne et enfin facteur aux PTT.

Il a aussi vécu la terrible parenthèse de 14-18 dans les rangs du 16è Régiment d’infanterie, passant quatre ans dans les tranchées. Il en reviendra avec deux brillantes citations (en octobre 1916 et en juillet 1918) et décoré de la croix de guerre puis de la médaille militaire. Il sera membre de l’association des Poilus de Villars jusqu’à son décès.

Sa passion pour le sport remonte à sa jeunesse. Durant son séjour au front, il pratique le football et il fera partie de la première équipe créée par l’Amicale sportive de Villars en 1919 et qui joue alors sur le terrain du Platon. Durant l’entre-deux-guerres, il pratiquera également avec bonheur l’athlétisme et le vélo. Après la disparition de l’ASV (dont il sera le président d’honneur), il fera partie en 1938 des membres fondateurs de l’Étoile cyclotouriste de Michard, quartier où il habite. Il en sera très longtemps le trésorier adjoint, assurant même une année (en 1953) l’intérim comme président, restant membre de l’association jusqu’à son décès en 1979.

Il fut également un musicien expérimenté, jeune tambour à l’Amicale laïque de Villars, soldat musicien pendant la Grande Guerre puis membre de la fanfare municipale.

Le maire Louis Soulier sera le premier à faire appel à lui pour intégrer les rangs du conseil municipal. Il sera ainsi élu et réélu de 1929 à 1977 avec une interruption de 2 ans à la Libération, soit un total de 45 ans de mandat, étant notamment adjoint de Georges Gillier puis de Louis Bernichon, assurant même l’intérim comme maire pendant trois mois après le décès de ce dernier.
Grand promoteur du sport à Villars, il a été plus particulièrement l’organisateur désigné des festivités et cérémonies communales. Il s’est éteint le 30 juillet 1979, âgé de 85 ans.

#################################x

Sources : état civil, registre matricule, presse ancienne, délibérations conseil municipal
Photos : archives famille Allier, archives famille Deville, musée JM Somet, journal La Tribune-Le Progrès.
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

Commémoration du 11 novembre.À nous le souvenir, à eux l'immortalité...(ne figurent ici que les soldats de Villars morts...
11/11/2025

Commémoration du 11 novembre.
À nous le souvenir, à eux l'immortalité...

(ne figurent ici que les soldats de Villars morts pour la France dont nous avons pu retrouver la photo. Au total 94 noms sont inscrits sur le monument aux morts de la commune)

LE GYMNASE PORTE SON NOM, MAIS QUI ÉTAIT LOUIS BERNICHON ?Maire de 1960 à 1974, il a notamment initié l’aménagement du c...
02/11/2025

LE GYMNASE PORTE SON NOM, MAIS QUI ÉTAIT LOUIS BERNICHON ?

Maire de 1960 à 1974, il a notamment initié l’aménagement du complexe sportif avec le projet de construction d’un gymnase réalisé juste après son décès en fonction.

########################

Au-dessus de sa nouvelle entrée, le gymnase municipal affiche très visiblement le nom de Louis Bernichon. Mais lorsqu’on demande aux jeunes mais aussi moins jeunes utilisateurs de cette enceinte sportive qui il était, la quasi-totalité des interrogés l’ignore. Et pour les autres c’est plutôt approximatif. De quoi justifier un petit retour en arrière.

Louis Bernichon (1911-1974) a fait son entrée au conseil municipal en mars 1959 comme premier adjoint de Georges Gillier. Et un an et demi plus t**d, en décembre 1960, suite à la démission de Gillier, il le remplace au poste de maire. Il sera réélu en mars 1965 puis en mars 1971. Il décédera hélas en fonction des suites d’un cancer le 26 décembre 1974.

Durant ces mandatures successives il sera notamment confronté au problématique financement de l’extension du cimetière (en 1966), à la très forte urbanisation de la commune (Hippodrome, quartiers hauts Feuilletière, Taillée et Plat-Haut) et à l’accroissement de la démographie qui va plus que doubler (de à 3 174 habitants en 1959 à 6 828 en 1975). Avec donc de nouveaux besoins en termes d’équipements (voirie, écoles, terrain de sports, locaux associatifs) à satisfaire.

En juillet 1966 il approuve le projet de 4 000 logements entre Montravel et la Cote (actuel secteur d’Auchan). Il souhaite également transformer le centre-ville avec la construction d’un petit centre commercial et d’un immeuble dans le parc de l’actuelle mairie. Deux projets qui seront abandonnés. Son objectif est alors étonnamment « de faire de Villars une cité-dortoir de 10 000 habitants ».

Il mettra sur les rails le projet de réaliser le complexe sportif. Dès 1965 il annonce la couleur en confiant une première ébauche à un architecte. Il s’agit de la construction d’un vaste terrain de sports, réalisable par tranches, dans la vallée située entre le puits Gallois et le cimetière. Sont ainsi prévus : un terrain de football, une piste d’athlétisme, un gymnase couvert, une piscine réglementaire doublée d’un bassin scolaire, des courts de tennis, des jeux de volley et de hand-ball ainsi qu’un ensemble immobilier destiné au gardien.

Mais pour cela il faut que la commune s’assure de la maîtrise foncière de tout cet espace, ce qui va nécessiter de longues tractations. La vente des terrains se fera fin 1974, très peu de temps avant son décès. Le gymnase qu’il souhaitait sera donc réalisé et inauguré (le 26 février 1977) par son successeur Fernand Bost (très investi sur ce dossier depuis 1971) et qui proposera de lui donner le nom de son prédécesseur.

########################

Sources : presse ancienne, délibérations conseil municipal
Photos d’archives mairie de Villars et journal La Tribune-Le Progrès.
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

Le musée JM Somet de Villars sera ouvert samedi 1er novembre (Toussaint).  De nouveaux panneaux sont à découvrir. ET L'E...
29/10/2025

Le musée JM Somet de Villars sera ouvert samedi 1er novembre (Toussaint). De nouveaux panneaux sont à découvrir. ET L'ENTRÉE EST GRATUITE ! Alors n'hésitez pas !

JOSEPH JOLIVET, 25 ANS, TROIS FOIS BLESSÉ DANS LES TRANCHÉES, ÉCRASÉ PAR UNE BENNE DE CHARBON À LA CHANA ###############...
19/10/2025

JOSEPH JOLIVET, 25 ANS, TROIS FOIS BLESSÉ DANS LES TRANCHÉES, ÉCRASÉ PAR UNE BENNE DE CHARBON À LA CHANA

##################xx
La mine, comme la guerre, a fait son lot de victimes dans les puits et fendues de Villars. Dans les entrailles de la terre, le danger était permanent et les accidents hélas fréquents. Ce fut le cas en avril 1920 pour Joseph Jolivet qui avait survécu à l’enfer des tranchées. Il avait 25 ans.
#####################x

Nombreuses ont été les familles de la Haute-Ardèche à venir travailler à la mine à Villars au début du siècle dernier. Ce fut le cas pour les trois frères Jolivet dont on trouve trace dans le centre bourg à la fin de la Grande Guerre. Natifs des Salettes (en Haute-Loire) ils s’étaient ensuite établis quelques kilomètres plus à l’est à Issarlès (Ardèche). C’est de là qu’ils sont partis en direction du front, délaissant leur terre (ils étaient alors cultivateurs) pour répondre à l’appel de la mobilisation générale en 1914.

Artème Martin, l’aîné (de la classe 1909), cantonnier de métier, est mobilisé comme Sapeur au 7è régiment du Génie. Il s’est notamment fait remarquer début juin 1916, a priori dans le secteur de Verdun, en acheminant du matériel en direction du front et en portant secours à nombreux blessés. Ce qui lui a valu une glorieuse citation et la croix de guerre.
Cité à l’ordre du commandant du Génie du 15è CA du 11/06/1916 : « Bon et brave soldat, conduisant avec ses camarades du matériel du génie au front, sur une route fortement bombardée dans la nuit du 8 au 9 juin , ont rivalisé de zèle, de dévouement et de mépris du danger pour s’entraider en cours de route en devançant les ordres du chef de convoi, s’arrêtant dans une zone violemment battue pour recueillir des blessés de l’infanterie et les transporter au poste de secours tout en exécutant intégralement une mission ».
Heureusement pour lui, ses compétences professionnelles lui ont permis, en octobre 1917, d’être placé en sursis d’appel aux mines de la Loire à Villars. On avait besoin de bras pour fournir le charbon indispensable à l’industrie de guerre.

Pierre Marius, le cadet (de la classe 1912) a souffert dans sa chair. Soldat au 112è régiment d’infanterie, il a été deux fois blessé et a eu les pieds gelés en janvier 1916 dans le froid glacial des tranchées. A la fin de guerre, lui aussi s’installe à Villars (à l’Arsenal) où naîtra son fils et travaille à la mine. Il partira ensuite s’établir à Lyon. Il a été décoré de la médaille militaire.

Joseph Pierre (de la classe 1915) était le plus jeune des trois frères. Soldat au 311è régiment d’infanterie, il a été trois fois blessé par éclats d’obus durant la guerre, participant notamment aux durs combats de Verdun en 1916, se distinguant dans la forêt d’Argonne en 1917 et frôlant la mort en octobre 1918 près de Reims. Lui aussi sera cité et décoré puis viendra rejoindre ses frères à Villars, rue de la République.
Il travaillera d’abord aux Mines de la Porchère, à la fendue Bailly située à la Chambaudière. Rescapé des tranchées, c’est le mercredi 14 avril 1920 en soirée, dans les profondeurs de la fendue de la Chana où il avait été embauché 2 mois auparavant qu’il a trouvé la mort à l’âge de 25 ans, écrasé contre la paroi par deux bennes de charbon à la dérive (le crochet d’attelage s’était ouvert), à quelques dizaines de mètres de son frère Pierre qui avait accroché les wagons. Triste destinée.

########################
Sources : presse ancienne, registre matricule, état civil, rapport d'accident ADL 42
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

JEAN-BAPTISTE FRAPPAT, UN SURVIVANT DES TRANCHÉES ÉCRASÉ PAR UN TRAINTriste destin que celui de Jean Baptiste Frappat, j...
25/09/2025

JEAN-BAPTISTE FRAPPAT, UN SURVIVANT DES TRANCHÉES ÉCRASÉ PAR UN TRAIN

Triste destin que celui de Jean Baptiste Frappat, jeune villardaire qui après avoir connu les horreurs des tranchées est revenu sain et sauf à Villars pour mourir à 31 ans, fauché par un train. Voici son histoire.

##############################

Le 31 décembre 1893 naît à Villars le petit Jean Baptiste, deuxième enfant au foyer de Jean Frappat (alors âgé de 40 ans et cultivateur à la Gare) et d’Eugénie Siècle (âgée de 25 ans).
À sa sortie de l’école, on sait de lui qu’il travaille comme cultivateur puis, en 1912, comme journalier au chemin de fer. La famille a visiblement des attaches à Saint-Just-sur-Loire. C’est là que le jeune Jean Baptiste est appelé au conseil de révision.
On retrouve ensuite sa trace en novembre 1913, date à laquelle il est appelé à effectuer son service militaire au 4è Régiment du Génie de Grenoble. Il ne retournera à la vie civile que cinq ans et demi plus t**d, en mars 1919. Entre temps la Grande-Guerre a ravagé toute l’Europe.

Il en revient décoré de la croix de guerre avec étoile d’argent, suite à une action particulièrement courageuse qui a laissé une trace dans l’historique de son régiment. En février 1915 près de Lens, avec un petit groupe de sapeurs comme lui, il est allé porter secours à deux sections de fantassins bloquées dans les tranchées allemandes suite à une offensive dans l’Artois. Sous les b***es et les obus, 72 soldats pourront ainsi rejoindre les lignes françaises.

Autre fait marquant, lors de son séjour aux tranchées dans cette région du Pas-de-Calais, il fait la connaissance de Céline Luthun, qu’il épouse lors d’une permission le 14 août 1918 dans la petite commune d’Hersin-Coupigny dans le Pas-de-Calais, juste en retrait de la ligne de front. Son épouse va le suivre à Villars après-guerre. Deux filles naîtront ensuite de cette union (en 1920 puis 1921 à Villars).

A sa démobilisation (le 31 aout 1919, il est alors caporal) Jean-Baptiste Frappat retrouve un poste de cantonnier au PLM avec une affectation au passage à niveau de Villars. Alors qu’il avait survécu à l’enfer des tranchées, c’est un train qui va faucher sa jeune vie.
Le dimanche 24 août 1924, on signale un accident sur la voie entre Villars et La Fouillouse. Un train de marchandises en a accroché un autre, provoquant 3 blessés légers et surtout des dégâts matériels. Le lendemain, lundi 25 août vers 21 heures, dans le même secteur, au poste d’aiguillage du Cluzel, juste derrière le crêt de la Niarée, un nouveau drame se noue. Doublement mortel celui-là.

Jean Baptiste Frappat et Claude Irénée Déchandon se sont-ils rendus sur place pour raison de service ? On ne le saura jamais. Toujours est-il qu’arpentant le ballast et voulant s’écarter d’un train de marchandises allant sur Saint-Étienne, ils traversent imprudemment la voie et sont happés par un train de voyageurs arrivant dans l’autre sens. Les deux hommes sont transportés à l’hôpital de La Fouillouse dans un état très grave, en vain. Ils décèdent rapidement sur place. Un drame qui allait laisser des familles éplorées avec deux veuves et quatre petits orphelins.

##############################

Sources : presse ancienne, registre matricule, état civil
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

QUI A TUÉ CLAUDE ROUSSET, LE DÉLÉGUÉ MINEUR ?Avant de mourir Rousset aurait affirmé avoir été agressé. Un suspect est ar...
31/08/2025

QUI A TUÉ CLAUDE ROUSSET, LE DÉLÉGUÉ MINEUR ?

Avant de mourir Rousset aurait affirmé avoir été agressé. Un suspect est arrêté puis relâché faute de preuves. Finalement la justice mettra ce décès sur le compte d’un malheureux accident.

################################################xx

Au matin du vendredi 13 avril 1928, deux employés de la compagnie de chemin de fer découvraient sur le bord de la voie ferrée, près de l’entrée du tunnel de Michard, le corps d’un homme gravement mutilé, blessé à la tête et le bras arraché, mais toujours vivant. Le moribond était évacué d’urgence à l’hôpital de Bellevue où il devait décéder quelques heures après. Mais avant de rendre son dernier souffle, il aurait affirmé avoir été agressé par trois hommes puis jeté sur la voie.

La gendarmerie de La Fouillouse va alors ouvrir une enquête qui a vite trouvé un large écho dans la presse locale. Car la victime n’est pas n’importe qui. Claude Rousset est en effet le délégué mineur de Villars, mais aussi l’ancien secrétaire de la fédération unitaire des mineurs de la Loire.
Né en 1884 au bourg de Villars d’un père mineur, il a fréquenté l’école communale avant de travailler à son tour à la Compagnie des Mines de la Loire. Avant la Grande-Guerre il était boiseur au puits Beaunier. En 1910, il avait la douleur de perdre son jeune frère Joseph, mineur avec lui, décédé de la tuberculose à l’âge de seulement 23 ans.

Communiste revendiqué et syndicaliste à la CGT, Claude Rousset a été soupçonné d’avoir dynamité la voie ferrée entre Villars et La Fouillouse lors des grèves de mai 1920, ce qui lui avait valu une arrestation mouvementée, le sujet étant même évoqué…à l’assemblée nationale ! Il sera finalement relâché, sa culpabilité n’ayant jamais été démontrée.
Tête de liste aux élections municipales de Villars, il a siégé dans les rangs de l’opposition au maire Louis Soulier de 1921 à 1925. Et il affiche aussi le parcours d’un Poilu courageux, blessé par b***e au combat en septembre 1914 lors de la bataille de la Marne, ce qui lui vaut le respect de beaucoup d’anciens combattants.

Rousset est donc un homme qui dérange et il n’a pas que des amis, notamment dans les rangs du patronat et de la bourgeoisie locale. A l’inverse, à l’annonce de son décès tous les mineurs de Villars cessent le travail en signe de deuil et affirment leur désir de connaître la vérité sur ce troublant fait divers.
Dans un premier temps les soupçons vont se porter sur son logeur, domicilié rue Danton, où Rousset a pris pension et à qui il doit de l’argent, accumulant de fréquents ret**ds de paiement. D’ailleurs les deux hommes ont été vus ensemble, passablement éméchés, dans divers estaminets de Saint-Étienne, la nuit précédant le drame. La presse parle même de querelle sur fond de question d’argent. Le mobile semble trouvé, le logeur est arrêté, puis relâché faute de preuve.

La presse locale évoque ensuite une autre thèse : « En compagnie de quelques camarades, Rousset avait passé une grande partie de la soirée dans un bar de la rue Gérentet à Saint-Étienne. Au cours de la nuit tous se remirent en route pour Villars. Chemin faisant Rousset aurait eu une querelle avec ses compagnons. Cette discussion dégénéra en bagarre au cours de laquelle le délégué mineur fut assommé sur la route à coup de pierre et de bâton et transporté sur les rails de la voie ferrée toute proche ».

Une autopsie est pratiquée sur le corps du défunt et une reconstitution est organisée sur place. On retrouve à l’entrée du tunnel de Michard de nombreuses traces de sang sur plusieurs mètres ainsi que la casquette de Rousset et le bout d’un de ses doigts !
Dès lors la justice va privilégier la thèse accidentelle : Rousset rentrant chez lui, de nuit et sous l’emprise de l’alcool, aurait été renversé par un train en passant par le tunnel de Michard qu’il avait l’habitude d’emprunter. Une version qui contredit pourtant les derniers mots du défunt dénonçant une agression, mais qui va permettre de clôturer rapidement l’enquête. Officiellement le meurtre de Rousset est ainsi devenu une mort accidentelle ! Rousset était marié et père de deux garçons.

##########################################
Sources : presse ancienne, délibérations du conseil municipal, registre matricule
©H&P-Pierre THIOLIÈRE
Si vous avez aimé cette publication, un petit clic sur le pouce levé.

Adresse

Rue Du Puits Gallois
Villars
42390

Heures d'ouverture

14:30 - 17:30

Site Web

https://www.histoire-patrimoine-villars.fr/

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Villars Histoire & Patrimoine publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter Le Musée

Envoyer un message à Villars Histoire & Patrimoine:

Partager